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L'eau est à tous

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http://turandot.over-blog.net/tag/LIENS%20AMIS%20DANS%20LE%20DESORDRE/

21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 10:53
Ce monsieur arrive presque toujours à dire  les choses que je ressens.C'est un bonheur de le lire .Je vais continuer à mettre sur ce pseudo-blog des articles ,qui m'interpèlent .Je suis absolument incapable d'écrire  les choses  avec  talent
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 09:53
Ma sensibilité me pousse à penser que ,sous prétexte de fric et pouvoir ,nos gouvernants sont prêts à tout.
-à trahir (cf  à différents articles de CSP    (un de mes blogs  favoris))
-à sacrifier notre santé :les sujets lus aujourd'hui  sur "Altermonde " confirment: :aspartam et OGM .Ils  s'agenouillent devant ces empoisonneurs .Ils  ont été élus pour servir  ce pays (farines animales ,sang contaminé, campagne de vaccinations hépatite B , nuages  de Tchernobyl qui s'arrêtent  à nos frontières...)
_La liste peut continuer...

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 15:49
http://blog.emceebeulogue.fr/

Mondialisation : tout le blé du monde

Par emcee le dimanche 24 juin 2007, 19:21 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent

 

Je pense l'avoir déjà dit ici, et d'autres le disent mieux que moi mais, quand on voit que la classe moyenne et ouvrière française se livre pieds et poings liés aux idéologues du Cac 40, de l'AGCS, de l'OMC et de tous ces requins qui raclent impunément le pognon des pauvres de la planète, il faut encore et toujours enfoncer le clou. Jusqu'à ce que ça fasse mal au point qu'on va se rebeller, dire quelque chose d'intelligent, ch'ais pas moi, se rendre compte.
Vous vous souvenez, vous les mécréants, qu'on nous disait que le monopole, c'est atroce, qu'il fallait supprimer le méchant monopole d'Etat et ouvrir à la concurrence, qui allait nous ouvrir les portes du Paradis? Et c'est QUI qui a le monopole maintenant?
Et c'est QUI qui paie les factures toujours plus cher?
Et c'est QUI qui va payer une franchise pour se faire soigner?
Et c'est QUI qui va se faire embastiller pour un larcin mineur quand les gros poissons se protègent?
Etc. Alors, au lieu de vous complaire à haïr votre voisin, réveillez-vous! C'est à nous tous qu'ils en veulent. Pas comme vous le croyez à votre "fainéant" de voisin (Rmiste, fonctionnaire, chômeur ou autre). Mais il faut bien vous trouver des boucs émissaires pour que vous marchiez dans leurs combines cousues de fil blanc.

Voici un article intéressant qui explore diverses pistes.

Mondialisation et démocratie: quelques notions de base

L'objectif des grands groupes transnationaux est de réellement devenir transnationaux, c'est à dire de se positionner au-dessus du pouvoir souverain d'une nation, tout en étant servis par les pouvoirs souverains de tous les pays.

Cyril Siewert, directeur administratif et financier (DAF), du groupe Colgate Palmolive aurait tout aussi bien pu parler au nom de toutes les transnationales quand il a déclaré: "Les Etats-Unis n'ont pas leur mot à dire en ce qui concerne les ressources de notre compagnie. Il n'y a aucune règle qui impose de donner la priorité au pays "

Avec les accords internationaux sur le "libre-échange", tels que l'ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain, NAFTA en anglais), le Gatt (General Agreement on Tariffs and Trade) et la Zone de Libre-Echange des Amériques (ZLEA, en anglais: FTAA), les grands groupes transnationaux se sont hissés au-dessus des pouvoirs souverains des états nations. Ces accords donnent aux commissions de commerce international anonymes le pouvoir d'empêcher, de rejeter ou de diluer la moindre loi de tout pays qui pèserait sur l'investissement et les prérogatives commerciales des transnationales.

Ces commissions – dont l'OMC en est un exemple typique – regroupent un panel de "spécialistes du commerce" qui s'érigent en juges des questions économiques, et qui se placent au-dessus du pouvoir et du contrôle populaire de tous les pays, s'assurant par là même la suprématie du capital financier international. Ce fonctionnement, appelé mondialisation, est considéré comme l'inévitable vecteur de croissance naturel profitable à tous. C'est en fait, un coup d'état mondial orchestré par les intérêts économiques du big business mondial.

Elus par personne et issus du monde de l'entreprise, ces panels se rencontrent en secret et, n'étant pas liés aux clauses de conflits d'intérêts, ont souvent des intérêts économiques dans les questions mêmes dont ils débattent. Des 500 pages de réglementations et de restrictions, pas une seule n'est destinée aux entreprises privées. Elles concernent toutes les gouvernements.

Les gouvernements signataires doivent baisser leurs tarifs douaniers, cesser de subventionner leur agriculture, offrir le même traitement aux compagnies étrangères qu'aux compagnies locales, honorer toutes les demandes de brevets privés, et se conformer aux règles édictées par les membres permanents d'une élite bureaucratique, l'OMC. Si un pays refuse de changer sa législation selon les diktats d'un comité de l'OMC, celle-ci peut lui infliger des amendes ou des sanctions économiques internationales, privant le pays récalcitrant de marchés et d'équipements indispensables.

Atteintes à la santé publique et à l'environnement

Agissant comme juge suprême au niveau mondial, l'OMC a rejeté des lois qui constituaient, selon elle, "un obstacle au libre-échange".
Elle a imposé au Japon des teneurs plus élevées en résidus de pesticides dans les produits alimentaires importés.
Elle a empêché le Guatemala de légiférer contre une publicité mensongère pour des aliments pour bébés.
Elle a fait lever dans divers pays l'interdiction de l'amiante, et fait changer la réglementation sur les économies de carburants et sur les normes d'émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur. Elle s'est prononcée également contre les lois de protection de la vie aquatique et contre l'interdiction de fabrication de produits à partir d'espèces menacées.
L'interdiction dans l'Union Européenne de l'importation de bœuf américain bourré d'hormones, était massivement approuvé par les populations dans toute l'Europe, mais un panel de l'OMC composé de 3 membres a décidé que cette interdiction était contraire aux lois sur la liberté du commerce.
Cette décision sur le boeuf a constitué une menace pour tout un tas d'autres réglementations sur l'importation de denrées alimentaires pour des raisons de santé publique.
L'OMC a rejeté la partie de la loi sur l'Air Pur aux US qui interdisait certains additifs dans l'essence parce cette mesure empêchait les importations en provenance de raffineries à l'étranger.
L'OMC a rejeté également la partie de la loi sur les Espèces en Voie de Disparition qui interdisait l'importation de crevettes capturées avec des filets sans dispositif de protection pour les tortues de mer.
Le libre échange, ce n'est pas le commerce équitable; il profite à des pays puissants au détriment des faibles, et il sert les intérêts des riches au détriment de nous tous. La mondialisation, c'est revenir sur beaucoup de réformes du XX° siècle: pas de liberté de boycotter des produits, pas d'interdiction contre le travail des enfants, pas de salaire minimum vital ou d'avantages sociaux, pas de services publics s'ils entrent en compétition avec les services privés, pas de protections sociales qui viennent réduire la marge des entreprises.
Le Gatt et les accords de libre échange suivants permettent aux multinationales d'imposer un droit de propriété intellectuelle sur l'agriculture locale et autochtone. Ainsi, l'agrobizness peut mieux infiltrer les petites communautés économiquement autonomes pour s'accaparer leurs ressources.

L'Inde et ses ressources convoitées par les multinationales

Ralph Nader donne l'exemple du neem-tree, dont les extraits contiennent des pesticides naturels et des propriétés médicinales. Cultivé en Inde pendant des siècles, cet arbre a attiré l'attention de diverses compagnies pharmaceutiques qui ont déposé des demandes de brevets, ce qui a déclenché d'énormes manifestations en Inde. Et, c'est l'OMC qui l'a décrété, les compagnies pharmaceutiques ont maintenant le contrôle exclusif de la commercialisation des produits tirés du neem, une règle appliquée à contre cœur en Inde.
Des dizaines de milliers d'agriculteurs autrefois indépendants sont maintenant contraints de travailler pour des compagnies pharmaceutiques puissantes à des conditions imposées par ces compagnies dont le but est de se gaver de bénéfices.
Un accord commercial entre l'Inde et les Etats-Unis, le "Knowledge Initiative on Agriculture" (KIA), soutenu par Monsanto et d'autres géants transnationaux , permet à Monsanto de s'emparer du marché des semences en Inde, à Archer Daniels Midland and Cargill de s'occuper du secteur commercial, et à Wal-Mart (WM a annoncé des projets d'ouvertures de 500 magasins en Inde, en août 2007) d'accaparer le marché de la distribution.

