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http://turandot.over-blog.net/tag/LIENS%20AMIS%20DANS%20LE%20DESORDRE/

13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 16:07




h
ttp://socio13.wordpress.com/2007/08/13/une-technique-financiere-qui-menace-lemploi-et-le-tissu-economique-et-social-du-pays-les-lbo/

Une technique financière qui menace l’emploi et le tissu économique et social du pays: les LBO

 J’ai tenté ici même de vous montrer que la “crise dite des “subprimes” n’était que la pointe de l’iceberg, nous sommes devant une crise systèmique que l’on pourrait également prendre par d’autres entrées comme le développement des dépenses d’armement. le fait essentiel est que nous sommes dans une phase du capitalisme qui détruit les êtres humains et l’environnement. Il s’agit de défendre l’humanité. Mais prenons un exemple concret: les LBO. Je sais bien que c’est difficile et qu’en général on préfère papoter autour des moeurs de Sarkozy, on se fait plaisir en ressassant des idées creuses  et pourtant la question qui nous est posée est bien celle de l’adversaire et des moyens que nous avons de nous battre. Aujourd’hui… C’est de notre vie dont il est question…

Nous assistons depuis l’année 2000, à la croissance extraordinaire des « fonds », en particulier aux Etats-Unis mais pas seulement. A l’échelle mondiale, les opérations réalisées par ces fonds ont dépassé 300 milliards de dollars en 2005, 600 milliards en 2006 essentiellement par LBO (leveraged buy out ou rachat d’entreprise par effet de levier) Il s’agit d’une technique financière par laquelle un fond d’investissement rachète une entreprise en se finançant principalement (à hauteur de 75% à 90 %) par endettement.  Ce qui peut apparaître comme une simple technique financière a pris une telle importance que certains analystes y voient une transformation majeure du capitalisme globalisé. Il faut bien comprendre que nous sommes à la fois dans le capitalisme, l’impérialisme ce que Marx décrit en terme d’exploitation et de surexploitation, de crises de surproduction par rapport aux salaires, ou encore dans la mondialisation de l’économie, et en même temps dans quelque chose de nouveau. Il y a l’existence d’un cancer financier qui vient renforcer l’exploitation donne un autre contenu à la mondialisation moins créateur et plus destructeur. A ce stade du capitalisme, il  ne produit pas nécessairement (du moins aujourd’hui) les conditions du rassemblement (prolétaires de tous les pays unissez-vous) parce qu’à la fois  cette phase du capitalisme concentre la production  et  isole ne serait-ce que par le chômage massif, mais aussi des formes d’individualisation sur lesquelles il nous faudra revenir. Mais tentons de voir à travers les LBO comment s’articulent exploitation dans le secteur productif et spéculation financière, menace d’un krach mondial dont les “subprimes” ne sont qu’un des déclencheurs potentiels parmi d’autres.

Danielle Bleitrach

 

Le LBO est une opération financière qui consiste à acheter une entreprise à crédit avec des investisseurs majoritaires, souvent associés avec des cadres de direction, à rembourser l’emprunt par la richesse produite par la société, et surtout à la revendre dans le court terme avec profits.  Le principe en est que plus le taux de rendement exigé d’un investissement est élevé, plus le retour sur investissement doit être court. Et effectivement grâce à ce mécanisme de revente rapide non seulement des entreprises mais des dettes d’acquisition, le rendement est de 26% alors qu’il est seulement de 15% en Bourse.

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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 23:19
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens.php

 

« LaRouche : C’est l’heure de la révolution »

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3199

 

 

« 10 août 2007 (LPAC) - En apprenant combien d’argent avait été injecté hier dans le système financier international dans un effort futile pour empêcher une fonte générale, Lyndon LaRouche a fait remarquer que la quantité émise par la Réserve fédérale rien qu’aux États-Unis (27,8 milliards d’euros en trois fois) représentait un ordre de grandeur du revenu annuel des États-Unis.

