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LIENS AMIS

http://turandot.over-blog.net/tag/LIENS%20AMIS%20DANS%20LE%20DESORDRE/

6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 12:07
Les délits d'initiés  EADS aussi semblent être oubliés et personne apparement n'est  poursuivi





http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5662


Attention une bande a organisé un racket contre les entreprises de métallurgie ! A ce jour elle est impunie. Que fait la justice ?


par Gérard Filoche.

5 novembre 2007


Lundi 5 novembre 2007.
La France a peur

C’est une bande qui a réussi à leur imposer un double prélèvement : « - Si vous payez pas, on vous livre aux grèves et aux syndicats, et on ne viendra pas vous aider, si vous payez on vous aide à tenir le coup lors des grèves, on vous verse des dessous de table, et vous serez protégés ». On dénoncera les grévistes dans les journaux qu’on paye, s’ils se font payer leurs jours de grève. Ainsi ils faussaient la « libre concurrence ». La bande a réussi à ramasser davantage que tous les plus grands « hold up » de toute l’histoire : 600 millions d’euro, certains disent un milliard. Cette bande, comme ce qu’on sait de la mafia, « tient » ses gens en leur reversant des pots de vins en liquide, à raison de 2 millions d’euro par an. Elle va les retirer secrètement, par mallettes de 26 à 32 kilos tous les trois ou quatre mois, et leur chef, un certain « DGS » se charge de l’écoulement de cet argent noir.

On n’a pas encore réussi à savoir, bien que ça fasse un mois que le scandale a éclaté, à « qui » il donne cet argent liquide secret : est-ce à d’autres bandes organisées qui servent de commandos anti-grèves comme cela a existé aux États-unis ou en Italie notamment ? Est-ce à des gens qui aident à la collecte des fonds, pour assurer qu’ils gardent le secret ? Ou est-ce d’autres activités troubles de blanchiment, de trafic, de corruption ? Des hypothèses ont été publiées dans la presse concernant des députés, des sénateurs, des grands patrons. Certains ont voulu considérer que c’était même en direction des syndicats de salariés, afin de les salir, mais ils n’ont jamais avancé de preuve. La seule certitude c’est que le chef de bande, lui, a les mains sales, mais il refuse de parler, il invoque l’omerta.






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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 11:40


Est ce ce que voulaient les 53% ,qui ont voté  le 22 avril et le 6 mai ?Et aux législatives?


http://www.betapolitique.fr/Nicolas-Sarkozy-et-ses-amis-tapent-01922.html


3 novembre 2007 | The Benito Report

Depuis le début, en suivant sa folle nuit au Fouquet’s, en l’observant sur le yacht de son ami Bolloré ou se faire offrir des vacances à 22 000 euros la semaine, on l’avait compris : Nicolas Sarkozy aime l’argent.

Plus exactement, il est fasciné par la démesure pécuniaire, bien au delà de la pompe républicaine. Ce que son service de presse a aussitôt traduit par une astucieuse "décomplexion" vis à vis de l’argent.

Et alors ? Dans son style de vie très "nouveau riche", très ostentatoire, il ne fait après tout, que se rapprocher de son cœur de cible électoral et ça ne regarde que lui.

Sauf que son attitude à l’égard des lobbies et des grands patrons trahit un favoritisme et un clientélisme manifestes. Ce qu’avait redouté le magazine Marianne durant la campagne se produit en ce moment sous le regard inerte de la France, complice de sa propre extorsion.





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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 10:08
Beaucoup plus de répression pour le vol d'un scooter, ou d'un sandwich dans un supermarché ,que ces quelques millions d euros.....



http://www.humanite.fr/2007-11-03_Politique_MEDEF-UIMM-lobbies-et-plus-si-affinites


Article paru dans l HUMANITE
le 3 novembre 2007


événement

MEDEF, UIMM : lobbies, et plus si affinités…

Patronat . L’« affaire Gautier-Sauvagnac » jette une lumière crue sur le lobbying en direction des parlementaires. L’Humanité dresse un premier inventaire de ce travail contre la démocratie.