C'est une véritable déclaration de guerre contre les agriculteurs indépendants et les petits commerces en Inde, et une menace pour la sécurité des produits alimentaires. Les agriculteurs s'organisent pour se protéger contre cette invasion économique grâce aux banques de semences traditionnelles et à la création de programmes d'aides à l'agriculture locale. Un agriculteur explique:"Nous n'achetons pas les semences sur le marché parce que nous avons peur qu'elles ne soient contaminées par les OGM ou que ce soient des semences stériles ("terminator seeds)"

India-celebration-wb.jpg

Au mois de janvier Dans l'état d' Andhra Pradesh, au sud de l'Inde, les communautés villageoises prennent part à un festival de la biodiversité itinérant pour présenter leurs meilleures semences.

India-celebration-of-seeds-.jpg

Les femmes des villages avoisinants organisent des banques de semences.

Voir d'autres photos dans le reportage de "Grain": [festival de la biodiversité|http://www.grain.org/pe/?id=116]

Dans la même veine, l'OMC a décidé que le groupe américain RiceTec détiendrait les droits de propriété intellectuelle de toutes les nombreuses variétés de riz basmati, cultivé par les agriculteurs indiens depuis des siècles. Elle a également accordé à un groupe japonais les droits exclusifs au niveau mondial de la production de la poudre de curry.

Comme le montrent tous ces exemples, le soi-disant "libre échange" sert à donner le contrôle des marchés exclusivement aux grands groupes industriels.

Cette situation a fait dire au premier ministre malaisien, M. Mahathir Mohamad: "Nous nous trouvons actuellement dans la situation où cette appropriation des ressources génétiques par les grandes compagnies transnationales agroalimentaires leur permet de réaliser d'énormes bénéfices en produisant des mutations génétiques brevetées de ces mêmes matières premières. A quelles profondeurs sommes-nous descendus dans le marché mondial quand les dons de la nature aux pauvres se sont pas protégés et que leur modification, opérée par les riches, devient propriété exclusive?

Si le comportement actuel des pays riches est conforme à ce qui s'est passé précédemment, la mondialisation signifie simplement la suppression des frontières pour que ceux qui ont le capital et les marchandises soient libres de dominer les marchés.

Services publics et entraves au libre-échange

Avec l'AGCS (Accord Général sur le Commerce et les Services) et le ZLEA, tous les services publics sont menacés.
Un service public peut être accusé d'occasionner des "pertes d'opportunités commerciales", ou de fournir des subventions inéquitables.
Pour ne citer que cet exemple: le programme d'assurance automobile proposé dans la province de l'Ontario, au Canada, a été accusé de faire de la "concurrence déloyale". Si la province de l'Ontario voulait avoir sa propre assurance automobile, elle devait verser aux compagnies d'assurance l'équivalent, selon leurs estimations, du manque à gagner présent et futur sur les contrats d'assurances automobiles dans l'Ontario, un coût prohibitif pour la province.
Ainsi, les citoyens n'ont pas eu le droit de faire valoir leur droit souverain à la démocratie pour établir un système d'assurance automobile alternatif à but non lucratif.

Dans un autre cas, le service postal privé UPS a exigé de la Poste Canadienne des compensations financières pour perte d'opportunités commerciales, ce qui signifie qu'avec les accords de libre-échange, la Poste Canadienne serait tenue de dédommager UPS de tous les contrats supplémentaires qu'elle aurait eus s'il n'y avait pas eu de service public postal. Le syndicat de la Poste canadienne a porté l'affaire devant les tribunaux, disant que cet accord constitue une violation de la constitution canadienne.

Après l'entrée en vigueur de l'ALENA, le groupe américain Ethyl a attaqué en justice le gouvernement canadien, pour "pertes d'opportunités commerciales" d'un montant estimé à 250 millions de dollars et pour "entrave aux activités commerciales" parce que le Canada avait interdit le MMT, un additif pour l'essence produit par Ethyl que les autorités canadiennes considéraient comme carcinogène.

Craignant de perdre le procès, les autorités canadiennes ont cédé, acceptant de lever l'interdiction du MMT, de verser à Ethyl une compensation de 10 millions de dollars, et d'annoncer publiquement que le MMT n'était pas dangereux, malgré des études scientifiques prouvant le contraire. La Californie a également interdit ce produit dangereux pour la santé; cette fois-ci, une compagnie Ethyl dont le siège était au Canada a attaqué la Californie en se prévalant de l'ALENA pour dénoncer une entrave déloyale au libre échange.

Les accords internationaux de libre échange comme le Gatt et l'ALENA ont précipité l'acquisition par des groupes privés de marchés locaux, écrasant les petites entreprises et les collectifs de travailleurs. Avec l'Alena, les emplois plus rémunérateurs en Amérique ont disparu quand les entreprises ont fermé leurs portes pour sous-traiter la production au Mexique où la main d'œuvre est moins chère.
Parallèlement, des milliers de petites entreprises mexicaines ont dû cesser leur activité. Le Mexique était inondé de maïs et de produits laitiers bon marché, produits industriellement en quantités énormes par les compagnies agro-industrielles (largement subventionnées par l'Etat), ce qui a ruiné les agriculteurs et les distributeurs mexicains et provoqué l'exode de nombreux agriculteurs pauvres. Les compagnies US qui se sont récemment installées proposent des emplois avec des salaires de misère et des conditions de travail épouvantables.

En règle générale, le libre échange a entraîné une augmentation importante de la pauvreté du côté mexicain de la frontière.

A nous, Américains du Nord, on explique que pour rester compétitifs à cette époque de mondialisation, il va falloir augmenter le rendement tout en réduisant les coûts de production et les coûts salariaux - en d'autres termes, travailler davantage pour gagner moins.

Et c'est en fait ce qui se produit: la semaine de travail s'est rallongée de 20% (de 40 heures à 46 et même 48 heures) et les salaires ont baissé au cours du règne de George W Bush. Les services sociaux reçoivent moins de crédits, et nous, nous acceptons davantage de concessions sur les salaires, nous subissons davantage de restructurations, de déréglementations, et de privatisations. Ce n'est que grâce à ces "rajustements", nous dit-on, que nous pouvons espérer lutter contre les forces impersonnelles de la mondialisation qui nous entraînent. En fait, il n'y a rien d'impersonnel à ces forces. Les accords de libre échange, y compris les plus récents qui n'ont pas encore été soumis au Congrès américain ont été consciemment élaborés par le Grand Capital et ses sous-fifres au gouvernement pendant un certain nombre d'années dans le but de mettre en place une économie mondiale déréglementée qui annihile tout contrôle démocratique sur les pratiques commerciales.
Les citoyens d'une province, d'un état ou d'un pays, ont de plus en plus de mal actuellement à obtenir des autorités qu'elles imposent des systèmes de protection ou qu'elles développent de nouvelles formes de créations dans le secteur public de peur que leur décision soit rejetée par quelque comité auto proclamé de libre échange international.

Ce sont d'habitude les grandes puissances qui exigent que les petits pays pauvres renoncent à leur système de protection sociale et les subventions qu'ils donnent à leurs producteurs locaux.
Mais de temps en temps, les choses peuvent prendre un tour différent. Ainsi, fin 2006, le Canada a soulevé à l'OMC la question des subventions que reçoivent les agriculteurs américains et qui "faussent la concurrence", et, en particulier, les sommes énormes qui sont distribuées par le gouvernement aux gros producteurs céréaliers.

Ce débat a également permis de mettre en cause l'ensemble du système des subventions agricoles aux Etats-Unis qui s'élèvent à plusieurs milliards de dollars. Avant cela, en 2005, l'OMC avait déjà condamné les aides aux producteurs de coton américains qui "faussaient la concurrence".

Une étude réalisée par Oxfam International montre qu'au moins 38 pays en voie de développement sont plus particulièrement touchés à cause de la concurrence déloyale due aux subventions agricoles que distribuent les US et l'UE.