 

Au niveau international, ce sont des centaines de milliards de dollars qui ont été injectés. Le jeudi 9, la BCE a fourni 95 milliards d’euros, suivis le lendemain par 61,5 milliards de plus. Au Japon et en Australie, les banques centrales ont tenté de leur côté d’arrêter la saignée, et d’autres banques centrales se sont déclarées prêtes à suivre, comme autant de lemmings, le cas échéant. En vain. Les marchés se sont effondrés en Asie, en Europe, en Ibéro-Amérique. Même aux États-Unis, le Dow Jones a fini en baisse.

 

Comme l’a noté Lyndon LaRouche, les États-Unis et le monde dans son ensemble entrent dans une phase similaire à celle que connut l’Allemagne en 1923. À l’époque, la bulle hyperinflationniste était relativement isolé, frappant un seul pays, si bien qu’il a été possible d’intervenir de l’extérieur, à l’aide du Plan Dawes, pour rétablir un peu d’ordre, du moins provisoirement. En revanche, la crise actuelle est internationale et nul n’est en mesure de fournir l’équivalent d’un Plan Dawes. L’ensemble du système financier international doit subir une réorganisation générale, avec un retour aux taux de change fixes. Vu le taux d’hyperinflation qui frappe l’économie mondiale, rappelant tout à fait celle de Weimar en 1923, il est urgent de mettre en œuvre une réorganisation du type préconisé par Lyndon LaRouche.

 

Dans ce contexte, les États-Unis doivent faire appel à la Russie, la Chine et l’Inde, en tant que pays centraux, pour traiter le problème. (…)

 

Vu l’urgence de la situation, l’action - contrairement aux commentaires - est de mise.

 

L’économiste américain a également précisé des principes qui doivent guider nos actions : nous n’allons pas renflouer les spéculateurs qui sont à l’origine de cette crise. Jim Cramer peut gueuler tant qu’il voudra, nous n’allons renflouer ses amis, ni lui-même, qui sont responsables du problème. Nous allons passer à l’action pour sauver l’économie américaine et pour créer un ordre décent des affaires mondiales. « Les gens feraient bien de s’y habituer, parce que toute autre approche est condamnée. »

 

Par contre, il faut bel et bien renflouer les gens. L’économie aussi peut et doit être sauvée, si on ne tente pas de renflouer les spéculateurs. Et nous sauverons les banques, moins la spéculation, parce qu’elles sont nécessaires pour faire parvenir le crédit à l’économie physique réelle. (…) »

 

 

Mon commentaire :

                                                                                                         

Quand je compare cette débauche d’argent libéré du jour au lendemain (pour sauver les spéculateurs responsables de la crise) aux difficultés quotidiennes réservées aux citoyens et aux PME pour accéder au crédit (difficultés extravagantes pour les PME pour trouver un financement bancaire, crédits "revolving" au taux usuraire de 20% l’an, exigence de garanties telles, pour emprunter, que les prêteurs ne prennent plus jamais le soi-disant risque que l’intérêt est censé payer), quand je pense, par contre, aux risques scandaleux pris par les financiers avec l’argent disponible (ou créé ex nihilo pour jouer sur les marchés casino), quand je compare ces deux comportements, je me dis que les banquiers et les financiers hors contrôle public sont les pires parasites de l’espèce humaine.

 

Avec ces montagnes ahurissantes de monnaie déversées sans problème du jour au lendemain dans les caisses des banques (pas dans les caisses publiques !), on voit bien que tout l’argent nécessaire au bonheur des hommes (satisfaction des besoins élémentaires de tous les humains du monde : nourriture, logement, santé, éducation) est largement disponible, dès aujourd’hui, ça éclate au grand jour quand c’est la peau des banquiers qui est en jeu, mais tout cet argent est rendu indisponible au plus grand nombre, cet argent qui permet de donner du travail bien payé à tout le monde nous est volé, par une bande de voyous hors contrôle. 