Recrutés à la hâte depuis début octobre par le MEDEF et l’UIMM, les supercracks de la « communication de crise » méritent sans aucun doute leurs salaires mirobolants. 30 000 euros par mois, dit-on, c’est le tarif pour transformer les vessies en lanternes… Sur information du service antiblanchiment du ministère des Finances (Tracfin), lui-même rencardé par des banquiers de BNP-Paribas dès 2004, le parquet de Paris lance en septembre dernier une enquête préliminaire sur les retraits de sommes importantes en liquide par Denis Gautier-Sauvagnac et ses proches. Entre 2000 et 2007, celui qui cumule aujourd’hui les fonctions de président et de délégué général de la principale fédération patronale française, qui siège encore à la direction du MEDEF, qui préside, au nom de l’organisation patronale et en alternance avec la CFDT, l’assurance chômage, a, valise après valise, retiré une vingtaine de millions d’euros, au total, sur différents comptes de l’UIMM. Dès les premières investigations, la brigade financière tombe en fait sur un « trésor de guerre » évalué à 600 millions d’euros. Il s’agit, explique tranquillement Gautier-Sauvagnac devant une poignée de journalistes, d’un fond antigrève, baptisé « entraide pour les - industries métallurgiques » (EPIM) constitué à partir de 1972 grâce à des « surcotisations » volontaires des entreprises (0,02 % de la masse salariale, puis 0,04 % depuis 2001). Selon lui, en trente-cinq ans, 170 millions d’euros ont servi à indemniser des patrons qui n’ont rien lâché devant les revendications sociales et « qui sollicitaient notre secours après un conflit » ; le reste, 120 millions, aurait été « bien placé », comme dans une corne d’abondance, afin de se transformer en 600 millions d’euros aujourd’hui.

Du « fluide »

pour le lobbying ?

Et devant ce scandale, que se passe-t-il ? En utilisant une expression parfaitement ambiguë et taillée sur mesure par la « com’ de crise » - cet argent aurait servi à « fluidifier les relations sociales » -, banalisée au fil des déclarations et déclinée dans la presse régionale par les responsables locaux de l’UIMM comme du MEDEF - ce sont bien souvent les mêmes -, le patronat a réussi à renverser la charge de la preuve, à focaliser l’attention sur le « financement des syndicats » et à - occulter ses opérations de lobbying intense en direction des parlementaires. Dernier exemple en date, quand, mercredi dernier, Libération publie le témoignage d’un syndicaliste CFTC selon lequel un membre de l’UIMM a commis en 1998 une tentative de corruption à son encontre… Jusqu’ici, les responsables patronaux de la métallurgie ont été contraints d’avouer aujourd’hui que des « salariés » de l’UIMM touchent des « primes » en liquide, issues de cette « caisse noire », et que certains retraités de la fédération passent une fois par mois retirer leur complément dans des enveloppes. Prédécesseur de Gautier-Sauvagnac, Daniel Dewavrin vient, lui, de reconnaître qu’il lui est arrivé de puiser son « argent de poche » avant de partir en vacances…

La façade du patronat se fissure. Pour sa défense, Denis Gautier-Sauvagnac continue d’insinuer qu’une partie de l’argent aurait servi à « participer au financement de diverses organisations de notre vie sociale », mais récuse fermement toute suspicion de corruption : « Je n’ai jamais donné d’argent à un parlementaire. » Le patron de l’UIMM, qui emploie, d’après une estimation de l’Express, plus de 400 juristes spécialisés (soit la moitié de ses salariés), évoque un « lobbying tout à fait classique » qui « n’a rien d’occulte », afin de faire passer des amendements sur les textes que son organisation juge « mauvais ». De son côté, en janvier 2006, quelques mois après son élection à la tête du MEDEF, à l’occasion de l’assemblée générale à Arc-et-Senans (Doubs), Laurence Parisot se félicite ouvertement de l’aménagement de l’ISF et de la suppression d’une hausse anticipée de la taxe d’apprentissage, obtenus par le patronat à l’Assemblée nationale : « Nous sommes engagés - résolument dans le lobbying - parlementaire et politique », lance-t-elle sous les vivats.

Les « succès législatifs du MEDEF »

Partisans déclarés du « contrat » entre partenaires sociaux - quand la gauche est au pouvoir et que, dès lors, ses relais au Parlement se font moins efficaces -, le MEDEF n’a jamais rechigné à faire la loi, lorsque la droite est aux - affaires. Le 10 décembre 2002, le député UDF Charles-Amédée de Courson avait, à la stupéfaction générale, vendu la mèche en osant présenter en séance des « amendements proposés par la CGPME », la deuxième organisation patronale que l’UIMM finance de longue date et dont les multinationales de la métallurgie sont adhérentes. Plus récemment, dans une communication interne de trois pages datée de l’automne 2006, le MEDEF présente ingénument ses derniers « succès législatifs » : sur la fiscalité, le temps de travail, la taxe sur les véhicules de société et bien d’autres sujets encore, le patronat se vante d’avoir fait adopter une vingtaine d’« amendements inspirés par le MEDEF » - selon sa propre expression -, parfois « contre l’avis du gouvernement ». Pour obtenir ses « succès », le MEDEF peut compter sur des hommes bien introduits à l’Assemblée nationale : Jean-Pierre Philibert, député (Démocratie libérale, UDF) de 1993 à 1997, recruté par le patronat immédiatement après sa défaite, qui dirige le département de lobbying dit « relations avec les pouvoirs publics », et Guillaume Ressot, embauché en 2003, après un séjour au Palais-Bourbon comme chargé de mission au groupe UMP.