Pendant ce temps, aux US, le gouvernement s'arrangeait pour faire insérer une clause spéciale dans les négociations commerciales qui ne permettrait pas aux pays membres de l'OMC de dénoncer la distribution illégale de subventions agricoles et mettrait ces subventions à l'abri d'une décision du groupe spécial d’arbitrage de l’OMC.

Ce qu'on oublie de dire, c'est que l'ALENA et le Gatt constituent une violation de la constitution américaine, dont le préambule dit clairement que le pouvoir souverain est entre les mains du peuple.

"Nous, peuple des Etats-Unis … établissons cette constitution des Etats-Unis d'Amérique" (…). Dans l'Article I, partie 7, c'est le président (et non pas un vulgaire comité de commerçants) qui a le pouvoir d'opposer son veto, et qui est susceptible d'être révoqué à la majorité des deux tiers des suffrages au Congrès.
(…)
Il n'y a absolument rien dans la constitution qui autorise un comité de commerce international à s'ériger en arbitre suprême avec des pouvoirs plus importants que les pouvoirs judiciaires exécutifs et législatifs.

L'Article VII, il est vrai, stipule que la Constitution, les lois fédérales et les traités constituent la Loi suprême du territoire national, mais ce n'était certainement pas dans le but d'y inscrire des traités qui évincent les lois elles-mêmes et la souveraineté du peuple et de ses représentants.
Pour éviter les débats au Sénat, l'ALENA et le Gatt ont été appelés "accords", plutôt que "traités", une ruse sémantique qui a permis au président Clinton de se passer du vote à la majorité des 2/3 au sénat et éviter tout processus d'amendement du traité.

L'OMC a été approuvée par une session bancale du congrès qui s'est tenue après les élections au Congrès de 1994 et avant la prise de fonction officielle des nouveaux élus.
Aucun des candidats à cette élection n'a expliqué aux électeurs qu'il s'agissait en fait de soumettre les Etats-Unis à l'obligation perpétuelle de veiller à ce que la législation nationale n'entre pas en conflit avec les diktats du libre échange international.

Ce qui est réduit à néant ici, c'est non seulement un certain nombre de bonnes lois qui traitent de l'environnement, des services publics, du droit du travail, et de la protection du consommateur, mais également le droit même de les promulguer. La souveraineté du peuple elle-même est cédée au profit d'une organisation du commerce ploutocrate et secrète qui prétend exercer un pouvoir plus important que celui du peuple, de ses tribunaux et de sa législation. Nous avons affaire ici à un coup d'état mondial perpétré par le grand capital sur les nations du monde.

La mondialisation, c'est une extension logique de l'impérialisme, une victoire de l'empire sur la république, de la finance internationale sur la production locale et la démocratie des états nations (même si elle est imparfaite).

Récemment, cependant, grâce aux manifestations populaires, plusieurs accords commerciaux multilatéraux ont été interrompus ou rejetés. En 1999, des manifestations contre le libre échange ont eu lieu dans 41 pays, de la Grande Bretagne à la France, en passant par la Thaïlande et l'Inde. En 2000-1 il y a eu des manifestations à Seattle, Washington, Sydney, Prague, Gènes et dans divers autres endroits.

En 2003-4, les pays pauvres, ayant pris conscience que le libre échange constituait une escroquerie, ont refusé de renoncer au peu de souveraineté qui leur restait encore. Avec la résistance populaire, de plus en plus de dirigeants hésitent à signer de nouveaux accords commerciaux.

Qu'en est-il de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire?

Le débat sur la mondialisation pour certains journalistes marxistes (mais pas chez tous) se résume à la question de savoir si la nouvelle "internationalisation" du capital va réduire à néant la souveraineté nationale et l'état nation. Ils ressassent ce point en excluant les questions comme les accords de libre échange et l'OMC. Invariablement, ces observateurs en arrivent à dire que l'état nation joue encore un rôle clé dans l'impérialisme capitaliste, que le capital – tout en étant mondial dans son champ d'action – n'est pas international mais lié à certains pays spécifiques, et que la mondialisation est à peine plus qu'un autre nom pour le monopole des investissements de capitaux à l'étranger.

Le problème (…) avec cette position c'est qu'elle ignore le coeur même de la lutte actuelle c'est que ce n'est pas seulement la souveraineté nationale qui est en danger, c'est la souveraineté populaire.

Des millions de personnes dans le monde entier sont descendues dans la rue pour manifester contre les accords de libre échange. Parmi elles, des agriculteurs, des travailleurs ouvriers, des étudiants et des intellectuels (y compris de nombreux marxistes qui une vision de la situation beaucoup plus lucide que ceux cités plus haut) tous étant conscients que quelque chose de nouveau se prépare et ils veulent être présents dans ce mouvement.

Dans son sens actuel, le terme de mondialisation signifie une nouvelle étape de l'expropriation internationale, destinée, non pas à éliminer l'état nation mais à laminer ce qui reste de droits démocratiques permettant de protéger le revenu social et de restreindre le pouvoir des grands groupes transnationaux.

Les accords de libre échange, de fait, rendent illégaux tous les statuts et les réglementations qui restreignent d'une façon ou d'une autre les investissements privés. Appliqués à la lettre, ces accords signent la fin des protections sociales même imparfaites que les peuples ont réussi à cumuler après des générations de luttes quand les politiques publiques étaient souveraines.

Avec les accords de libre échange tous les services publics peuvent être complètement laminés pour la bonne raison qu'ils font perdre des opportunités commerciales aux investisseurs privés.

C'est ainsi que des hôpitaux publics peuvent se voir infliger des amendes sévères sous prétexte qu'ils enlèvent des marchés au secteur privé; les systèmes publics de distribution d'eau, les écoles publiques, les bibliothèques publiques, les logements publics et les transports publics sont coupables de priver leurs homologues du privé d'opportunités commerciales. Il en va de même pour la sécurité sociale, la Poste et les assurances automobiles publiques. Les lois qui tentent de protéger l'environnement, les droits des travailleurs ou la santé des consommateurs ont été rejetées parce qu'elles constituaient des "obstacles " au libre échange.

Ce qui est également rejeté implacablement, c'est le droit d'avoir de telles lois. C'est là le point le plus important de tous et celui qui est le plus fréquemment oublié par l'ensemble des formations politiques, de droite comme de gauche.

Avec ces accords de libre échange, les droits à la propriété intellectuelle ont été placés au-dessus de tous les autres droits, y compris celui de vivre dans un environnement sain, le droit à des services publics abordables et le droit à une parcelle de démocratie économique. Au lieu de cela, un nouveau droit a reçu un statut absolutiste, le droit des entreprises à faire des bénéfices.

Il a été utilisé pour museler les travailleurs et leur interdire de développer un secteur public qui serve leurs intérêts.

Le droit fondamental à la liberté d'expression est ignoré quand le "dénigrement d'un produit marchand" est considéré comme une entrave au libre échange. Quant à la nature elle-même, elle est accaparée et privatisée par les groupes transnationaux.

La lutte contre le libre échange c'est donc la lutte pour le droit à la démocratie politico-économique, aux services publics, et à un revenu social – c'est à dire le droit de ne pas être pieds et poings liés au grand capital.

Nous sommes à une nouvelle période radicale de la lutte des classes que certains marxistes (trop plongés dans la théorie classique et bien mal informés des politiques publiques actuelles) semblent n'avoir pas comprise.

Incarnée par les accords de libre-échange, la mondialisation n'a pas grand-chose à voir avec le commerce et est tout sauf libre. Elle profite aux pays riches au détriment des pays pauvres, et aux classes riches d'un pays au détriment des citoyens ordinaires. C'est le nouveau spectre qui hante le même vieux monde.

''Michael Parenti’s recent books include The Assassination of Julius Caesar (New Press), Superpatriotism (City Lights), and The Culture Struggle (Seven Stories Press).

..................................................................................................................................
NB
Pour les références aux citations, voir l'article original

Les titres dans l'article et les photos ont été rajoutés par mes soins.

Notes annexes:
Plus d'infos:

Chikungunya : La piste du neem-tree

The neem tree - a case history of biopiracy

A visiter absolument
ce site "Stratégies planétaires"

L’éthanol et le prix de la tortilla mexicaine, par Noam Chomsky.
dans Le Grand Soir.