                                                                                                                              

Si on se préoccupe de l’intérêt général plus que de l’intérêt des banquiers, il faut au moins rendre à la puissance publique le contrôle du système bancaire et de la création monétaire, ça crève les yeux.

 

Finalement, il faudrait que tous les citoyens, y compris les journalistes et les politiciens, lisent Maurice Allais.

 


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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 12:24
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51431

Crise du capitalisme (une fois de plus)

vendredi 10 août 2007
 

Et une fois de plus les adeptes du marché libre et non faussé, de la main invisible et de l’autorégulation ont provoqué une crise financière, les médias s’inquiètent, la BCE intervient, les banques ramassent et les ouvriers trinquent : le capitalisme c’est la crise

 Depuis plusieurs jours les places financières (pour la spéculation pur et dur et non l’investissement productif garant de l’emploi) sont en crise, crise grave selon certain quotidien de la presse économique : perte de confiance, chute des indices boursiers, tensions sensible sur les marchés. Charabia de spécialiste pour dire que le capitalisme, modèle tant vanté par la droite et les sociaux-démocrates, est en crise. Crise qui commence aux Etats-Unis avec des problèmes liés aux indices du crédit immobilier et qui se propage à l’europe et au monde, crise dite « subprime ».

Le capitalisme porte la crise comme la nuée porte l’orage, le principe même du capitalisme c’est de s’autodétruire, ainsi depuis son apparition au XVIII° siècle il a été marqué par de nombreuses crises (cf cycle de Kondratieff). Hors ici il ne s’agit pas d’une crise de production mais d’une crise financière, pas de crise de surproduction (c’est-à-dire une perturbation profonde de l’équilibre dans la production. Ce qui impliquait la disparition des capitalistes les plus vulnérables, ce qui permettrait la restauration momentanée d’un équilibre, pont de départ d’un nouveau cycle marqué par une crise et ainsi de suite en une suite : cf baisse tendancielle du taux de profit).

La Crise financière est définie par la déréglementation du marché qui laisse libre court aux spéculateurs les plus vicieux,

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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 12:11
http://www.alterinfo.net/Oncle-SAM,-votre-banquier-vous-avisera-maintenant_a10388.html?PHPSESSID=c2558f99c56590c072b8c7bc4d77d4cf



Altermonde


Oncle SAM, votre banquier vous avisera maintenant

Par Paul Craig Roberts, le 8 août 2007


​​​​Tôt ce matin la Chine a fait savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu'elle les tenait de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de monnaie de réserve du dollar. » (La Chine menace de « l'option nucléaire, » la vente du dollar par Ambrose Evans-Pritchard, Telegraph de Londres, 9 août 2007]

​​​​Si les USA poursuivent avec les sanctions prévues pour faire réévaluer la devise chinoise, « la Banque Centrale Chinoise sera forcée de vendre les dollars, ce qui pourraient mener à une dépréciation massive du dollar. »

​​​​Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d'intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n'a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d'intérêt US dépendent d'elle, pas de la Réserve Fédérale.

​​​​La position précaire du dollar en tant que monnaie de réserve a été totalement ignorée et refusée d'admettre. L'illusion des USA comme « unique superpuissance mondiale, » dont la devise est souhaitable sans se soucier de sa fourniture excessive, reflète les prétentions démesurées étasuniennes, pas la réalité. Ces prétentions démesurées sont si extrêmes que le McKinsey Global Institute a publié il y a seulement 6 semaines une étude qui concluait que même le doublement du déficit du compte courant US à 1.600 milliards de dollars ne poserait pas de problème.

