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http://turandot.over-blog.net/tag/LIENS%20AMIS%20DANS%20LE%20DESORDRE/

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 10:13

10/04/2009

 La mascarade
 du Conseil de l'ordre
 des infirmières

Par

Nous y voilà! Les "racketteurs" se lâchent... D'une cotisation de 30 euros pour les infirmières quasi unanimement pressentie par les promoteurs de cette instance archaïque, nous voilà parvenus à 75 euros pour une classe de professionnels sous payés et soumis à des contraintes de plus en plus fortes.

Si la retraite ne m'avait généreusement sauvée de cet indigne impôt supplémentaire, je crois que j'aurais préféré changer de métier plutôt que me soumettre à cette mascarade. On n'a pas besoin de se demander sur qui ce conseil du désordre aligne ses pratiques et son idéologie... Qui a plus que doublé ses émoluments en prenant ses fonctions? Cherchez l'erreur.

SUITE...

http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_soliveres/2009/04/conseil-de-lord.html
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 23:39

04/01/2009

Après la mortelle erreur
 d'une infirmière

Par Anne Perraut Soliveres

Nous ne pouvons qu'être solidaires du chagrin de la famille du petit garçon, mort des conséquences dramatiques d'une erreur de traitement, la veille de Noël. C'est un gouffre insondable qui s'est ouvert sous leurs pas.

Je ne connais pas les faits exacts, confidentialité des informations officielles oblige, mais je ne connais que trop ce qui les entoure et qui nous fait craindre que de tels faits se multiplient. Les effectifs minimum, la prévalence de la rentabilité sur le sens des soins, le turn over, la mobilité des soignants érigée en dogme par un management déconnecté du réel, le recours à des intérimaires plus ou moins qualifiés amènent les infirmières à travailler dans des services desquels elles ne sont pas familières.

De plus, nous sommes confrontés à une pénurie organisée depuis plus de vingt ans qui affecte gravement l'organisation, la sécurité et la qualité des soins. Toutes ces raisons font que le risque de se tromper a considérablement augmenté suite aux différentes réformes qui tendent à rationaliser et protocoliser chaque jour davantage notre travail de soignants.

Et que l'on ne m'accuse pas d'indécence à évoquer un contexte dégradé dans une affaire malheureuse, ce blog est là pour témoigner que ma préoccupation de la sécurité des patients et des soignants ne vient pas de s'éveiller !
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http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_soliveres/2009/01/aprs-la-mortell.html

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 23:16

ENCORE UNE FOIS DU TRES TRES BON JEAN -PIERRE MARTIN

 

lundi 5 janvier 2009



Par Mr BERNARD

"Il semble que l'infirmière se soit trompé de protocole médical". C'est donc bien vers une "erreur humaine" que semble s'orienter l'enquête sur la mort de l'Hôpital Public. L'infimière, Roselyne Bachelot, a admis avoir administré au malade un coktail euthanasiant à base de réductions de coûts et de suppressions de personnels. Elle a été mise en examen pour homicide involontaire.

SUITE...

http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2009/01/lhpital-public-euthanasi-par-erreur.html

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 22:17




Touche pas à mon décret !

Le ministère se livre à une attaque sans précédent de notre profession : faire sauter le décret de compétence pour le remplacer par une "logique de mission" permettant toutes les dérives possibles.


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pétition


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rapport HAS




Lors de la conférence de presse du 16 avril 2008 de présentation de la recommandation sur « les conditions de nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé », Laurent DEGOS président de la HAS et Yvon Berland (rapport sur les transferts de compétences) ont annoncé une « révolution » en ce qui concerne l'encadrement juridique des professions réglementées et particulièrement celle des infirmières : pour eux il faut « dépasser l'approche nécessairement restrictive d'une liste d'actes autorisés par profession pour évoluer vers une logique de mission ».

En clair, cette soit disant révolution signe sans ambiguïté le démantèlement de notre profession au profit de « nouveaux métiers » moins formés et donc moins payés comme par exemple les techniciens de blocs opératoires préconisés par monsieur Valencien pour remplacer les IBODE, ou les "assistants en gérontologie" nouvelle invention de la DHOS !