Après avoir, pendant des décennies, graissé la patte des députés et des sénateurs, lors de rendez-vous clandestins au CNPF (avec entrée par la porte dérobée du 29 bis, avenue Pierre-Ier-de-Serbie) ou à l’UIMM (rue de Penthièvre), avant les lois sur le financement des partis politiques, le patronat jure ses grands dieux qu’il a changé de « méthodes ». Mais pour l’heure, d’après Reuters, les enquêteurs de la brigade financière ont décelé des pics de retraits en espèces sur les comptes de l’UIMM dans les périodes précédant les élections présidentielles et législatives en 2002 et 2007. Et, selon le Nouvel Observateur, ils seraient sur plusieurs pistes, « dont celle d’un actuel ministre et d’un homme politique ambitieux, resté aux portes du gouvernement », et ils s’intéressent « aussi à l’UNI, le syndicat étudiant de droite dont les militants auraient contribué à la campagne présidentielle ». Dans ce contexte, le député socialiste Alain Vidalies demande « d’ouvrir une instruction judiciaire » et avertit qu’« à défaut, les députés socialistes déposeront une résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire ». Cela ne manquerait pas de piquant.

Sébastien Crépel et Thomas Lemahieu







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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 08:45
J'ai beaucoup aimé lire ce post  plein  d'humour et je vois Rachida  d'un autre oeil (c'est pire que ce que je croyais )




http://amate-palindromes.blogspot.com/2007/11/le-diplome-rachida.html


vendredi 2 novembre 2007

Rachida dati, c'est un peu Mozart : le talent à l'état pur, le génie dès l'enfance.
Elle n'a pas besoin d'apprendre.
Elle sait.
Avant que de se révéler l'Amadeus de la Justice, elle fut remarquée en Arthur Rimbaud de la Finance.

Un DEUG d'économie en poche (de quoi tout juste s'inscrire à l'ANPE, pour le commun des mortels), elle intègre aussi sec la direction financière d'ELF-Aquitaine, dirigée alors (signe précurseur de son futur destin?) par Albin Chalandon, ex-Garde des Sceaux.




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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 00:40

LIRE  tous les posts de la page ,les mois  précédents aussi (archives)

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/11/index.html


02.11.2007

Intrusion(s)



Y a comme ça des nouvelles qui passent un peu inaperçues, noyées dans le grand-flot-de-l'info-qui-ne-fait-jamais-dodo-coco.

Mais si tu lis de près "Le Canard enchaîné" de cette semaine, tu découvres ça: "Vendredi 26 octobre, un médecin, délégué de l'Association des médecins urgentistes, a été convoqué, toutes affaires cessantes, par le préfet de l'Isère", qui, "pas content du tout", lui a "brandi sous le nez (...) une série de mails".

Qu'étaient ces mails?

SUITE...


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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 18:09
http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/10/index.html

29.10.2007
Sur Le Marché Aux Esclaves

par
Sébastien Fontenelle


T'es là, dans le matin froid et pluvieux, trop tôt levé parce que depuis deux jours t'as pas vraiment réalisé qu'on avait changé d'heure, tu commandes un café allongé, t'ouvres "Libération", comme tu fais tous les matins.

Et là, tu découvres que "Libération" a mis la main sur la "liste des professions élaborée par le gouvernement pour la mise en place d'une immigration plus économique que familiale".

Ou, plus exactement, sur "deux listes de métiers (...) élaborées par les services du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi".

L'une de ces listes répertorie "30 professions "susceptibles d'être proposées dans certaines régions régions aux ressortissants des pays tiers (non membres de l'Union européenne)"".

L'autre, "152 métiers qui seraient ouverts aux ressortissants des pays nouvellement membres de l'UE".

