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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 09:10
Billet que j'ai signalé il y a 3 jours .

 

 

 

 

François

 


Je mets ma main à couper que la mobilisation serait exceptionnelle. Il serait vraiment ballot de passer à côté de cette occasion, les gens n’attendent que cela, le ras le bol est trop profond. Les banderoles rivaliseraient de slogans percutants qui marqueraient les esprits ( n’a t on pas commenté à outrance, lors de l’élection d’Obama , une banderole pour le cassoulet qui avait interpellé tout le monde ).

La manifd’hier se distingue de celle d’il ya quinze jours, non par le nombre de participants peu ou prou semblable, mais par la politisation, le rejet du système, les attaques ad hominem qui se multiplient. Il se passe quelque chose, vraiment.

Voici un extrait de l’édito d’hier de Plenel sur mediapart. Il ne dit pas autre chose, en mieux formulé

Ce pouvoir est prêt à tout pour durer, y compris à exploiter la menace
> terroriste pour s’imposer au pays.
> (…)alerte définitive pour tous les opposants à une présidence qui renie
> notre
> République démocratique et sociale. Ce n’est pas en 2012 qu’ils ont
> rendez-vous
> avec le pays mais maintenant : seule la mise en échec aujourd’hui de ce
> pouvoir
> incendiaire, grâce à une mobilisation massive de la société, peut garantir un
> sursaut électoral demain.
> Sinon, le pire n’est pas exclu.
> Car nous n’avons peut-être encore rien vu.
> Peut-être qu’il ne suffit plus à cette présidence d’avoir appauvri la nation
> au
> profit de ses clientèles oligarchiques et d’avoir privatisé la République
> jusqu’en ses menées policières.
> Peut-être qu’il lui faut maintenant aller encore plus loin dans la
> transgression, la fuite en avant et la perte de repères, pour cette simple
> raison que son imposture et son échec sont devenus trop visibles.
> Peut-être qu’elle compte désormais sur la violence des événements pour
> légitimer
> durablement sa propre violence politique et sociale, ancrer dans la réalité
> cette pédagogie hystérique qui est sa marque de fabrique, traduire en actes
> définitifs son incessante brutalisation de la société.
>
> Peut-être qu’elle attend, tout simplement, un attentat.
> (…)
> c’est aujourd’hui un constat largement partagé : rencontre d’institutions
> dangereuses, en raison de leur déséquilibre consubstantiel favorable au
> pouvoir
> personnel, et d’un personnage excessif, refusant toute limite à son désir de
> puissance, cette présidence est dangereuse.
> Comme l’avait montré le précédent des émeutes de 2005, quand Nicolas Sarkozy
> était ministre de l’intérieur, elle est capable d’appeler la violence pour
> s’en
> servir comme d’un levier. Pompier incendiaire, elle carbure à la prophétie
> auto-réalisatrice : favorisant les menaces qu’elle brandit, suscitant la
> violence qu’elle réprime, enflammant les haines qu’elle exploite.
>
> De ce constat découle une conclusion logique : il faut l’arrêter maintenant.
> L’empêcher, l’entraver, la bloquer. L’obliger à reculer, la contraindre à
> faiblir. Sinon rien n’est exclu, et certainement pas le pire…
> (…)
> L’opposition de gauche, notamment socialiste, croit qu’elle a le temps. Qu’il
> lui suffit d’attendre patiemment 2012 pendant que journalistes indépendants,
> magistrats courageux et syndicalistes déterminés font le travail à sa place.
> (…)
> Attendre, ne penser qu’au coup d’après en calculant ses intérêts électoraux,
> c’est prendre le risque qu’un point de non-retour ne soit atteint, dans une
> régression démocratique et sociale qui ferait de la France, bien plus que de
> l’Italie berlusconienne, le laboratoire où s’invente une nouvelle forme de
> pouvoir, alliant oligarchie économique, autoritarisme politique et fiction
> idéologique. Découvrant dans les années 1830 la démocratie dans son atelier
> américain, Alexis de Tocqueville n’avait pas exclu l’avènement d’un
> despotisme
> nouveau, à l’abri des apparences démocratiques : une «tyrannie douce»,
> supposait-il, exercé par «un pouvoir immense et tutélaire» qui «ne détruit
> point, [mais] empêche de naître». «Il ne tyrannise point, poursuivait-il, il
> gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque
> nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le
> gouvernement est le berger.»
> (…)
> Oui, il est vraiment temps que, dans sa diversité qui peut rallier bien
> au-delà
> de la seule gauche partisane, l’opposition politique nous montre qu’elle est
> déterminée à défendre dès aujourd’hui nos idéaux sans calculer ses intérêts
> pour
> demain.
> Mais il est surtout temps que la société, c’est-à-dire nous tous, chacun à la
> mesure de ses moyens, à sa place et à sa façon, que la société donc s’empare
> de
> ses droits, de son droit à avoir des droits, de son droit à faire valoir le
> droit. Et notamment de ce droit fondamental du peuple souverain énoncé par
> l’actuelle Constitution, via la Déclaration des droits de l’homme de 1789
> qui,
> en son article 2, rappelle que ces droits naturels sont «la liberté, la
> propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression».
> (…)
> Condorcet, dont on ne saurait faire un révolutionnaire extrémiste mais plutôt
> un
> républicain conséquent, fut invité, en février 1793, à définir ce droit de
> résistance à l’oppression : «Il y a oppression, expliquait-il, lorsqu’une loi
> viole les droits naturels, civils et politiques qu’elle doit garantir. Il y a
> oppression lorsque la loi est violée par les fonctionnaires publics dans son
> application à des faits individuels. Il y a oppression lorsque des actes
> arbitraires violent les droits des citoyens contre l’expression de la loi.»
> Il suffit de suivre l’actualité, et désormais, c’est un fait heureux, pas
> seulement sur Mediapart, pour constater que nous y sommes. A des droits et
> des
> lois violés ainsi qu’à des lois qui violent les droits.
> Et si nous y sommes,
> notre devoir est de résister, tous ensemble, maintenant”.

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