La recommandation de la HAS propose de supprimer de l'article L 4161-1 du Code de la Santé Publique, le passage selon lequel les IDE pratiquent « des actes professionnels prévus dans la nomenclature fixée par arrêté » par la formule « leurs missions professionnelles dans les conditions définies par la loi ».

SUITE...

 

http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=586




VOIR  AUSSI:

http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=664

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 19:25






http://www.cgtlaborit.fr/spip.php?article360





Il faut sauver le décret de
 compétence infirmier !

lundi 7 juillet 2008

Toutes les versions de cet article :

  • [français]

Actuellement, le texte législatif régissant la profession infirmière est le décret 2002-194 du 11 février 2002

Cependant, le Ministère de la Santé souhaite procéder à une attaque sans précédent du statut de la profession infirmière en supprimant l'actuel décret de compétence pour le remplacer par un texte introduisant une " logique de mission " qui permettrait toutes les dérives possibles.

Laurent DEGOS, Président de la HAS avait annoncé une « révolution » concernant l'encadrement juridique des professions réglementées et particulièrement celle des infirmières. Il souhaite « dépasser l'approche nécessairement restrictive d'une liste d'actes autorisés par profession pour évoluer vers une logique de mission ».

Si cette réforme voyait le jour, elle signerait le démantèlement de notre profession au profit de « nouveaux métiers » moins formés et moins payés !

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CNI, CONVERGENCE, FNI, FO, ONSIIL, SNICS FSU, SNPI CGC, SUD, UNSA, UFMICT CGT refusent la remise en cause du décret d'actes infirmiers par le Ministère de la santé.


Ce dernier a convoqué les représentants de la profession, le 27 juin 2008, pour les informer de son intention de « mettre en place un cadre juridique, qui selon les représentants du Ministère, serait plus adapté et propre à favoriser les évolutions nécessaires ». Cette décision fait suite aux propositions de la HAS (Haute Autorité de Santé) dans son rapport d'avril 2008.

Nous professionnels, nous y voyons surtout le risque d'une dé-réglementation de notre profession permettant ainsi l'exercice de la profession infirmière par des nouveaux métiers moins qualifiés. D'autre part cela s'inscrit dans une logique de gestion de la pénurie médicale.

Nous sommes favorables à une évolution de la profession, intégrant les nouvelles coopérations entre professions réglementées, mais certainement pas dans la précipitation et au travers d'un article de la loi Patient Territoire Santé, élaboré en plein été.

Pour des modifications aussi radicales, mettant en jeu la qualité et la sécurité des soins, l'ensemble de la profession doit être consultée afin d'envisager sereinement les évolutions futures et nécessaires de notre profession.

Le Ministère a annoncé la communication du projet d'article de Loi sous 10 jours aux organisations présentes le 27 juin. Nous invitons d'ores et déjà les professionnels infirmiers à la plus grande vigilance et à se rapprocher de leurs organisations syndicales pour s'informer, malgré la période estivale, de l'évolution de ce dossier.

Consulter la rubrique " vos droits " ou " législation hospitalière "







http://www.snia.net/bachelot/index-bachelot.htm

DECRET D'ACTES INFIRMIERS MENACE !!!

 

POSITION DU SNIA

 

La DHOS dans le silence de l'été et la solitude des bureaux prépare à la demande du ministre la refonte du décret relatif à l'exercice et aux actes de la profession d'infirmier  pour répondre aux recommandations formulées par la Haute Autorité de santé (HAS), disparition totale ou partielle de la liste d'actes à la faveur de missions floues. Désormais, il s'agirait d'un texte de loi d'évolution ultérieure quasi impossible.


Le SNIA n'est pas hostile à une évolution de la profession infirmière d'autant que les recommandations de l'HAS positionnent les infirmiers anesthésistes au niveau master II. Cependant, il est profondément hostile à la manière de faire en dehors de toute coopération avec les organisations professionnelles et du SNIA en particulier pour ce qui est de l'article concernant les IADE ; alors que dans ses recommandations l'HAS insiste sur « une réflexion associant les professionnels de santé et les pouvoirs publics » et sur une « large concertation avec les professions et les ordres concernés ».