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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 17:22
C'est trop important ,faut diffuser(je ne voulais pourtant pas continuer ce blog)Vous croyez vraiment  que c'est pour le bien des peuples Européens qu'ils reviennent à la charge ,par n'importe quel moyen? .Pourquoi le  medef et le Busenesseurope applaudit?Par générosité?


http://www.marianne2007.info/Etienne-Chouard-Avec-le-traite-modificatif,-les-chefs-d-etat-violentent-leurs-peuples-_a1625.html


Etienne Chouard : « Avec le traité modificatif, les chefs d'État violentent leurs peuples »
Etienne Chouard, simple citoyen et blogueur, avait dynamité la campagne du TCE en 2005 en présentant des arguments lisibles et accessibles à tous. Il donne son avis sur le Traité modificatif européen.

 
Je viens de lire le projet de « traité modificatif » du Conseil européen et j'en ai encore des bosses sur la tête. Tout d'abord il faut expliquer qu'il s'agit d'une feuille de route, ce n'est pas encore un nouveau Traité. Il faut être prudent sur la critique car on ne connaît pas encore le contenu du futur document. Mais en lisant cette simple feuille de route, j'ai sursauté à tous les paragraphes. Il est souvent répété dans ce document que les travaux de la Convention Giscard de 2004 devront être intégrés dans le Traité. Cela signifie tout simplement que le Traité constitutionnel Européen, celui qui a été conçu par la Convention Giscard et qui a été expressément refusé par les Français et les Hollandais, à quelques détails près, va nous être imposé par la voie parlementaire.

J'analyse cette démarche autoritaire des exécutifs contre leur propre peuple comme une reprise du viol politique qui dure depuis cinquante ans - et qui n'a été interrompu que par les cris de la victime le 29 mai 2005, le temps qu'on lui remette rapidement son bâillon

Le mot Consitution est proscrit
Dans le détail du texte, c'est indéniable, il y a un certain nombre de changements. Mais c'est surtout le fait d'évolution de la terminologie pour effacer l'idée qu'il s'agirait d'une constitution. Ainsi les termes de « loi » et « loi cadre » sont abandonnés au profit de « règlements » et « directives » qui n'évoquent pas ce coté institutionnel, et l'usage du mot « Constitution » est expressément proscrit. Mais ce sont des détails, des manoeuvres rhétoriques.

En réalité, ce texte est un danger pour ce qu'il dit, mais aussi pour ce qu'il ne dit pas : il ne permet toujours pas le contrôle des pouvoirs (personne n'est responsable de ses actes dans les institutions européennes) ; l'exécutif bénéficie toujours de la même confusion des pouvoirs sur des sujets cachés (sous le nom trompeur d'« actes non législatifs » et de « procédures législatives spéciales », art. I-34 et I-35 du TCE) ; il laisse perdurer l'extravagante dépendance des juges européens envers les exécutifs qui les nomment (art. I-29.2), et n'organise pas l'indépendance des médias ; la Banque centrale y a toujours une mission chômagène favorable aux rentiers (I-30.3) ; les citoyens y sont toujours aussi impuissants contre les abus de pouvoir ; etc.

Ce processus est un coup d'Etat
En fait, le plus important dans cette affaire est soigneusement éludé dans les débats par les politiciens de métier, vous le constaterez : les hommes ont inventé le concept de Constitution non pas pour organiser les pouvoirs (qui sont bien capables de s'organiser tout seuls) mais pour affaiblir les pouvoirs, pour les diviser, pour les contrôler. Ceci est essentiel. Donc, de la même façon que ce n'est pas l'étiquette « Constitution » qui est dangereuse pour les citoyens, ce n'est pas l'absence d'étiquette « Constitution » qui peut nous rassurer : ces institutions, par les pouvoirs qu'elles mettent en place, sont une Constitution par nature et elles sont, par là même, dangereuses pour tous ceux qui vont obéir à ces pouvoirs ; et nous sommes bien fous de laisser les exécutifs écrire eux-mêmes les limites et les contrôles de leurs propres pouvoir.

En proclamant que leur texte n'est plus une constitution, les auteurs sont en situation d'abus de pouvoir caractérisé : il ne leur appartient pas d'écrire ce texte - la Conférence Inter Gouvernementale (CIG) est profondément illégitime dans ce rôle - et pas davantage de le requalifier. Ce processus malhonnête est un coup d'État de nos propres exécutifs contre les principes de base de la démocratie.

------------------------
Voir : Le site d'Etienne Chouard , professeur à Marseille, alerté par le « plan A » du « traité constitutionnel » européen en 2005 et défenseur d'un « plan C » : une constitution citoyenne, écrite par et pour les citoyens, aussi bien en France qu'en Europe.

Mardi 26 Juin 2007


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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 10:44
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22948


Sarko, un bilan pour un projet

Monsieur Sarkozy n’arrive pas à la présidentielle sans bilan. Il semble important d’analyser celui-ci afin d’apprécier son projet à la lumière de son passé.

A ceux qui s’apprêtent à voter, Nicolas SARKOZY ne vient pas de nulle part. Il a été ministre d’Etat pendant ces cinq dernières années et président du parti au pouvoir.

Aussi, afin de se faire une idée, voilà ci-après, pour ceux qui, flattés par des beaux discours, les auraient oubliés, quelques-uns des projets et mesures du gouvernement dont il est coresponsable :

Une distribution sans pareille d’argent aux plus fortunés...

.- Amnistie fiscale pour la relocalisation des capitaux en France.

-  Le seuil des appels d’offre publics (commandes publiques) qui ne nécessitent ni publication ni contrôle a été fortement relevé (il est passé de 45 000 euros à 90 000 euros), ce qui facilite l’attribution des marchés à leurs amis.

-  Sous l’alibi de difficultés rencontrées lors de la canicule de l’été 2003, de larges subventions sont accordées en 2006 aux maisons de retraites du privé (sans véritable contrôle des engagements) alors que beaucoup de ces établissements sont très rentables (jusqu’à plus de 30% de bénéfice) et pourraient investir eux-mêmes dans la réfection de leurs établissements.

-  La baisse des impôts sur les successions avantage ceux qui possèdent un gros patrimoine.

-  Un crédit d’impôt sur les charges lié au personnel de maison (intéressant pour ceux qui ont des domestiques).

-  Un élargissement du prêt à taux zéro aux revenus jusqu’à 7 000 euros mensuels.

-  La réforme fiscale (sept. 2005) donne des avantages aux plus riches (ISF, plafonnement des impôts sur le revenu, exonérations sur les donations).

-  Une large exonération de l’ISF (impôt sur les grandes fortunes) sur les grosses ventes d’actions (oct. 2005). Une mesure pour les plus riches (en particulier les PDG des grands groupes dont certains ont quitté leurs entreprises avec des sommes incroyables).

... tout en demandant aux autres de se serrer la ceinture :

-  Suppression d’un jour férié : taxation inégalitaire qui ne porte que sur les revenus salariés (et pas sur les revenus financiers).

-  En janvier 2004, la PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) remplace différents anciens dispositifs, au passage c’est 1 300 euros en moins pour 40 000 mères en situation de précarité.

-  L’augmentation du SMIC bien que promise a été reportée à plusieurs reprises.

-  Diminution des aides familiales

-  Une diminution des rentes pour les veuves (pensions de réversion).

-  Une réduction des intérêts des investissements populaires : Livret A, Codevi (juillet 2005)

-  Une large augmentation des tarifs des services dits " publics ", en particulier du gaz (plus de 20% sur une seule année)

-  Le projet de loi sur le "crédit hypothécaire rechargeable". Sous l’apparence de donner plus de possibilité de crédit, le gouvernement va fragiliser encore plus les ménages à bas revenus qui vont, avec cette loi, se risquer à hypothéquer leur propre logement (une loi faite pour les banques mais certainement pas pour les familles précaires qui risquent de se surendetter et de perdre pour trois fois rien leur logement).

Le copinage en veux, tu en voilà :

-  La vente par privatisation, bradée pour 35 millions d’euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l’actif est évalué à 450 millions d’euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul PDG nommé au conseil d’analyse économique mis en place par le gouvernement). En parallèle, l’Etat (c’est-à-dire tous les contribuables) prend à sa charge le financement du plan social et verse 100 millions d’euros à l’entreprise. Le coût social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables alors que Butler prévoit d’empocher un bon bénéfice.

-  La privatisation des autoroutes avec un appel d’offres restreint à certaines entreprises sélectionnées par le gouvernement (août 2005).

-  Amnistie de Guy Drut (mai 2006) condamné pour recel d’abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis) sous le couvert d’une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour justifier la possibilité d’amnistier des personnes connues.

