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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 20:17
http://www.altermonde-levillage.com/spip.php?article10504


QUEL NOM LEUR DONNER ?....

samedi 2 juin 2007 par Patrick MIGNARD

QUEL NOM LEUR DONNER ?....

"Dis madame, je suis en prison ?..... je veux aller à l’école........on restera là longtemps ?"

Lorsque "au parloir" du Centre de Rétention Administrative du Canet à Marseille, des responsables du Réseau Education Sans Frontière et de la Ligue des Droits de l’Homme entendent une enfant de 8 ans, leur poser ces questions dans cet univers d’enfermement, elles disent leur révolte et leur volonté de rendre cette enfant à la liberté et à son école. Mais qu’en pensent les individus qui gardent cet enfant en prison avec toute sa famille ?

Qu’en pensent gendarmes et policiers dans leurs uniformes rutilants et sûrs de représenter, dans leurs fonctions, les valeurs de la République ?

Ce sont des êtres humains et qui revendiquent à juste titre cette qualité, ce sont des hommes et des femmes assurément bons pères et bonnes mères de famille qui une fois leur service terminé rentrent chez eux ; mangent la soupe avec leur famille, amènent leurs enfants à l’école ou au sport ; leur transmettent les valeurs de la République, vont pour certains à la messe le dimanche et même à confesse.

Oh je sais bien va-t-on me rétorquer : « Ce sont des fonctionnaires qui agissent en fonction de la loi, de procédures administratives rigoureuses, de décisions prises par un pouvoir à légitimité démocratique,… ». Mais la plupart, sinon tous, les actes sordides dans l’Histoire se sont fait avec la meilleure intention qui avait pour fondement, Dieu, la Patrie, la République, le Peuple,… Faut-il donner des exemples ?

Mais va-t-on me dire : « Le métier de policier et de gendarme est un métier difficile » Ca, je veux bien le croire, je dirais même, dans ces conditions, impossible,… mais est ce une raison suffisante pour faire et/ou cautionner des saloperies ? Est-ce une excuse ?

Une saloperie reste une saloperie même, et surtout, si la légitimité qui la fonde s’appelle « le peuple ».

Mais l’individu lui, dans sa personne, dans sa conscience à quoi pense-t-il ? Et d’abord pense-t-il ? et si oui à quoi ? Au sens de ce qu’il fait ? Ca ce n’est pas possible sinon il ne le ferai pas. Alors à quoi ?

Par un processus mystérieux et incompréhensible à mes yeux, il a déconnecté le sens de l’acte qu’ils commettent avec l’acte lui-même. L’acte n’a de sens qu’au travers de la procédure administrative qui le commande. Le sens de la vie ne peut-être qu’administratif ( ?). C’est un parfait instrument, un outil… en effet, le fusil ou la hache ne se posent aucune question quant à la fonction dans laquelle ils sont utilisés.

Se peut-il que ; quand on endosse son uniforme, on fasse un trait sur toute humanité et que l’on ne devienne qu’un rouage d’un processus administratif qui broie ses semblables ?… Il semble bien que ce soit le cas et même que ce soit une règle générale.

Comment peut-on qualifier les individus qui acceptent de cautionner de tels actes ? Des salauds ?, des lâches ?… Je crains que ce ne soient pas les bons termes car il n’y a chez eu aucune intention mauvaise, aucun remord, aucune intention perverse ou maligne… ils sont seulement des instruments…. Et, en guise de défense lorsqu’un jour des comptes leurs sont demandés ils revendiquent cet état : « Je n’ai fais qu’obéir aux ordres ! ». Alors ? Instruments ou êtres humains, conscients ou inconscients ? Je ne voudrais pas être à leur place.

L’image de la police et de la gendarmerie, et donc de notre société, déjà souillée du sang d’innombrables victimes est entrain de compléter l’étalage de ses « décorations » avec les larmes de peur de cet enfant.

Patrick MIGNARD
Toulouse mai 2007
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