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 10:33

A découvrir

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.htm




Puisque le grand nombre obéit, et obéit jusqu’à se laisser imposer la souffrance et la mort, alors que le petit nombre commande, c’est qu’il n’est pas vrai que le nombre est une force. Le nombre, quoique l’imagination nous porte à croire, est une faiblesse. (…)

 

Sans doute, en toute occasion, ceux qui ordonnent sont moins nombreux que ceux qui obéissent. Mais, précisément parce qu’ils sont peu nombreux, ils forment un ensemble. Les autres, précisément parce qu’ils sont trop nombreux, sont un plus un plus un, et ainsi de suite. Ainsi, la puissance d’une infime minorité repose malgré tout sur la force du nombre. Cette minorité l’emporte de beaucoup en nombre sur chacun de ceux qui composent le troupeau de la majorité. Il ne faut pas en conclure que l’organisation des masses renverserait le rapport, car elle est impossible. On ne peut établir de cohésion qu’entre une petite quantité d’hommes. Au-delà, il n’y a plus que juxtaposition d’individus, c’est-à-dire faiblesse.

 

Il y a cependant des moments où il n’en est pas ainsi. À certains moments de l’histoire, un grand souffle passe sur les masses ; leur respiration, leurs paroles, leurs mouvements se confondent. Alors, rien ne leur résiste. Les puissants connaissent à leur tour, enfin, ce qui est de se sentir seul et désarmé ; et ils tremblent. (…)

 

De pareils moments ne durent pas, bien que les malheureux souhaitent ardemment les voir durer toujours. Ils ne peuvent pas dure parce que cette unanimité, qui se produit dans le feu d’une émotion vive et générale, n’est compatible avec aucune action méthodique. Elle a toujours pour effet de suspendre toute action, et d’arrêter le cours quotidien de la vie. Ce temps d’arrêt ne peut se prolonger ; le cours de la vie quotidienne doit reprendre, les besognes de chaque jour s’accomplir. La masse se dissout à nouveau en individus, le souvenir de sa victoire s’estompe ; la situation primitive, ou une situation équivalente, se rétablit peu à peu ; et bien que dans l’intervalle les maîtres aient pu changer, ce sont toujours les mêmes qui obéissent.

 

Les puissants n’ont pas d’intérêt plus vital que d’empêcher cette cristallisation des foules soumises, ou du moins, car ils ne peuvent pas toujours l’empêcher, de la rendre le plus rare possible. Qu’une même émotion agite en même temps un grand nombre de malheureux, ce qui arrive très souvent par le cours naturel des choses ; mais d’ordinaire cette émotion, à peine éveillée, est réprimée par le sentiment d’une impuissance irrémédiable. Entretenir ce sentiment d’impuissance, c’est le premier article d’une politique habile de la part des maîtres.

 

Simone Weil (Méditation sur l’obéissance et la liberté, hiver 1937-1938)

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 10:02
http://www.liberation.fr/rebonds/271587.FR.php#cooliris

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Rebonds
Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français.