La conséquence est l'abolition de la liste d'actes et d'inclure ceux-ci dans le cadre de missions spécifiques.

Le danger est à plusieurs niveaux

-          les nouvelles coopérations définies par l'HAS tendent à la création de nouveaux métiers intermédiaires du soin dont l'exercice se perdrait dans le flou des missions qui restent dans leurs attributions au bon vouloir des médecins.

-          la perte de la liste d'actes fait disparaître un cadre juridique parfaitement défini,

-          le risque de dérive dans la délégation d'actes par les médecins vers des personnels moins formés ,donc moins bien rémunérés, porte atteinte à la sécurité des soins et  à la qualité de la prestation due aux patients.

-           à la large place  qui sera donnée à la VAE faisant fi des formations professionnalisantes

 

Le SNIA refuse :

-         l'inscription dans une loi de l'activité infirmière la privant de toute évolution  ultérieure contrairement à un décret de compétence

-         la déréglementation de la profession infirmière

-         la soumission complète au corps  médical 


Le SNIA demande :

-         à être impérativement associé à la définition des missions  en intégrant les pratiques avancées 

-         à la  rédaction du texte concernant la profession d'IADE afin de  conserver le haut niveau de formation  et de valoriser  la place des IADE au sein du processus anesthésique et dans les services d'urgences, SMUR, SAMU, ...




 


d'abord

Décret n° 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmie
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000410355&dateTexte=





http://coord.inf.beziers.free.fr/decret_ide.htm
DECRET DE COMPETENCE DE LA PROFESSION D'INFIRMIER DU 29 JUILLET 2004

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 20:46







http://laura74.canalblog.com/archives/coup_de_gueule__/index.html

20 juin 2008


EN GREVE
  • Les infirmièr(e)s libérales sont en grève depuis le 29 mai et durcissent leur mouvement depuis hier , si rien ne bouge, ils et elles finiront par disparaitre

mais qui s'en soucie ...

il est vrai qu'entre le nouveau programme de Julien Courbet et le football ...

il y a mieux à raconter que parler de la vie de plus en plus difficile des "petites mains" qui se lèvent très tôt le matin ,

finissent tard le soir, travaillent la nuit,

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 16:05










http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=586


Touche pas à mon décret !

Le ministère se livre à une attaque sans précédent de notre profession : faire sauter le décret de compétence pour le remplacer par une "logique de mission" permettant toutes les dérives possibles.


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pceétition


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TPAMD


Lors de la conférence de presse du 16 avril 2008 de présentation de la recommandation sur « les conditions de nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé », Laurent DEGOS président de la HAS et Yvon Berland (rapport sur les transferts de compétences) ont annoncé une « révolution » en ce qui concerne l'encadrement juridique des professions réglementées et particulièrement celle des infirmières : pour eux il faut « dépasser l'approche nécessairement restrictive d'une liste d'actes autorisés par profession pour évoluer vers une logique de mission ».

En clair, cette soit disant révolution signe sans ambiguïté le démantèlement de notre profession au profit de « nouveaux métiers » moins formés et donc moins payés comme par exemple les assistants opératoires préconisés par monsieur Valencien pour remplacer les IBODE, ou les "assistants en gérontologie" nouvelle invention de la DHOS !

La recommandation de la HAS propose de supprimer de l'article L 4161-1 du Code de la Santé Publique, le passage selon lequel les IDE pratiquent « des actes professionnels prévus dans la nomenclature fixée par arrêté » par la formule « leurs missions professionnelles dans les conditions définies par la loi ».

Ces recommandations impliquent une perte d'importance des décrets d'actes, donc la disparition de toute référence à des actes techniques et du contour définit de l'exercice illégal de la profession d'infirmier. Le décret de compétence constitue le coeur de notre exercice : sa mise à l'écart rendrait possible toutes les dérives.

Ce document de la Haute Autorité de Santé propose « d'éviter que la référence aux actes constitue le mode exclusif d'autorisation d'intervention des infirmiers » (p 33), souhaite la « perte d'importance du décret d'actes » (p 34).

