Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : THE SUN SHINES,THE SKY IS BLUE
  • : Blog de liens divers . Quelques commentaires de temps en temps .
  • Contact

  • turandot

L'eau est à tous

550239 440438599350624 1748426065 n

Recherche

Je soutiens

29maieu-80-15v2.pngnddl-non.png

Archives

SAEZ

LIENS AMIS

http://turandot.over-blog.net/tag/LIENS%20AMIS%20DANS%20LE%20DESORDRE/

29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 08:57

Le Samedi 25 septembre 2010, le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire organisait un meeting à Villejuif qui a fait un peu parler de lui dans Mediapart et Liberation et beaucoup trop peu ailleurs. Je découvre avec effarement un projet de réforme de la loi de 1990 sur l'hospitalisation en psychiatrie, qui doit passer cet autonome.

 

D'où sort ce projet?  En décembre 2008, Sarkosy cédant à ses impulsions coutumières , se saisit d’un fait divers, un crime pourtant très rare commis par un patient diagnostiqué comme schizophrène, pour annoncer un plan pour la psychiatrie, dans un discours qui attaque violemment tous les fondements de la psychiatrie. Dans la foulée naissait le collectif des 39 qui organisait le meeting de samedi dernier.   voir le détail sur le site de ce collectif.

 

En quoi consiste ce projet de loi? La création de soins sans consentement en ambulatoire, en est la principale nouveauté. "Le reste du projet de réforme: faciliter la mise en place de la contrainte (le tiers devient facultatif, les antécédents graves deviennent une étiquette à vie obligeant toute hospitalisation à se faire à chaque fois dans les conditions les plus dures, la "notoriété publique" justifie l'hospitalisation), et rendre plus difficile la levée de la contrainte (le prefet décide toujours seul et sans recours possible, le nombre d'expertises enfle, il faut un collège de soignants pour décider des sorties) !" (Les enjeux du projet de loi)

 

Avec quelles conséquences pour le patient?  "En gros, la famille, des proches ou des professionnels déclarent une situation comme problématique.
La personne est emmenée dans une unité de 72h pour y être évaluée (garde à vue psychiatrique de 3 JOURS!) avec une certificat à 24h et à 72h. Au terme des 72h: soit la personne est hospitalisée, soit elle est en soins sous contrainte chez elle avec obligation de venir au CMP ou en hôpital de jour.
Si la personne ne vient pas à son RDV, le psy doit prévenir le directeur pour que celui ci prenne les dispositions pour que la personne soit soignée.
Cela permet d'éviter l'hospitalisation à la personne (et donc cela fait des économies puisqu'il y a autant de lits que de logement!) mais sans aucun moyen humain supplémentaire dans la cité. Donc le soins sans consentement = injection de neuroleptique retard à domicile." en attendant h5n1 .

 

Avec quelles conséquences sociétales? Ce projet de loi s'inscrit dans un double mouvement de restrictions des libertés individuelles et de subordination totale des services publics à la rationalité gestionnaire.  
Il marque d'un côté, " un tournant liberticide de la psychiatrie, où le contrôle social de la normalité des comportements (fichage généralisé…) va remplacer l’accompagnement bienveillant des personnes en souffrance psychique", ou la possibilité de soins sous contrainte à domicile, augure l’avènement d’une société de contrôle où chacun pourra être enfermé et « traité » chez soi !".
De l'autre, au nom de cette nouvelle raison du monde, qu'est le néolibéralisme, "Les objectifs d’activité seront les seuls critères selon lesquels sera jugée la performance des soins : la concurrence va devenir générale, entre patients, soignants, pôles, établissements... Après les franchises, la gestion des lits et des places à flux tendu et le tri des patients d’une structure à l’autre mettent fin au droit à un accès égal aux soins pour tous. L’ensemble du dispositif tend à concentrer les structures en vue de leur rentabilisation et favorise les plateaux techniques et le privé au détriment des soins de proximité." Communiqué de l'USP

 

Et au delà de ce débat, comme l'exprime le psychiatre Roger Ferreri dans une interview très intéressante dans Libération: lorsque vous mettez un fou a l'isolement ce n'est pas pour son bien

"Vous dites, aussi, que se focaliser sur ce débat de la loi est un débat écran?

Le problème, aujourd’hui, avec ce que j’appelle le néolibéralisme, c’est l’isolement des personnes, les unes avec les autres. Le néolibéralisme éclate, isole. Le dernier résistant à l’isolement, ce sont, peut-être, les fous. C’est ce qui résiste à tout modèle"

 

 

Je vous invite à signer et à faire circuler la pétition contre ce projet : mais c’est un homme... appel contre les soins sécuritaires

 


 

Même que peut-être, comme le dit la chanson, nous allons tous finir à l'hopital! Je vous recommande le groupe Demago que j'ai découvert cet été avec sa chanson HOPITAL
Partager cet article
Repost0

commentaires