-  La mariée " Gaz de France " est habillée avec l’argent du contribuable (30% d’augmentation des prix en quelques mois) en vue de l’offrir au groupe privé Suez.

-  La vente du parc immobilier avec des procédures d’appel d’offres qui permettent de sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux privatisés, les acheteurs les louent à l’Etat (c’est-à-dire tous les contribuables) au prix fort.

-  Des mesures clientélistes auprès de différentes entreprises.

Une justice à deux vitesses :

-  Une nouvelle loi propose aux accusés s’ils "plaident coupable" d’être directement jugés par les procureurs sans passer par un juge. Lorsqu’on sait que les procureurs sont nommés par le gouvernement, les amis de ce dernier en peine avec leurs affaires vont pouvoir se passer de juge. A l’inverse, ceux qui n’ont pas d’amis bien placés vont subir la pression des procureurs et risquent d’avouer des faits qu’ils n’ont pas commis. A noter qu’aux Etats-Unis où une forme de " plaider coupable " est appliquée, les droits de la défense sont beaucoup plus développés.

-  Dans cette même loi (dite " Perben 2), les "écoutes" sont facilitées sans véritable contrôle et au détriment des libertés individuelles.

-  Au passage, après tout un battage qui a duré des mois, la commission qui s’est réunie après les erreurs du procès d’Outreau n’a débouché sur rien.

Une réforme des retraites :

-  Pour ceux qui n’auraient pas bien lu les textes, la loi sur les retraites est plus que dure. Il faut comptabiliser 160 trimestres travaillés (40 ans) pour toucher pleinement sa retraite. En dessous, c’est 5% de retraite en moins par année manquante. A noter que les années au chômage ne sont pas comptabilisées. Aussi, si vous avez commencé à travailler à 25 ans (après des études par exemple) et que vous avez été tout au long de votre vie cinq ans sans emploi (ce qui est de moins en moins rare), vous toucherez pleinement votre retraite à 70 ans. Mais comme vous n’en aurez sans doute pas la force et comme les entreprises ne vous embaucheront plus à cet âge, vous partirez au mieux avec une retraite à 50% à l’âge de 60 ans. Pour ceux qui ne trouveront pas de travail après 50 ans, ils peuvent oublier leur retraite.

La santé au rabais :

-  Suppression de l’aide médicale de l’Etat (aide médicale gratuite) pour les plus démunis.

-  Augmentation de 20% des frais hospitaliers journaliers.

-  Augmentation des frais médicaux restant à la charge de l’assuré (ticket modérateur).

La recherche est freinée :

-  En même temps que l’argent public est dilapidé pour le distribuer à ces amis, le gouvernement a réduit les budgets de la recherche de plus de 25% par an à partir de 2002, alors que la recherche est un élément vital pour notre avenir.

L’éducation publique est malmenée :

-  Les effectifs d’enseignants ont été réduits en masse. Jusqu’à -30% dans les recrutements, ceci sans véritable base de planification pluriannuelle.

-  La suppression de plusieurs filières universitaires, c’est le cas de l’anthropologie par exemple (avril 2005)

-  La volonté de privatiser progressivement l’Education nationale. Il a été question notamment un moment de décaler l’âge d’entrée en maternelle au profit des crèches privées. En perspective, une démarche en deux temps : décentralisation puis privatisation. C’est le cas pour certains personnels techniques. En test dans quelques départements, la privatisation des locaux des lycées avec mise à disposition du personnel technique par l’opérateur privé.

Le travail et l’emploi, tout pour les gros actionnaires :

-  De nombreuses mesures en faveur des entreprises (politique dite de l’"emploi") mais sans véritables contreparties exigées par l’Etat. Les entreprises peuvent empocher l’argent puis externaliser sans garantie d’embauche ou délocaliser leurs activités. A noter que les choses se passent en famille puisque le propre frère de Nicolas Sarkozy est vice-président du MEDEF (le syndicat patronal).

-  Un élargissement de la capacité de licenciement pour les entreprises (oct. 2004) en utilisant la nouvelle notion de " risque vis-à-vis de la compétitivité".

-  La suppression des " emplois jeunes ". Les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver un travail rémunéré normalement. Les grandes entreprises qui ont pignon sur rue leur proposent des stages sous-payés qui sont prolongés des mois alors qu’ils les exploitent sans apporter de formation, puis les virent à la fin de ces supposés stages. Certaines entreprises demandent même aux personnes de s’inscrire à l’université pour pouvoir bénéficier des conventions de stages alors qu’il s’agit d’emploi standard.

-  Le CPE "contrat première embauche" (février 2006) voté de force en utilisant l’article 49.3 et sans consultation préalable des organisations syndicales, qui a été finalement retiré après des mois de grèves dures des lycéens et étudiants malgré des tentatives de manipulation et une répression sévère. Cette loi permettait notamment aux entreprises de pouvoir licencier à tout moment sans justificatif pendant une période de deux ans.

-  L’autorisation pour les entreprises de faire travailler leurs salariés le dimanche se développe. C’est le cas notamment pour les centres d’appels (déc. 2004). Dur pour les employés, dur pour les consommateurs qui peuvent s’attendre à recevoir des appels le dimanche.

-  La transformation du RMI en RMA : pas de véritable statut de salarié, calcul des points de retraite au taux de 25%.

L’environnement, des actes à l’opposé des beaux discours :

-  La suppression au cours de l’été 2004 de la loi sur l’environnement qui instaurait en particulier le principe du pollueur/payeur (rééquilibrage de la charge entre grand public, industriels et agriculteurs), et qui limitait les contrats entre les collectivités et les entreprises de traitement d’eau à douze ans maximum, etc. Ceci remet en cause pour de nombreuses années les principes qui étaient portés par cette loi. En gros, le gouvernement a préféré développer une industrie de la dépollution financée par le grand public plutôt que de sanctionner les pollueurs.

-  Une baisse du budget de plus de 30% pour l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui est la structure publique en charge de l’environnement.

-  L’autorisation de chasse des oiseaux dès le mois d’août, alors que certaines espèces sont encore en période de migration et de nidification (juin 2005).

-  Un décret autorise l’épandage de fientes de poulets et du lisier de porc (juin 2005).

-  Une loi OGM votée en urgence (un seul passage dans les assemblées) sans véritable consultation (mars 2006), et qui offre très peu de garanties. Le gouvernement n’a pas appliqué les directives européennes pour la traçabilité des cultures OGM, du coup on n’a aucune maîtrise des cultures OGM en France et les contribuables sont amenés à payer les amendes en conséquence.

-  Au niveau nucléaire, l’attribution dans la précipitation des marchés pour les projets ITER et de l’EPR qui n’ont pas fait l’objet d’études suffisamment approfondies.

-  La révision de la loi sur le littoral. L’objectif de cette révision est de laisser aux maires la décision sur les développements urbanistiques en bord de mer ou au bord des lacs. Alors qu’il y avait dans la loi initiale un contrôle coordonné au niveau national, là, on laisse le champ libre aux maires qui peuvent faire l’objet de pressions de la part des opérateurs immobiliers. Un premier projet immobilier est d’ores et déjà en débat au bord du lac d’Annecy.

Malaise dans la police, une politique du tout-répressif qui donne peu de résultats :

 La suppression de la police de proximité. Au lieu d’avoir des policiers qui connaissent bien le terrain, on envoie uniquement le jour où il y a des problèmes des cars de CRS, ce qui alimente encore plus les tensions et ne permet pas de résoudre les enquêtes.

-  La distribution des pistolets Tazer - pistolets avec décharge électrique - aux policiers (déc 2004) sans cadre règlementaire, alors qu’on sait qu’il y a eu des accidents et des débordements aux Etats-Unis avec ce type d’arme.

-  L’attribution de primes au mérite. Pour se faire bien voir, certains policiers n’hésitent pas à multiplier les PV, en particulier aux automobilistes.

-  Nicolas SARKOZY envisage de mettre en place la "police civile citoyenne" (janv. 2006), des civils sans véritable formation qui se transforment en policiers. Le retour des milices ?

-  La multiplication des rafles dans plusieurs grandes villes. A Paris, sur la place de la République, une rafle est même organisée lors de la distribution des repas par les Restos du cœur (fév. 2007).

-  La politique quasi uniquement répressive, malgré un recrutement massif de policiers, donne de mauvais résultats avec le constat d’une forte augmentation des violences aux personnes.