Abandonnant toute sa rigueur méthodologique, la HAS a traité ces transferts de compétences avec la plus grande désinvolture, signe de la considération qu'elle peut avoir pour notre profession. En effet, les recommandations de la HAS s'appuient :
-  sur une consultation publique de la HAS de 286 répondants anonymes...
-  sur des groupes d'experts choisi par la HAS, où les représentations infirmières sont cruellement absentes...
-  sur les conclusions des EGOS qui se sont passés des avis des infirmiers...

Face à cette attaque sans précédent, la FNI, principal syndicat d'infirmières libérales, et le SNPI, qui représente les infirmières salariées, ont décidé de proposer une pétition commune : infirmières des secteurs publics, privés et libéraux, unissez vous dans un front commun !

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 23:53










COMME LES MASSEURS-KINESITHERAPEUTES ,LES INFIRMIER(E)S REFUSENT CET ORDRE ,ESSENTIELLEMENT DISCIPLINAIRE (ORDRE DECIDE PAR UN GROUPE, ST ANNE,QUI NE REPRESENTE QUE LUI-MEME)






http://www.marianne2.fr/Les-infirmieres-contestent-la-creation-d-un-Ordre-professionnel_a87464.html


Les infirmières contestent la création d'un Ordre professionnel

Fruit du lobby des infirmiers libéraux, ce nouvel ordre professionnel inquiète les syndicats : complexité administrative, mise au pas de la profession... et surtout une cotisation obligatoire que les kinés, au pouvoir d'achat écorné, ont refusé pour leur propre structure.


« On a fait courir la rumeur que la cotisation serait de 40€ par mois ! », raconte Jean-Jacques Scharff, du groupe Sainte-Anne. Cet organisme, regroupant 46 associations d'infirmiers libéraux, voit émerger dans la suspicion l'ordre professionnel pour lequel il a milité plus de trois ans. Adopté en 2006, sur proposition de la député de Haute-Saône Maryvonne Briot, le texte institue pour tous les personnels infirmiers (qu'ils exercent dans le public, le privé ou en libéral) une instance jouant le rôle de gardien de la profession au niveau déontologique et d'interlocuteur du gouvernement sur les questions de santé publique.

Une instance contre laquelle s'érigent la plupart des syndicats de l'assistance publique alors qu'elle a connu ses premières élections internes en avril dernier : «Tout ce dont cet ordre devra s'occuper est déjà pris en charge par d'autres structures ! s'exaspère Marie-Christine, délégué Sud à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP). Le seul intérêt pour l'Etat, c'est d'évacuer les syndicats des négociations, d'arracher la formation continue du public pour l'offrir au privé et de mettre la profession au pas ! » Une organisation que le socialiste Jean-Marie Le Guen, farouche opposant de Maryvonne Briot sur cette proposition, avait comparé à l'Assemblée à de « de véritables tuyaux d'orgues aussi structurés qu'inadaptés. »

Le précédent de l'Ordre des kinés
Le détail du texte spécifie cependant bien que l'Ordre infirmier n'a pas vocation à être l'interlocuteur du gouvernement sur les questions de statuts. «Les syndicats et l'Ordre seront complémentaires sur la négociation, comme l'Ordre sera complémentaire de la Hauté autorité de santé sur les questions de déontologie, se défend le porte-parole du Groupe Sainte-Anne. Les syndicats confédéraux se lancent dans un faux débat alors que cette structure va combler un vide : au moment des discussions sur les soins palliatifs, le gouvernement n'avait pas de représentant des infirmiers alors que ce sont ceux qui sont le plus proches des patients concernés. Est-ce que c'est normal ?»

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 21:48



http://communisme.wordpress.com/2008/03/17/greve-des-infirmiers/



Grève des infirmiers




Les blouses blanches (infirmiers) ont répondu favorablement au mot d'ordre de grève lancé par leur syndicat. Le SAP estime le taux de suivi à plus de 90% à l'échelle nationale. Tous les hôpitaux du pays étaient paralysés hier et ils le seront encore aujourd'hui et demain, promettent les initiateurs de ce mouvement de trois jours.