Antananarivo, le 3 août 2007
Monsieur le Président,
Vous étiez venu dites-vous à Dakar nous parler — nous les Africains —, avec franchise et sincérité, vous étiez donc venu avec tout le fond de votre pensée, car c’est ainsi je crois qu’on qualifie la franchise et la sincérité, un échange sans fard et sans arrière-pensée. Nous prenons donc acte de la conception que vous avez de ce continent et de ses habitants. Vous étiez venu dites-vous pour nous assurer que la France s’associera à nous si nous voulons la liberté, la justice et le droit, mais permettez-moi d’être franc et sincère également.
Au lendemain de votre discours, que faisiez-vous donc avec Omar Bongo, quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain : Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ? Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons.
Vous étiez donc venu — vidi vici complétera l’autre, regarder en face notre histoire commune. Fort bien ! Votre posture tombe à propos pour une génération d’Africains et de Français avides de comprendre enfin ces drames continuels frappant l’Afrique. Il nous reste simplement à tomber d’accord pour définir le sens de ce mot histoire. Car quand vous dites que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, vous avez tort. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’esclavage a changé la face du monde. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’Europe s’est partagé notre continent. Nous étions au cœur de l’histoire quand la colonisation a dessiné la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de l’Afrique, et quand je dis monde moderne, je n’en exclus pas l’homme africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu’entendez-vous par histoire ? N’y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ? Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l’histoire en résistant à l’esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays esclavagistes à ratifier l’abolition de l’esclavage, nos pères par leurs insurrections — connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar 1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus entre autres par la France et ses grandes entreprises — le groupe de votre ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf.
Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine d’années de dictature et d’atteinte aux droits de l’homme ?
Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous livrant aux chiens ? Croyez-vous vraiment que jamais l’homme (africain) ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ? Jamais dites-vous ? Devons-nous l’interpréter comme ignorance, comme cynisme, comme mépris ? Ou alors, comme ces colonisateurs de bonne foi, vous vous exprimez en croyant exposer un bien qui serait finalement un mal pour nous. Seriez-vous aveugle ? Dans ce cas, vous devriez sincèrement reprendre la copie nous concernant. Vous avez tort de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité des Africains et les crimes de l’esclavage et de la colonisation, car s’il y avait des complices de notre côté, ils ne sont que les émanations de ces entreprises totalitaires initiées par l’Europe, depuis quand les systèmes totalitaires n’ont-ils pas leurs collaborateurs locaux ? Car oui, l’esclavage et la colonisation sont des systèmes totalitaires, et vous avez tort de tenter de les justifier en évoquant nos responsabilités et ce bon côté de la colonisation. Mais tout comme vous sûrement, nous reconnaissons qu’il y a eu des «justes». Or vous savez fort bien que les justes n’excusent pas le totalitarisme. Vous avez tort de penser que les dictateurs sont de nos faits. Foccart vous dit peut-être quelque chose ? Et les jeux des grandes puissances — dont la France évidemment, qui font et défont les régimes ? Paranoïa de notre part ? Oui, nous devons résister, et nous résistons déjà, mais la France est-elle franchement de notre côté ? Qui a oublié le Rwanda ? Vous appelez à une «renaissance africaine», venez d’abord parler à vos véritables interlocuteurs, de ceux qui veulent sincèrement et franchement cette renaissance, nous la jeunesse africaine, savons qu’ils ne se nomment pas Omar Bongo, Muammar al-Kadhafi, Denis Sassou Nguesso, Ravalomanana ou bien d’autres chefs d’Etat autoproclamés démocrates.
Nous vous invitons au débat, nous vous invitons à l’échange. Par cette lettre ouverte, nous vous prenons au mot, cessez donc de côtoyer les fossoyeurs de nos espérances et venez parler avec nous. Quant à l’Eurafrique, en avez-vous parlé à Angela ?
Sincèrement et franchement à vous.
Raharimanana et les écrivains

Boubacar Boris Diop (Sénégal),

Abderrahman Beggar (Maroc, Canada),

Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis) Koulsy Lamko (Tchad),

Kangni Alem (université de Lomé),

et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).

 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 16:26
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2007/08/un-nouveau-big-.html

Un nouveau Big Brother accessible dès treize ans

Spock, un moteur de recherche de personnes privées

On estime aujourd’hui que 30 % des recherches sur l’Internet concernent des personnes. Un marché qui intéresse forcément de nombreuses start-up. Zoominfo, UpScoop, ProfileLinker et d’autres encore explorent déjà le filon, à une échelle réduite et spécialisés par exemple dans les contacts professionnels. Spock - nom du héros de la série « Star Trek » - promet d’être bien plus avancé.