-  Le malaise chez les policiers. C’est une des premières fois qu’un syndicat de gauche (UNSA Police) opposé au gouvernement Sarkozy / UMP sort majoritaire des élections syndicales dans la police.

Logement, attention à l’arnaque :

-  L’offre "des maisons à 100 000 euros avec terrain compris" est une véritable arnaque : le terrain n’appartient pas en fait à la personne acheteuse ! Il reste propriété de la mairie. Impossible de revendre la maison dans ces conditions. En plus, le prix reste cher en province pour un bâti (hors terrain) de 70 m2.

-  Fin janvier 2007, le gouvernement a le culot d’envisager d’appeler "loi Abbé Pierre" la future loi sur le logement opposable alors que le même gouvernement a augmenté largement la précarité. Au passage deux personnes d’Emmaüs sont restées en garde à vue pendant 24h car elles avaient hébergé une personne sans lui avoir demandé ses papiers. La Fondation Abbé Pierre a refusé que la loi porte son nom.

-  La location de pièce unique de moins de10 m2 est autorisée (mai 2005). Vivre dans une pièce de 7 m2, c’est quand même pas très agréable.

-  Le projet de loi sur le "crédit hypothécaire rechargeable" ou comment récupérer à faible coût les logements des familles endettées.

Economie, dilapidation de l’argent et mauvaise gestion :

-  L’Etat vend tous ses actifs (l’or de la banque de France, des milliers de m2 à Paris et dans d’autres grandes villes, ses participations dans les anciennes entreprises publiques, etc.). Et dans certains cas, l’Etat est ensuite amené à louer au prix fort ce qu’il a vendu.

-  Le budget de l’Elysée a été multiplié par 9 !

-  Un déficit public de 3,7% du PIB en 2004 après 4,2% en 2003

-  Une dette publique de 65,6% du PIB en 2004, après 63,9% en 2003, selon les chiffres de l’Insee.

-  Le 30 mai 2006 Philippe Seguin, président de la Cour des comptes (pourtant proche du parti au pouvoir), fait état d’une manipulation budgétaire : le déficit de l’Etat pour 2005 serait de plus de 49 milliards (certains analystes de la Cour des comptes parlent de plus de 53 milliards !) au lieu des 43,5 milliards annoncés par le gouvernement.

Et après tout cela, on se demande pourquoi la précarité augmente (les personnes dites SDF - sans domicile fixe - sont de plus en plus nombreuses), pourquoi le pouvoir d’achat des Français a diminué ...

Nicolas SARKOZY qui a été ministre d’Etat, ministre des Finances et ministre de l’Intérieur de ce gouvernement, ainsi que président de l’UMP, parti majoritaire à l’Assemblée nationale (et qui a voté toutes ces lois) peut parfois convaincre avec ces beaux discours à l’approche de ces élections, mais qu’est-il de ses actes ?

Il se présente comme le " sauveur ", le chantre de la " rupture " mais il est pleinement coresponsable de la situation. Et si on regarde certains des projets de sa candidature, on y voit une accélération encore plus importante des discriminations économiques et sociales, de la désintégration de notre société, et tout cela au profit des plus riches.


 

 

 
 

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 22:05
http://www.altermonde-levillage.com/spip.php?article10503


RESISTANCE, MAIS QUELLE RESISTANCE ?
Matière à réflexion

samedi 2 juin 2007 par Patrick MIGNARD

Il y a des mots qui inspirent, à juste titre, tellement le respect que l’on ne se donne même plus la peine de les expliquer et, ce qui est plus grave, de les utiliser à tort et à travers, au risque souvent de le faire à contre emploi ou dans un contexte totalement inadéquat.

Tel est le cas du mot RESISTANCE.

C’est à bien y regarder, surtout dans la manière dont il est utilisé aujourd’hui, un concept qui se suffirait en lui-même tellement sa charge affective est puissante. Et pourtant… des précautions sont à prendre pour ne pas y perdre sa crédibilité.

CONTOURS ET LIMITES DE LA RESISTANCE

Résister c’est riposter aux attaques d’un adversaire, l’empêcher de gagner du terrain, d’atteindre nos forces vives et dans la mesure du possible de l’affaiblir pour pouvoir reprendre l’offensive et l’initiative dans le conflit qui nous oppose à lui.

La Résistance a, en France, un sens très particulier et renvoie à une période précise de notre Histoire. Vouloir faire un parallèle absolu serait absurde… ce qui ne veut pas dire que le terme « résistance » soit inadéquat et obsolète.

Aujourd’hui, la manière dont les gestionnaires du système marchand portent atteinte aux acquis sociaux, aux intérêts fondamentaux du plus grand nombre, à l’équilibre naturel de notre planète, exige, du moins pour les plus conscients – car toutes et tous ne le sont pas - , de réagir, de protester, de dénoncer… ceci n’est même pas discutable … Soit ! Le premier réflexe est de contrer, de résister à cette agression ! Mais encore ?

On sait pourquoi on résiste, contre quoi on résiste, mais comment allons nous résister ? Quel sens a cette résistance ?

La question du sens, comme son nom l’indique, est essentielle. Il ne s’agit pas seulement de l’aspect moral, éthique qui est incontestable, il s’agit aussi et surtout du sens historique… Je veux dire par là, comment se situe l’action, cette action dite « de résistance » dans le long terme, en terme de changement social, pas seulement en terme d’opposition, qui ne peut-être que formelle, à un système dominant ?

Dans ce « comment » il n’y a pas simplement la « manière de… », mais il y a implicitement la question du débouché,… de l’objectif. Or, même si une résistance peut-être active, voire passive et « héroïque »… on ne peut pas ne pas se poser la question de son objectif à moyen et long terme.

Aujourd’hui, cette interrogation ne figure dans aucune stratégie d’organisation politique… sinon en terme vague et plus ou moins affectif : un « monde meilleur », un « monde nouveau », une « société plus humaine » certains avancent même, mais prudemment, le « socialisme » ( ?),… mais lequel ?

Bref, les contours stratégiques de cette « résistance » sont loin d’être précis et définis. Mais il y a aussi une autre question autrement plus difficile.

QUELLE RESISTANCE AUJOURD’HUI

Si nous parlons de résistance aujourd’hui, se pose tout de même une question redoutable qui est celle de la légitimité du pouvoir en place. Quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter au regard du système politique électoral actuel, le pouvoir issu de ce processus est, aux yeux du plus grand nombre, légitime.

Que peut-être donc une « résistance » à un gouvernement légitime ? Certes, cela renvoie à la notion de légitimité… et tous les pouvoirs ont eu leur légitimité fondée sur bien des principes… Et l’Histoire nous montre qu’une légitimité populaire n’est pas le gage d’un régime politique acceptable et ce n’est pas parce qu’un pouvoir est légitime qu’il agit dans le sens de l’intérêt général.

Or, la résistance à un pouvoir est d’autant plus difficile que ce pouvoir est fondé sur une légitimité reconnue par le plus grand nombre… que cette légitimité soit populaire ou non. Par exemple, s’opposer au pouvoir de l’Eglise au moyen Age était difficile car sa « légitimité » était largement reconnue par le plus grand nombre.

De plus, le système actuel a beaucoup appris de son histoire, il va agir habilement, en donnant l’impression de… tout en sauvegardant ses intérêts fondamentaux.

Ne nous faisons pas d’illusions, le nouveau pouvoir conservateur en France aujourd’hui va connaître un certain nombre de « succès » qu’il saurait monter et valoriser médiatiquement. Par exemple il va réduire les statistiques du chômage et pas seulement en manipulant les chiffres… Comment ? En déréglementant le marché du travail, et en jouant à la baisse les salaires… et dans la foulée (si j’ose dire à propos d’un président-jooger), et avec le même procédé, il va réduire le nombre de délocalisations. Des réactions ? Oui il y en aura, mais elles seront limitées, et je ne suis pas sûr que les syndicats s’opposent à ces mesures avec conviction… et les médias monteront en épingle les « statistiques positives »…

J’exagère ? Mais il suffit de regarder la Grande Bretagne qui a fait sa « révolution conservatrice » depuis vingt ans et qui, d’après mes informations est loin d’être en état d’insurrection, de même que les USA.

On comprend donc, que dans cette situation, le principe de la Résistance n’est pas aussi facile à définir… sinon à en rester au simple niveau symbolique.