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 15:15
Et pendant ce temps :
-refus d'augmenter le SMIC
-Franchise médicales
-Démantèlement du public et des droits du travail
-diminution des retraites
-1 an de prison ferme pour le vol d'un livre de 6 euros
etc...TOUT CA  POUR "LA FRANCE  D' EN BAS"


-Cadeau fiscal
-dépenalisation  des entreprises
-heures sup  sans " charge" pour l'employeur
-parachute doré
-Lagardère,Forgeard, Gauthier-Sauvagnac ,et les autres...(présumés innocents..)
-LE TRAITE  MODIFIE (au service des mêmes)
SANS  TENIR COMPTE DE NOTRE NON DE MAI 2005
-etc...TOUT CA POUR LA FRANCE D' EN HAUT QUI EN A BIEN BESOIN


Les 53% sont ils toujours aussi satisfaits  de leur vote du 6 mai?Si OUI ,faudra qu'on m'explique



Suit cet article d'OLIVIER BONNET




http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/10/28/6688934.html


28 octobre 2007

Sarkozy triple le budget de l'Elysée et veut doubler son salaire

Bling-bling ! L'hebdomadaire Profession politique s'est procuré une note du cabinet de la présidence adressée au rapporteur de la mission budgétaire Pouvoirs publics à l'Assemblée, qui annonce que Sa Boursouflure a décidé de tripler le budget de l'Elysée en 2008. Actuellement de 32 millions d'euros, il va passer à 100. L'information est reprise par Europe 1 depuis hier soir, mais on pouvait déjà la lire dans Les années Sarkozy dès 10h 45. "Opération purement comptable", précise la note : 800 fonctionnaires jusqu'alors payés par les ministères passeront sous la coupe financière directe de la présidence. Normal, avec l'hyperprésident, tout le monde se doit d'être à son service exclusif. Mais bonne nouvelle, en théorie, comme l'écrit Profession politique : "la présidence publiera  un "rapport d'activité" retraçant l'utilisation des fonds alloués à son fonctionnement (...) pour la première fois, la cour des Comptes sera appelée à vérifier la nature des dépenses effectuées et à certifier le rapport d'activité". On devrait donc pouvoir bien surveiller tout ça.
SUITE...
lire les commentaires aussi



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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 14:23



http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/10/index.html



26.10.2007
Le Venin


de
Sébastien Fontenelle
On s'habitue, finalement, pas vrai?

On se laisse mithridatiser.

Mithridatisation: "Immunité à l'égard des poisons (...), acquise par accoutumance progressive".

On laisse le régime nous inoculer jour après jour son venin dégueulasse, à doses plus ou moins homéopathiques, une monstruosité par-ci, une abomination par-là, noyées dans le flot des nouvelles, dans le grand fleuve de l'information, qui ne dort jamais, coco.

De telle sorte que nous sommes déjà moins sensibles, donc, au venin, au poison, à la peste innommable qui lentement nous infecte - nous ronge - de l'intérieur.

De telle sorte que nous restons sans vraiment réagir, quand l'ignominie se banalise.

Voyez si nous sommes tolérants.
SUITE...


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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 12:32





Je viens de recevoir le décompte de mes impôts sur le revenu  et ooooohhhhhhh surprise : en ayant déclaré moins que l'année précédente ,mon impôt est supérieur .Cherchez l'erreur.Rappelez moi  le chiffre du cadeau fiscal ???!!!!!!!!!





Économiques. Chaque lundi
Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS, professeur à l’Ecole d’économie de Paris
QUOTIDIEN : lundi 22 octobre 2007

Sous des allures faussement techniques, le nouveau régime de prélèvement libératoire à 18 % sur les dividendes, adopté la semaine dernière par la majorité UMP, est un symbole lourd de sens. L’impôt progressif sur le revenu pèsera désormais presque exclusivement sur les revenus du travail, et la quasi-totalité des revenus du capital bénéficiera d’un régime préférentiel de taxation proportionnelle à taux réduit. Grinçant paradoxe à un moment où l’on célèbre la revalorisation du travail !

Comment en est-on arrivé là ? Lors de la création de l’impôt général sur le revenu en 1914, les patrimoines et leurs revenus étaient si prospères qu’il ne serait venu à l’idée de personne de leur faire bénéficier d’exonérations particulières. Non seulement tous les revenus du capital étaient intégralement soumis au barème progressif (y compris les loyers fictifs, c’est-à-dire la valeur locative des logements occupés par leur propriétaire), mais ils étaient de surcroît passibles de l’impôt sur les bénéfices créé en 1917 (ancêtre de l’actuel impôt sur les sociétés), ainsi que de l’impôt sur les revenus de valeurs mobilières (intérêts d’obligations et dividendes d’actions) institué dès 1872, et élément central du nouveau pacte républicain. Les revenus salariaux bénéficiaient alors de conditions fiscales nettement plus favorables. L’équilibre fut lézardé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale.