De l'hôpital Maillot en passant par Ben Aknoun, Kouba jusqu'au Chu Mustapha Bacha, la grève des paramédicaux se fait lourdement sentir. L'entrée principale de ces établissements sanitaires est ornée de banderoles revendicatives. « Nous faisons grève pour la dignité », « Nous exigeons de la considération », « Nous demandons un salaire décent »...

Ce sont là certains des slogans inscrits en rouge sur les grandes banderoles blanches. Même si le service minimum est rigoureusement respecté, les grévistes ont tenu à rendre visible et audible leur protestation en observant des sit-in et des rassemblements dans les cours des hôpitaux. Selon le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), la grève des infirmiers a été hier un succès. M. Ghachi, porte-parole de cette organisation syndicale, a indiqué à ce propos que près de 90% des paramédicaux algériens ont réagi favorablement au mot d'ordre de grève. « Ce débrayage, deuxième du genre, paraît avoir été mieux préparé et mieux coordonné que celui tenu les 17, 18 et 19 du mois dernier. »

Le SAP, selon notre interlocuteur, n'a négligé cette fois-ci aucune étape et a veillé à mener une action légale. Dans ce contexte, un préavis de grève a été déposé il y a une semaine auprès des institutions concernées. Les intimidations de la tutelle, le comportement négatif des pouvoirs publics n'ont fait que renforcer la détermination de ces paramédicaux. « Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout. Notre mouvement de protestation ne s'arrêtera pas. L'indifférence de la tutelle et du gouvernement nous pousse à radicaliser notre mouvement de protestation. Nous n'avons rien à perdre », a soutenu un membre de cette organisation autonome.

Agréé en 2004, ce syndicat tente par toutes les voies et tous les moyens de défendre son créneau. Toutefois, cela demeure une tâche très complexe et difficile dans un pays où les pouvoirs publics « craignent l'émergence d'une véritable organisation syndicale représentative et non un syndicat de maison », expliquent les militants du SAP.

Dans la cour de l'hôpital Mustapha Bacha, à Alger, les infirmiers portant une petite inscription « Paramédical en grèveNous travaillons dans des conditions lamentables. Nous sommes sous pression. Etant donné la charge de travail, il nous arrive même de sacrifier nos congés et en fin de parcours, on nous refuse le titre de professionnel de la santé. C'est de la hogra et du mépris envers notre secteur », s'exclament-ils en déplorant le fait que le corps des paramédicaux est délaissé. « Nous n'avons jamais bénéficié d'une formation continue, est-ce que vous trouvez cela normal ? », lance un infirmier qui a énuméré la longue liste des injustices faites à l'égard des paramédicaux. « Nous subissons les maladies professionnelles, les insultes et les pressions alors que les salaires qu'on nous donne sont dérisoires. C'est à peine s'ils nous permettent de subsister et non pas de vivre. Nous avons l'impression de demander l'aumône alors que dans un pays qui se respecte, les travailleurs doivent être rémunérés à leur juste valeur », regrettent les infirmiers qui relèvent l'absence de primes, de moyens de protection contre les risques de contagion. », discutent de leurs préoccupations. La déception et le ras-le-bol sont palpables. «

« Non seulement nous sommes très mal payés, mais en plus, il y a une différenciation qui n'a pas lieu d'être entre des paramédicaux qui ont le même nombre d'années d'expérience, le même diplôme et les mêmes compétences. Certains touchent la prime d'intéressement et d'autres, pour des raisons obscures, n'y ont pas droit », s'indignent les syndicalistes. Selon les paramédicaux, la nouvelle grille des salaires ne va rien changer à leur situation. « Si on est arrivé à la grève, c'est que rien n'a été appliqué », nous dit-on. « Les catégories ont été revues à la baisse. Alors que nous étions classés à la 14, nous sommes aujourd'hui à la 10e catégorie », expliquent nos interlocuteurs. « Même si je bénéficie de la prime d'intéressement et celle de contagion, mon salaire atteint difficilement les 21 400 DA. Et ce, après plus de quinze ans de service et une classification au 5e échelon », nous dit M. Ghachi. A travers cette grève de trois jours, suivie massivement dans tous les secteurs sanitaires à l'échelle nationale, le SAP rejette dans le fond et dans la forme le statut provisoire dont ils ont été destinataires. « Le ministre du Travail a clairement déclaré qu'il n'y aura aucune augmentation avant la finalisation des statuts particuliers. Nous voulons que cela soit appliqué. Mais nous nous interrogeons sur l'arrière-pensée politique d'une telle démarche. Pourquoi un statut provisoire pour les paramédicaux ? Pourquoi cette célérité dans son application », s'est interrogé M. Ghachi qui demande aux pouvoirs publics de réviser leur stratégie envers la corporation.