Récolter toutes les informations que vous semez

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:37
REBONDS



L’homme africain...»
Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier.
Par Thomas Heams, maître de conférences en génétique à Paris.
QUOTIDIEN : jeudi 2 août 2007
Ainsi donc, le déterminisme de la pédophilie était un signe avant-coureur, une mise en jambe de campagne avant les choses sérieuses. Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy qui ose tout, et c’est à cela qu’on le reconnaît, a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps. Chimiquement pure.
Ainsi donc, « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.» Nous y voilà. La chaleur, le rythme des saisons.
Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? A parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a «ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire». On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ces mots ont été prononcés par notre plus haut représentant. En notre nom. Mais depuis combien de temps ne parle-t-on plus comme cela ?
Doit-on rappeler au président de la République ces propres mots, prononcés quelques jours plus tôt au Mémorial de la Shoah, ces mots justes et pertinents, s’inscrivant dans la lignée de ceux de Jacques Chirac : ne jamais oublier, assumer sa part de responsabilité. Pourquoi à Paris ces mots forts qui insistent sur la permanence de la mémoire, et en Afrique ces mots veules qui font de la mémoire des crimes de la colonisation une réalité que l’on concède du bout des lèvres, pour aussitôt appeler à ne pas s’y complaire. Est-ce trop demander, au XXIe siècle, que d’attendre d’un président un minimum de cohérence ?
Ces mots dessinent-ils le portrait d’un raciste fanatique ? Non bien sûr. Notre Président ne se lève pas le matin en maudissant les Africains. Mais cela ne suffit pas à l’absoudre, tout comme il ne suffit pas d’emmener Basile Boli pour faire passer la pilule. Et être capable de prononcer un discours sur l’homme Africain, et de toutes ses supposées tares de même que l’on incline à penser que l’on naît pédophile, c’est incontestablement s’inscrire dans une anthropologie raciste, une vision rancie et fermée du monde, où l’Europe civilisatrice et l’Afrique éternelle se regardent en chiens de faïence. Cruelle déception pour tous ceux qui, indépendamment du reste, pouvaient espérer de la France qu’elle passe un cap. Solidement ancrée sur sa vigilance face aux aventures impériales états-uniennes, elle avait en revanche donné trop souvent l’impression d’être frileuse sur les droits de l’homme, officiellement au nom du très chiraquien «respect de la différence» pour les régimes en place. Nicolas Sarkozy, dans son discours au soir de son élection, s’étant présenté comme le président des droits de l’homme (du moins à l’étranger) on pouvait espérer de sa part une audace, puisée aux sources du libéralisme politique, qui aurait permis de rompre avec le paternalisme gaulliste, sans renouer pour autant avec l’impérialisme. On assiste avec stupeur à une régression inattendue qui ne manquera pas de nous isoler encore plus aux yeux de nos partenaires africains. Cette parodie de discours prétendument direct, qui s’autorise toutes les outrances sur la base de sa sincérité autoproclamée, est une marque d’infamie. Reste une question. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme.
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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 13:14
http://chez-sophie.hautetfort.com/archive/2007/07/28/penser-nuit-gravement-au-travail.html

28.07.2007

"Penser nuit gravement au travail"

                                       Dans le style, nous avons aussi : « travailler plus pour penser moins ». Ces piquants aphorismes peuvent désormais passer pour les nouveaux slogans de la communication du cabinet Sarkozy - pardon, du gouvernement Fillon, quelle étourderie… Après le discours étonnant, pour employer un euphémisme secourable, prononcé le 10 juillet à l’Assemblée Nationale par la ministre des Finances à l’occasion de la présentation du projet de loi Travail, emploi et pouvoir d’achat, l’International Herald Tribune (22/07/07) a opportunément

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C'est la 2 e fois que je  vais sur ce blog    et ce n'est pas la dernière

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 09:54
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2965

>> Social, économie et politique

Sarkozy : la fin de «l'état de grâce»

Vendredi, 03 Août 2007

La confiance des Français envers leur nouveau président commence à s'émousser. Ce n'est qu'un début !

La télé, la presse et les sondeurs étaient affirmatifs : «l'état de grâce» de Nicolas Sarkozy fut la dernière expression à la mode employée à toutes les sauces depuis le 7 mai. On peut certes jouer les rabat-joie et douter de la crédibilité de cette euphorie assénée au bon peuple depuis trois mois, y compris à l'échelle européenne voire internationale, une propagande généralisée visant à faire croire même aux plus sceptiques que cet "homme providentiel" va régler tous nos problèmes et que, grâce à une «rupture» hautement glamour et décomplexée, la France nage enfin dans le bonheur et se sent à nouveau une âme de winner !

