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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 17:59

 Guadeloupe: comment ils

 ont construit leur mouvement

Par XM


le mercredi 25 février 2009, 08:36 - 

Voici un témoignage intéressant sur la façon dont le mouvement est construit en Guadeloupe. Il montre aussi le conflit de l'intérieur. Il s'agit d'un mail qui circule beaucoup dans les réseaux militants. Long mail bouleversant et très très riche!!!

Sans doute parce qu'il donne un autre éclairage à la situation... Et nous renvoie parfaitement à NOTRE situation en métropole...

Il montre que la base du mouvement est la volonté de proposer un autre projet de société: ce que l'auteur appelle un mouvement sociétal... Des cahiers de doléances sont évoqués... Suivons ce qui se passe là-bas...

Témoignage de Sadi SAINTON, étudiant à l'Université Antilles Guyane en Guadeloupe :

   Je vous envoie ce mail un peu long, certes, mais je voudrais vous dire deux ou trois choses, que vous ne voyez pas trop dans les JT de Canal+, France Télévision, TF1, M6, LCI... à propos de la grève en Guadeloupe puisque je la vis de l'intérieur. J'espère sincèrement que vous prendrez le temps de lire ces quelques lignes. Lisez tout, si vous le pouvez. Et une partie si c'est trop long. Je tiens au paragraphe en violet car c'est cette question qui m'a poussé à
écrire un si long mail, mais je crois que tout comporte son intérêt...

Pourquoi? Parce que j'imagine que vous entendez comme tout le monde les infos et que je les trouve très partielles (et partiales). Parce que je pense qu'il peut y avoir méprise. Vous pouvez diffuser à votre guise .

N.B: Je soutiens cette grève. Ce mail comporte donc une dose de subjectivité, mais je ne fais ni dans la propagande, ni dans le mensonge. Je reste objectif sur des faits dont vous n'entendez probablement pas parler.

Let's go!

En effet, la Guadeloupe connaît depuis bientôt 4 semaines une grève générale contre les profits abusifs (de grâce, cessez de parler de grève contre la vie chère car il ne s'agit pas tout à fait de cela).

 

s organisation donner quelques faits (j'écris à mesure que ça vient et je m'excuse d'avance des fautes d'orthographe que ma vigilance laissera passer).

Une grève contre la vie chère?


NON. PAS VRAIMENT
SUITE.....



http://www.29janvier2009.fr/post/2009/02/25/Guadeloupe%3A-comment-ils-ont-construit-leur-mouvement



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commentaires

D
désolé de ne pas avoir pu mettre en forme ce texte que tu peux diffuser... et tu as raison, il y a un début à bien des choses, nous pouvons travailler à faire de celui là la construction d'une autre société... un coin est enfoncé, il n'y a qu'à voir l'attitude du medef....continuons...
Répondre
D
Nous sommes tous des Neg’ Ma’ons….


De révoltes d’esclaves en révolution française, d’une abolition de l’esclavage au rétablissement des droits des békés sous Napoléon 1er, les Antilles n’ont cessé de se débattre dans les affres de la colonisation forcée, de la traite des noirs pour remplacer les indiens assassinés par l’irruption des espagnols de Colomb, Christophe de prénom. Les esclaves qui réussissaient à s’enfuir, à recouvrir une liberté parfois au prix du sang, gagnaient le surnom de nègres marrons. Leurs descendants peuvent être fiers de cette âpre conquête des droits de l’homme qui en font aujourd’hui des dignes représentants de notre devise républicaine.
Vous me direz, en quoi cela nous concerne t-il ? La Guadeloupe et la Martinique sont terres de vacances et de farnientes pour métropolitains en mal de soleil, de mers bleues et cela est bien ainsi ! Pourtant à y regarder de plus près, ce qui se joue dans les îles enchanteresses est plus proche de nous que nous ne pourrions le penser. En effet, et le rappel est brutal, derrière la carte postale, des hommes et des femmes tentent de vivre dans les meilleures conditions possibles et le paradis exotique ne l’est que pour une poignée d’entre eux , les békés, qui possèdent la majeure partie des terres et des richesses de ces départements d’outre mer. Ah, j’oubliais, il convient de rajouter à ce tableau de la répartition inégale ces fameux profiteurs que sont les investisseurs financiers qui trouvent là des exonérations fiscales à la hauteur de leurs appétits.
Bref, dans ce monde libéral, chacun est à sa place et les îles pourraient indéfiniment continuer à jouer leur rôle de laboratoire social dans la douce quiétude des soirées au folklore zouk… Cela pourrait continuer ainsi… Sauf que les autochtones ne l’entendent plus ainsi ! Celles et ceux, trop caricaturés pour n’être que des assistés vivant au crochet de la métropole, aux frais de la République « une et indivisible », ont décidé de rompre le silence. Ils veulent vivre de manière décente avec des salaires corrects, avec le droit d’accéder aux produits de première nécessité non sur-taxé car importés* et pour cela, malgré les appels lancés depuis des mois, ils ont décidés de tout bloquer, de se mettre en mouvement avec une détermination à nulle autre pareille, pacifiquement, résolument…. C’est ainsi que la farce du pouvoir n’a su, n’a pu briser cet élan et qu’en filigrane, des millions de citoyens ont découverts l’envers du décor, la surexploitation qui est faite à ces peuples si loin et pourtant si semblables à nous mêmes. C’est ainsi qu’à l’égal d’un miroir, les revendications portées par les Antillais ont fait échos dans notre propre vie, dans notre quotidien et demander une augmentation de salaire n’a plus été tabou, demander le respect du droit du travail n’est plus insultant, demander à vivre mieux est une exigence redevenue tendance. Ce monde que l’on nous a vendu hier, immuable et enchanteur, ne serait alors plus la panacée et les exigences de nos frères de Guadeloupe ne seraient elles pas universelles ? Le gouvernement ne s’y trompent pas et des mots tabous comme « discriminations raciales à l’embauche », « prix scandaleux », « explosion du foncier », « domination d’une caste sur la majorité » sont revenus en force dans la bouche des représentants des uns et des autres car dans le fond c’est bien d’une exploitation de l’homme par l’homme, c’est bien de profits dont il est question.
Cela ne vous rappelle rien ? Gageons que la leçon sera porteuse et qu’impunément, certains ne pourront pas jouir d’autant de privilèges au détriment du plus grand nombre. Voilà l’occasion de veiller au grain citoyen, saisissons là car après tout… Nous sommes tous des Nèg’ Ma’ons !…

Moissac le 28 février 2009
Démocrite
http://democrite.over-blog.org/

* lire le manifeste des écrivains Antillais « Le manifeste des produits de haute nécessité » sur tous les blogs et journaux
Répondre
T

Merci Démocrite pour ce commentaire
J'ai lu le manifeste des écrivains Antillais
Leur mouvement  est superbe .Je suis de tout coeur avec eux(j'aimerais être avec eux...) .
Cà donne de l'espoir au  monde victime des pwofitasyons.
Si seulement  c'était le "coup de pouce" pour que ces abus cessent
PEUT-ETRE LE DEBUT  DU CHANGEMENT DE LA DONNE