Suite aux chocs subis par les patrimoines pendant les guerres et les années 30, les gouvernements successifs se sont sentis tenus de leur donner de l’air : exonération d’une part croissante d’intérêts d’emprunts publics dès les années 50, exonération des loyers fictifs en 1963. Et surtout création en 1965 de l’avoir fiscal (visant à exonérer les dividendes de l’impôt sur les sociétés) et du prélèvement libératoire, permettant à tous les intérêts d’échapper au barème progressif en acquittant un prélèvement forfaitaire de 15 %, particulièrement avantageux pour les contribuables aisés soumis au taux marginal supérieur de 50 % - 60 %.

Cette brèche entrouverte ne fut jamais refermée : les régimes de livrets d’épargne exonérés et produits financiers défiscalisés se sont multipliés dans les années 1980-1990, dans un contexte de mobilité croissante du capital et de concurrence fiscale entre Etats. A tel point que sur les quelque 100 milliards d’euros de revenus du patrimoine perçus par les ménages en 2005, seuls 20 milliards étaient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu !

L’étape terminale de cette évolution longue vient d’être franchie : les dividendes, qui constituaient la principale catégorie encore soumise au barème progressif et qui avaient bénéficié en 2006 de la création d’un abattement de 50 %, auront dès 2008 la possibilité d’échapper purement et simplement au barème progressif, en acquittant un prélèvement libératoire de 18 %, désormais communs à tous les revenus mobiliers (intérêts, dividendes et plus-values).

Vit-on les derniers jours de la fiscalité du XXe siècle ? Doit-on s’attendre à ce que la fiscalité du XXIe siècle repose exclusivement sur le travail ? Maintenant que les revenus du capital échappent presque intégralement au régime de droit commun, il devient aisé de faire tendre vers 0 % les taux d’imposition de ces régimes dérogatoires. Les forces de la concurrence fiscale poussent clairement en ce sens : le programme électoral de la droite polonaise vise à réduire à 10 % le taux de l’impôt sur les sociétés et à 15 % le taux de l’impôt sur les revenus mobiliers. Et la France, en dépit de tous les discours, alimente une fois de plus la course au dumping fiscal (aucun pays développé n’avait jusqu’ici détaxé les revenus mobiliers à ce point).

Une chose est sûre toutefois : une société détaxant durablement les patrimoines (alors même que ces derniers ont retrouvé leurs couleurs d’avant 1914 !) court le risque de sclérose économique (une classe de rentiers vieillissants réapparaîtra inévitablement) et d’explosion sociale. Concernant l’impôt sur les sociétés, les prémices d’une reprise en main au niveau européen se font déjà sentir. Pour ce qui concerne les revenus mobiliers, un retour à la progressivité du XXe siècle est cependant incertain (flux internationaux de plus en plus insaisissables ; part croissante des produits à recapitalisation immédiate, où les revenus s’ajoutent immédiatement au patrimoine), et il est possible que le XXIe siècle doive inventer son propre modèle, fondé par exemple sur l’imposition des stocks de patrimoines eux-mêmes et non des flux de revenus. L’avenir commence aujourd’hui.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 10:00

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article3596





lundi 22 octobre 2007




Pour ne pas devenir des salauds !



René ESCUDIE, écrivain
Extrait de "la Gazette de Montpellier"





Nous regardons le monde avec nos yeux limités. Et dans ce monde, nous regardons notre pays, la France, avec nos yeux de témoins naïfs.

Et nous nous demandons si nous ne sommes pas en train de devenir des salauds.

Les signes ? Le dernier en date : le projet de transformation d’un acte administratif en acte génétique. Ce n’est que le dernier d’une longue liste.

Qu’est ce qu’un pays où, quand la police frappe à la porte à l’heure du laitier, femmes et enfants n’ont comme réflexe que de se jeter par la fenêtre ? Qu’est devenu un pays où l’on chasse un grand-père à la sortie de l’école ? Où l’administration demande à des directeurs d’école de dénoncer les élèves ne répondent pas aux normes administratives ?

Comment qualifier une nation qui se dote d’un ministère de l’immigration ET de l’identité nationale comme seule l’Italie de Mussolini avait osé le faire ? Une nation qui ne considère plus l’étranger que comme un élément du quota expulsable d’un préfet ? Où on ne choisit plus l’étranger pour son amour de notre pays, mais en fonction de nos besoins, comme jadis on choisissait des esclaves ?




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