Lune de miel. Il a fallu attendre mardi pour que l'INSEE annonce que moral des ménages a baissé de 3 points en juillet par rapport à juin, s’établissant à -15 en données corrigées des variations saisonnières, et qu'il est même retombé sous son niveau du mois de mai (-13). Un expert de service, en l'occurrence Mathieu Kaiser, économiste chez BNP-Paribas, commentait : l’indicateur a «partiellement effacé le gain enregistré depuis les élections. L’état de grâce semble commencer à s’estomper»... «Déjà oubliée, l’euphorie post-électorale. En dépit du paquet fiscal et malgré la forte baisse du chômage en juin, les inquiétudes refont surface, en particulier quant à l’évolution de l’inflation», renchérissait l'expert Nicolas Bouzou du cabinet d’études Asterès.
Bien sûr, d'autres mettent cela sur le dos des "conditions climatiques désastreuses" de juillet... Mais l'inquiétude règne quant au pouvoir d'achat avec les hausses de prix à venir, le Smic qui n'a pas augmenté et les salaires qui stagnent, les franchises médicales qui se profilent à l'horizon avec les doutes sur la baisse du chômage et le bien fondé de réformes engagées au pas de charge (notamment le "paquet fiscal" et le service minimum) pendant que les Français ont le dos tourné. A la rentrée, il est question de s'attaquer aux régimes spéciaux ou de "moderniser le marché du travail" : pour quels résultats, qui profiteront à qui ?

Une réputation maquillée. Passés les compliments de la première heure, à l'étranger, Nicolas Sarkozy a déjà eu droit à une sévère remontée de bretelles de la part des ministres des Finances de l’Union qui désapprouvent sa politique économique, "incompréhensible" et dangereuse pour nos finances publiques. Malgré un protocole appuyé de grands sourires et d'accolades compulsives, il faut surfer sur le web pour réaliser que l'Allemagne le tient dans son collimateur et que beaucoup de nos voisins européens sont dubitatifs, limite moqueurs, envers ce petit homme hyperactif et nerveux qui se mêle de tout. Mais les médias français restent très discrets sur ces impressions défavorables. Il est étonnant de voir à quel point on est aveugle quand on a les choses sous le nez alors que de loin, on y voit clair.

Une confiance de pacotille ? Selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro-Magazine à paraître samedi, 64% des Français interrogés feraient toujours confiance à Nicolas Sarkozy, soit une baisse de 1 point par rapport à juillet. Et ils seraient 33% (+ 2 points) à ne lui donner aucun crédit. Dans le détail :
• 79% pensent que l'action du gouvernement n'est pas efficace en matière de lutte contre la hausse des prix (15% étant d'un avis inverse)
• 67% pensent qu'elle n'est pas efficace dans la lutte contre le chômage (25% pensant le contraire)
• 50% ont l'impression que les choses ont tendance à aller plus mal (contre 28% qui estiment qu'elles vont s'améliorant et 18% qui pensent qu'il n'y a aucun changement)
• 58% pensent que beaucoup de conflits sociaux surgiront dans les mois à venir (tandis que 34% croient qu'il y en aura peu), et 54% pensent qu'ils se résoudront par la négociation et le compromis (contre 37% qui craignent des violences). Les paris sont ouverts !

Au gré des réformes impopulaires et des mensonges d'Etat, Nicolas Sarkozy a cinq ans pour nous convaincre que les 53% d'électeurs qui ont voté pour lui ont commis une grave erreur. L'Histoire nous a souvent prouvé que ce n'est pas le plus grand nombre qui détient la vérité, que le bon sens n'est pas l'apanage d'une majorité d'êtres humains, et que la quantité et la facilité font toujours de l'ombre à la qualité et la lucidité. Cependant la lune de miel pourrait bien virer à la lune de fiel, et il sera difficile de réparer les pots cassés.

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