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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 16:53
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31080

Infirmiers... la révolte gronde !

Au fil des forums sur les sites dédiés à la profession infirmière, on se rend compte de l’inquiétude des soignants, tant en ce qui concerne l’avenir de la santé que le leur! Cette profession bien que forte de 480 000 agents, tant libéraux que salariés du privé ou de la fonction publique, est peu entendue, rarement consultée, souvent oubliée.

Depuis plusieurs années elle demande une reconnaissance de son diplôme à BAC+3 (voire plus en fonction des spécialisations) ainsi qu’une intégration de la formation au cursus LMD. Les ministres successifs ont fait de belles déclarations d’intentions. Mais, malgré les accords de Bologne et les promesses de M. Bertrand (ancien ministre de la Santé), de Mme Bachelot, ministre actuelle, et du candidat devenu depuis président de la République M. Sarkozy, la profession est comme soeur Anne et ne voit rien venir !

La seule réponse qui a été apportée, et là encore sans aucune concertation, est la création d’un Ordre infirmier dont une grande partie des soignants ne veut pas ! Une instance qui n’apportera rien à la majorité des infirmiers qui sont salariés et dont l’exercice est déjà largement encadré par une législation étendue, mais qui a la particularité d’organiser un racket officiel puisqu’il instaure une cotisation obligatoire dont le montant est toujours inconnu à ce jour !

La profession manque cruellement de reconnaissance au niveau des instances gouvernementales. L’image d’Epinal assimilant l’infirmière à la nonne dévouée et toute en abnégation a la vie dure ! Il ne nous suffit plus de savoir que nous avons bonne presse dans l’opinion publique pour notre humanité et les services que nous rendons au quotidien. Nous aimerions également que cela nous permettre de vivre correctement. En 1980, une infirmière débutante commençait avec un salaire équivalent à 2,2 fois le SMIC, aujourd’hui l’équivalence n’est plus que de 1,4.

Si nous sommes si peu entendus c’est que nos moyens d’expression sont limités, car l’obligation de continuité du service public et des soins rend nos manifestations anecdotiques ! On voit bien que les seules grèves qui ont un relai médiatique et une audience dans la population sont celles qui provoquent de la gêne auprès du public ! Qui se préoccupe d’une infirmière "en grève" mais à son poste de travail, lorsqu’il n’est pas lui-même hospitalisé ?

Qui se souvient qu’il y a eu un mouvement infirmier au printemps ?

Aujourd’hui nous manquons de reconnaissance, nous avons l’impression d’une dévalorisation de nos compétences, on nous demande de plus en plus, on voit nos équipes perdre des postes infirmiers en permanence. Les heures supplémentaires accumulées vont (peut-être) nous être généreusement payées à hauteur de 30%... Travailler plus pour... des clous !

En psychiatrie la réduction constante des effectifs a conduit à des drames :
-  10 avril 2002, CHS du VINATIER : agression de 2 infirmiers à l’arme blanche. Trois jours plus tard l’un d’eux décède.
-  Décembre 2004 à PAU : meurtre d’une infirmière et d’une aide-soignante.
-  10 mai 2005 : un patient pousse un jeune infirmier qui se noie dans le GARD.
-  29 décembre 2006 : une infirmière libérale est retrouvée étranglée dans sa voiture, acte commis par un de ses patients.
-  24 juillet 2007 : deux infirmières agressées au CHU de TOULOUSE, et tous les actes non rapportés médiatiquement.

Par respect pour eux nous devons nous battre pour que nous soyons reconnus, que nos salaires soient à la mesure de nos responsabilités et de nos risques et que nos conditions de travail s’améliorent.

Nous venons de constituer une pétition de soignants n’acceptant plus la passivité de nos gouvernants. Les signataires envisagent une démission collective à une date qui sera déterminée dans le futur par un collectif. Cette démission ne sera pas différée par les impératifs de service ou un refus de l’administration. Les gouvernants nous ont assez manipulés !