Quand on sait que la résistance à un pouvoir dictatorial, qui ne fonde sa légitimité que sur la force, est rarement soutenue, sinon reconnue, imaginons ce qu’elle peut être vis-à-vis d’un pouvoir qui se dit légitime, qui aux yeux de la loi l’est effectivement et qui plus est… est reconnue comme tel aux yeux d’une grande partie de la population… Ce qui est le cas aujourd’hui.

On sait quelle va être l’attitude des organisations politiques « de gauche » : le « trépignement médiatico-politique », la « dénonciation véhémente », la « course aux élus », les « manifestations suivies de délégations dans les préfectures », pétitions, collages d’affiches, manifestes, etc, etc…. C’est d’ailleurs cela qu’elles vont pompeusement. appeler « RESISTANCE ». On sait ce que vaut ce genre d’agitation

QUE FAIRE ?

Sans vouloir paraphraser les stratèges militaires, il est incontestable que « la meilleur défensive, c’est l’offensive ». Or, aujourd’hui le champ d’action sur lequel nous devons agir, nous n’en avons aucune maîtrise, l’adversaire lui y est comme un poisson dans l’eau, c’est son système, son terrain, ses règles, ses lois, ses mercenaires, ses « penseurs », ses médias… De plus, un affrontement frontal avec le système en place est irrémédiablement voué à l’échec,… échec militaire et échec politique.

La contestation, critique et dénonciation ne sont évidemment pas inutiles, à la condition qu’elles ne soient pas uniquement les seules formes d’action… ce qu’elles sont aujourd’hui… du moins dans l’esprit des organisations politiques qui ont la prétention d’ « organiser le changement »( ?)

Les vieilles formes de luttes, grèves, occupations d’entreprises sont à utiliser avec parcimonie. En effet, fort efficaces quand le système pouvait s’acheter la paix sociale par des concessions, elles sont aujourd’hui relativement obsolètes dans un système mondialisé.

La stratégie de résistance se décline en fait aujourd’hui à deux niveaux : celui des luttes et celui des perspectives. Il serait faux de croire que ces deux niveaux sont étanches l’un par rapport à l’autre. Au contraire ils sont en étroite implication.

Les luttes, essentiellement tactiques, doivent être adaptées à la situation actuelle en sachant bien qu’elles ont un champs relativement limité… le système n’ayant plus les moyens d’accorder des concessions…

Les perspectives, elles, sont stratégiques, autrement dit remettent en question les fondements du système en entraînant sa décomposition, relativisant les rapports sociaux actuels et montrant que d’autres rapports sont possibles et même souhaitables.

Ainsi la Résistance n’est pas qu’un mot un peu magique que l’on utilise pour cacher sa propre impuissance, ne reste pas un combat d’arrière garde, ce qu’elle est aujourd’hui, mais une offensive impliquant dans des rapports nouveaux, une stratégie nouvelles et des structures nouvelles, un ensemble toujours plus important de personnes.

Patrick MIGNARD
Voir aussi les articles :

« DE LA CONTESTATION »

« SUR LES STRUCTURES ALTERNATIVES »

« DUALITE SOCIALE /DUALITE DE POUVOIR »

« FORMES DE LUTTES EN PERIODE DE DECADENCE »

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 20:17
http://www.altermonde-levillage.com/spip.php?article10504


QUEL NOM LEUR DONNER ?....

samedi 2 juin 2007 par Patrick MIGNARD

QUEL NOM LEUR DONNER ?....

"Dis madame, je suis en prison ?..... je veux aller à l’école........on restera là longtemps ?"

Lorsque "au parloir" du Centre de Rétention Administrative du Canet à Marseille, des responsables du Réseau Education Sans Frontière et de la Ligue des Droits de l’Homme entendent une enfant de 8 ans, leur poser ces questions dans cet univers d’enfermement, elles disent leur révolte et leur volonté de rendre cette enfant à la liberté et à son école. Mais qu’en pensent les individus qui gardent cet enfant en prison avec toute sa famille ?

Qu’en pensent gendarmes et policiers dans leurs uniformes rutilants et sûrs de représenter, dans leurs fonctions, les valeurs de la République ?

Ce sont des êtres humains et qui revendiquent à juste titre cette qualité, ce sont des hommes et des femmes assurément bons pères et bonnes mères de famille qui une fois leur service terminé rentrent chez eux ; mangent la soupe avec leur famille, amènent leurs enfants à l’école ou au sport ; leur transmettent les valeurs de la République, vont pour certains à la messe le dimanche et même à confesse.

Oh je sais bien va-t-on me rétorquer : « Ce sont des fonctionnaires qui agissent en fonction de la loi, de procédures administratives rigoureuses, de décisions prises par un pouvoir à légitimité démocratique,… ». Mais la plupart, sinon tous, les actes sordides dans l’Histoire se sont fait avec la meilleure intention qui avait pour fondement, Dieu, la Patrie, la République, le Peuple,… Faut-il donner des exemples ?

Mais va-t-on me dire : « Le métier de policier et de gendarme est un métier difficile » Ca, je veux bien le croire, je dirais même, dans ces conditions, impossible,… mais est ce une raison suffisante pour faire et/ou cautionner des saloperies ? Est-ce une excuse ?

Une saloperie reste une saloperie même, et surtout, si la légitimité qui la fonde s’appelle « le peuple ».

Mais l’individu lui, dans sa personne, dans sa conscience à quoi pense-t-il ? Et d’abord pense-t-il ? et si oui à quoi ? Au sens de ce qu’il fait ? Ca ce n’est pas possible sinon il ne le ferai pas. Alors à quoi ?

Par un processus mystérieux et incompréhensible à mes yeux, il a déconnecté le sens de l’acte qu’ils commettent avec l’acte lui-même. L’acte n’a de sens qu’au travers de la procédure administrative qui le commande. Le sens de la vie ne peut-être qu’administratif ( ?). C’est un parfait instrument, un outil… en effet, le fusil ou la hache ne se posent aucune question quant à la fonction dans laquelle ils sont utilisés.

Se peut-il que ; quand on endosse son uniforme, on fasse un trait sur toute humanité et que l’on ne devienne qu’un rouage d’un processus administratif qui broie ses semblables ?… Il semble bien que ce soit le cas et même que ce soit une règle générale.

Comment peut-on qualifier les individus qui acceptent de cautionner de tels actes ? Des salauds ?, des lâches ?… Je crains que ce ne soient pas les bons termes car il n’y a chez eu aucune intention mauvaise, aucun remord, aucune intention perverse ou maligne… ils sont seulement des instruments…. Et, en guise de défense lorsqu’un jour des comptes leurs sont demandés ils revendiquent cet état : « Je n’ai fais qu’obéir aux ordres ! ». Alors ? Instruments ou êtres humains, conscients ou inconscients ? Je ne voudrais pas être à leur place.

L’image de la police et de la gendarmerie, et donc de notre société, déjà souillée du sang d’innombrables victimes est entrain de compléter l’étalage de ses « décorations » avec les larmes de peur de cet enfant.

Patrick MIGNARD
Toulouse mai 2007
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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 23:05
World Socialist Web Site www.wsws.org

Sarkozy prépare une thérapie de choc pour la France
Par Peter Schwarz
28 mai 2007

 

Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, tient à profiter de l’élan que lui confère sa victoire électorale pour faire passer rapidement cet été une série de projets de loi réactionnaires. C’est ce qu’a annoncé son premier ministre, François Fillon, au micro d’Europe1.

Ce faisant, Fillon n’a pas mâché ses mots. Il a dit que la France n’a pas seulement besoin d’une « rupture » (slogan de campagne de Sarkozy) mais d’un véritable « électrochoc ». Il a comparé le pays à un bolide de formule 1 : « La France, c’est une formule 1, il faut la conduire au maximum de ses capacités pour qu’elle soit au premier rang de la compétition internationale. »

Faisant allusion au prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, Fillon a déclaré : « La France a trop vu d’hommes politiques gagner avec des projets qui se brisent sur le mur des intérêts catégoriels. »

A présent, il voit une chance unique de concrétiser les « réformes » réclamées par les marchés financiers et qui avaient toujours échoué devant une forte résistance. « Avec 84 pour cent de participation et plus de 53 pour cent des votants, le succès de Nicolas Sarkozy constitue une occasion historique de transformer la France en profondeur. »

Le nouveau parlement qui sera élu les 10 et 17 juin prochains, devrait se réunir du 26 juin au 10 août en session extraordinaire pour voter les projets prioritaires du nouveau gouvernement. Fillon compte sur une « majorité très claire ». La faillite de la soi-disant « gauche » qui, après sa défaite électorale, est démoralisée et profondément divisée, la disposition des syndicats à collaborer avec Sarkozy et Fillon, ainsi que les transfuges des anciens « gauchistes » et d’activistes pro-environnement dans le camp du vainqueur de l’élection présidentielle rendent très probable la victoire de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) aux prochaines élections législatives.