El Watan, 17 mars 2008


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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 21:40



http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/324207.FR.php


Eco-Terre



Les infirmières paralysent le système danois .Grève . Les revendications salariales mobilisent près de 50 000 employés du secteur hospitalier. La Suède suit. Intérim à Stockholm (Suède) SÉBASTIEN BUFFET QUOTIDIEN : vendredi 2 mai 2008       13 réactions  

Depuis deux semaines, le si fameux Etat-providence danois marche au ralenti. Près de 50 000 employés du secteur de la santé et de l'aide à la personne sont en grève. Des femmes, en grande majorité, qui réclament des hausses de salaire.

Ecarts de salaires. Au Danemark, le salaire moyen d'une infirmière du secteur public est aujourd'hui de 24 000 couronnes (3 200 euros). Mi-février, les partenaires sociaux s'étaient retrouvés autour de la table de négociation pour entériner une nouvelle convention collective. «Les employeurs ne nous ont concédé qu'une augmentation de 12,8 % sur trois ans. Nous réclamions 15 %», résume Erik Harr, de la Confédération de la santé (13 000 grévistes, dont 10 000 infirmières). Les syndicats réclament également la création d'une commission salariale censée réduire les écarts de salaires entre hommes et femmes d'une part, salariés du public et du privé, de l'autre.

Car si le petit royaume scandinave est souvent mis à l'honneur pour la générosité de son Etat-providence, les nombreuses femmes employées du secteur public qui composent sa colonne vertébrale ne sont pas toujours aussi chanceuses qu'on ne le croit... A niveau de formation égal, leurs collègues du privé gagnent 27 % de plus, selon Erik Harr.

«Nous sommes prêts à une grève longue. Sept ou huit semaines», prévenait mi-avril la Fédération des employés du secteur public (FOA), dont 35 000 membres ont cessé le travail. Et pour l'instant, sondages à l'appui, l'opinion publique soutient toujours le mouvement. Le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, à la tête d'une coalition libérale conservatrice, se contente pour le moment d'observer le conflit... Mais si celui-ci venait à s'éterniser, au risque de mettre la vie de patients en jeu, le gouvernement serait sans doute contraint de légiférer.

Qualification. Le mouvement danois a-t-il inspiré son voisin suédois ? Depuis le 21 avril, à Stockholm, les infirmières sont également en grève. Elles sont environ 3 400 à manifester leur mécontentement face à leur faible rémunération, qui ne refléterait pas leur qualification universitaire. Et réclament une augmentation mensuelle de 1 700 couronnes suédoises pour 2008, et autant pour l'année prochaine. Leur salaire minimum s'élève aujourd'hui à 20 000 couronnes mensuelles (2 140 euros).

Dans une cinquantaine d'hôpitaux, des salles d'urgence ont dû être fermées et des opérations annulées. Loin de s'essouffler, la grève pourrait prendre de l'ampleur dès lundi, quand 3 500 infirmières supplémentaires rejoindront le mouvement de protestation.

Il y a dix jours, le collectif Löneupproret («Révolte pour les salaires») remettait au Parlement suédois une liste de 30 000 noms soutenant les revendications salariales des infirmières. Près de 10 000 d'entre elles, affiliées au collectif, menacent tout simplement de démissionner la semaine prochaine si leur cause n'est pas entendue.


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