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commentaires

T
Il y a un commentaire ,qui résume assez bien la situation de notre profession ,suite à l'article ci-dessus,celui de par nicolette le 11 novembre 2007 à 11H44 Les conditions sont telles ,que l'idée même de faire une action fatigue..Après les heures ,on rentre et après les tâches domestiques, on se couche pour recommencer le jour suivant.Je travaille depuis plus longtemps que Nicolette(ci-dessus) et comme elle j'attends depuis toutes ces années des améliorations de nos conditions de travail et salariales,d'un minimum de considération. .Actuellement ,ces situations ne se limitent plusà certaines professions ,mais à toutes.Les politiques menées ne vont pas vers le positif pour les salariés ,il n' y a qu'à voir le démantèlement du code du travail, des retraites pour nous faire travailler encore plus longtemps(en plus ,on nous pond un "ordre "que personne ne demande et qui ne va être que disciplinaire ,comme si on n'en avait pas assez).Comme dit Nicolette ,le seul but c'est la rentabilité.Lêtre humain derrière tout çà ,est une "sous-merde".Je crois qu'il faut écouter un peu plus des gens comme Gérard Filoche .Les salariés (de toutes professions) représentent plus de 80% des actifs ,donc on peut penser que TOUS ensemble (en oubliant bien sûr cet individualisme voulu par nos dirigeants),on doit pouvoir faire quelque chose.La précarité et le chômage sont entretenus pour maintenir les populations dans la peur et l'insécurité (ce ne sont pas les boucs émissaires qu'il faut craindre :les pauvres,les jeunes,les banlieues, les étrangers,les vieux ,...)Et tant qu'ils pourront tirer sur la corde ,il tireront .Si rien ne les arrête,les conditions des populations vont continuer à se dégrader .On nous ressort régulièrement :"oui mais au moins toi ,tu travailles",c'est vrai et c'est ce genre de considération qui fait que çà parait presque indécent de se plaindre et de bouger Faire ,oui ,et avec tous les salariés.Je ne sais pas si partir tous en libéral ,pour créer le besoin ,est une solution ,peut-être....n'est ce pas rentrer dans le jeu de cette politique? ,je n'ai pas réfléchi vraiment à çà ,mais on a déjà évoqué une démission collective lors de réunions
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A
Juste un petit mot pour m'excuser pour les petites fautes d'ortographes ici et là mais il 5h00 passée et la nuit fut difficile, mais je sais que vous comprendrez.
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A
Bonjour, qu'en est -il de la démission collective. Moi je veux bien me battre mais cette démarche , cet élan, me semble être retombé comme un soufflet. Je bosse dans un grand C.H.U avec une direction qui dégrade de jour en jour nos conditions de travail. Après 20 de métier d'ide, je peux témoigner à quel point le métier d'infirmier est devenu avilisant,  exténuant,  pour au final toucher un petit peut plus de 2000 euros de nuit à tps plein. Nos 3 ans post bac n'ont malheureusement aucune valeur. Alors organisons nous et partons tous en libéral en montant des super-structures de soins libéraux , avec des hôpitaux obligés de faire appel à nous pour pallier la terrible pénurie induite par nos départs collectif dans le privé. Ce n'est pas une utopie. il suffit juste de s'organiser par département, de se coordonner par région et de créer une coordination infirmière puissante, motivée, et surtout indépendante des institutions hospitalières. Provoquont le besoin et nous serons reconnus et rénumérés à hauteur . Imaginez un instant que les DRHs soient obligées de vous appeler pour leur venir en aide. Créons le besoin, je me répète mais la solution à tous nos maux ( salires bas, reconnaissance, respect, abolition des quotas, gestion personnel de son temps de travail...) est là. L' hôpital proposera mais c'est vous qui disposerez. A votre disposition chers collègues.
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