C’est avant tout la nomination de l’ancien socialiste, Bernard Kouchner, au poste de ministre des Affaires étrangères du gouvernement qui représente pour Fillon un coup politique réussi. Elle aurait créé un « choc politique immédiat », a-t-il précisé sur Europe1. « Nous avons bousculé toutes les frontières partisanes, nous avons percuté tous les préjugés et les scénarios écrits d’avance ! »

Avant même son entrée en fonction, le président Sarkozy avait déjà courtisé les syndicats qui se sont déclarés prêts à collaborer avec le gouvernement. Lundi matin Sarkozy recevait à l’Elysée en compagnie d’Alain Juppé, le ministre de l’Ecologie et numéro deux du gouvernement, les représentants des neuf organisations de défense de l’environnement. Ces derniers s’en sont montrés ravis.

« C’est une étape historique », a dit Alain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux. « Pour la première fois, on a pu parler de biodiversité sans qu’on nous traite d’intégristes. » L’écologiste et écrivain bien connu, Nicolas Hulot, s’est extasié en disant, « Ils nous ont regardés sans préjugés. L’écologie est sortie de son ghetto. » Et même Yannick Jadot de Greenpeace a remarqué des « signes d’ouverture ».

Dans l’après-midi une autre réunion a eu lieu, en présence de Hulot et du philosophe et combattant de la résistance, Edgar Morin, âgé de 85 ans, avec des experts de la climatologie et de la biodiversité. Eux aussi ont accepté les accolades de Sarkozy et de Juppé. « Par la seule présence d’Edgar Morin, il [le débat] a pris une tournure humaniste, et a porté sur une approche globale, » a appuyé le spécialiste de la biodiversité, Yvon Le Maho. « L’expertise et la façon pour les politiques de faire le tri entre des théories différentes, a été au coeur de la discussion. »

Sarkozy a promis de tenir à l’automne un « Grenelle de l’environnement », une rencontre entre des représentants du gouvernement, des associations environnementales, des syndicats et des associations patronales pour définir des mesures concrètes à mettre en oeuvre pour la sauvegarde de l’environnement. Le terme de « Grenelle » fait référence aux Accords signés entre les syndicats, les associations patronales et le gouvernement en mai 1968 afin d’étouffer la grève générale de l’époque. Les négociations s’étaient déroulées au ministère du Travail, rue de Grenelle.

Le ralliement de protecteurs des animaux, de l’environnement et de défenseurs de droits de l’homme au gouvernement droitier de Sarkozy requiert une étude plus poussée. Ces derniers sont en grande partie issus de la classe moyenne supérieure et traitent leurs objectifs comme s’ils étaient totalement coupés des grandes questions sociales. Le sort de la classe ouvrière les laisse indifférents ou hostiles.

C’est ainsi qu’ils procurent à Sarkozy une couverture « progressiste » pour ses attaques contre les acquis sociaux et les droits démocratiques. Le gouvernement ne s’empare pas des thèmes humanitaires et environnementaux sans considérer son intérêt personnel. C’est ainsi que la politique climatique qui joue un rôle important dans le ministère de Juppé peut servir d’excellent moyen de pression à l’encontre des Etats-Unis qui jusque-là se sont opposés à tous les accords climatiques. Et le ministre des Affaires étrangères, Kouchner, cofondateur de Médecins sans frontières, passe, depuis la guerre en Bosnie et au Kosovo, pour être un expert en avançant des critères « humanitaires » pour justifier les guerres impérialistes.

De plus, Juppé et Sarkozy ont montré clairement qu’en ce qui concerne les questions environnementales touchant les intérêts des groupes français ils ne cèderaient pas. Ceci s’applique notamment au développement et à la production d’aliments transgéniques et à la construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR.

Il existe une certaine division de travail entre le président Sarkozy et le chef du gouvernement, Fillon. Alors que le premier cherche à fournir une base sociale plus large à sa politique, le second doit s’acquitter de sa mise en oeuvre rigoureuse.

Parmi les lois qui seront votées cet été se trouve celle introduisant une peine plancher pour les jeunes récidivistes. Une telle loi va à l’encontre de la constitution française et de la convention européenne des droits de l’homme, les deux instances acceptant dans certains cas une individualisation de la peine par le tribunal. De plus, pour ce qui concerne les jeunes récidivistes, le gouvernement veut abaisser l’âge de la majorité pénale de 18 à 15 ans. Des jeunes de 16 ans devraient alors être punis comme s’ils étaient majeurs. Les experts s’attendent à ce que cela entraîne une augmentation sensible du nombre de prisonniers jeunes.

Auront également une priorité élevée dans le calendrier de lois de Fillon les mesures relatives à la restriction du droit de grève et à la flexibilisation du travail. C’est ainsi qu’en cas de grève dans les transports l’instauration d’un service minimum sera exigée par la loi. Fillon a d’ailleurs déjà accepté de discuter de telles mesures avec les syndicats en leur demandant de faire des propositions allant dans ce sens d’ici la fin de l’été. Il a ajouté : « Si à la fin de l’été, elles ne sont pas faites, nous proposerons un texte au début du mois de septembre. »

Par contre, la consolidation du budget de l’Etat ne figure pas au nombre des priorités du programme gouvernemental. Bien que la France ait enfreint les critères de Maastricht de l’Union européenne, le ministre du Budget, Eric Woerth, a annoncé une « pause » dans la consolidation du budget. La dette devra attendre la fin du quinquennat, la baisse des impôts, promesse électorale, étant prioritaire.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon suit l’exemple d’autres gouvernements conservateurs (Berlusconi en Italie, Bush aux Etats-Unis) qui distribuent à pleines mains l’argent public sous forme de réduction d’impôts accordée à leurs riches amis et de dépenses militaires alors que les gouvernements soi-disant de gauche (Schröder en Allemagne, Prodi en Italie) endossent la tâche et équilibrent le budget aux dépens de leurs électeurs de la classe ouvrière.

Le quotidien Libération a résumé le programme de Sarkozy prévu pour les premiers six mois en ces termes : « C’est la nature même du "modèle social français" tant décrié qu’il s’apprête à bouleverser. Le premier semestre de sa présidence va s’attaquer au coeur de ce qui en constitue le socle : l’exigence d’égalité, rebaptisée "égalitarisme" pour mieux rimer avec immobilisme. »

Pour mener une offensive droitière, Sarkozy tente de profiter de la désorientation qu’a causée au sein de la classe ouvrière la politique droitière du Parti socialiste et de ses satellites de « gauche » et qui en fin de compte lui aura permis de remporter la victoire. Il sait qu’il ne dispose pour cela que d’un temps limité étant donné que son programme est assurément impopulaire et rencontrera nécessairement de la résistance.

Entre-temps, le Parti socialiste se prépare à un règlement de comptes interne. Les couteaux sont aiguisés depuis longtemps et ne peuvent être retenus qu’à grand-peine d’ici la fin des élections législatives. Le premier secrétaire du parti, François Hollande, a annoncé qu’il ne sera pas candidat lors du prochain congrès à sa succession à la tête du parti, sans pourtant en préciser la date.

Plusieurs rivaux se disputent sa succession et qui tous dans un sens ou dans l’autre préparent un virage à droite. Il y a Ségolène Royal, la candidate présidentielle, qui a déjà courtisé durant la campagne électorale l’Union pour la démocratie française (UDF) libérale de François Bayrou. Ensuite, il y a l’ancien ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, qui attribue la défaite électorale au fait que la campagne électorale n’avait pas été suffisamment droitière. Et enfin, Laurent Fabius qui pendant longtemps avait été un représentant notoire de l’aile droite du parti et qui pose à présent comme le représentant de la « gauche ».

La classe ouvrière ne pourra entreprendre la moindre action contre Sarkozy sans avoir rompu auparavant avec le Parti socialiste, ses alliés et les syndicats et sans avoir développé un mouvement indépendant sur la base d’un programme socialiste international.

(Article original paru le 25 mai 2007)

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 12:01
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 11:36
 

�tes vous obéissant ?
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