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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 17:54






L'IFOP annonce que 66% de  Français satisfaits de N Sarkosy(JDD) :Whouarffff!Ah!Ah!Ah!

Mme Parisot ,c'est un peu gros non?
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 22:10
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=50899


O. Besancenot assigné en justice
jeudi 19 juillet 2007
 

Le Collectif Bellaciao est totalement solidaire d’Olivier Besancenot.

Il y a plusieurs semaines, sur ce site, un extrait du blog de Besancenot était publié, indiquant que ce dernier était régulièrement visité dans ses meetings par des huissiers envoyés par la société SMP Technologies, qui commercialise le pistolet TASER.

Et bien voilà, c’est fait, Besancenot est assigné en justice pour diffamation à l’encontre de cette entreprise.

La société SMP Technologies reproche au candidat de la LCR à l’élection présidentielle des propos qui indiquaient que, selon des sources indépendantes (Amnesty International notamment), cette arme aurait déjà été la cause indirecte de nombreux morts. Utilisé aux USA, le Taser équipe, maintenant, 3000 policiers en France.

Il y a suffisamment de doutes, aujourd’hui, quant aux conséquences de son utilisation, pour qu’un moratoire s’impose en ce qui concerne l’équipement des policiers. Un débat public doit s’engager à ce sujet, et il est de la responsabilité des organisations syndicales, associatives et politiques de prendre position quant à l’attribution du Taser aux forces de police.

En attendant, que les fragiles du palpitant se tiennent à carreau.

----------
Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=50899

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 14:14
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 09:11
18 juillet 2007
Préambule

Le président de la République française, fort de son mandat confié par la population, à deux reprises, lancera officiellement cet après-midi, à 15 heures, une réforme des institutions. La présidence du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République sera confiée à l’ancien Premier ministre, Édouard Balladur, et un rapport devra être remis le 1er novembre prochain. Jack Lang et Pierre Mazeaud ont été pressentis pour assumer une vice-présidence commune. Comme nous le verrons, que de déclarations ont été faites avant même cette annonce officielle. Le comité, composé de treize « Sages », devrait, comme le souhaite le président de la République, suivre plusieurs pistes de réflexion :

  • accroissement des responsabilités du président,
  • renforcement des pouvoirs du Parlement,
  • statut de l’opposition,
  • encadrement des nominations pour les postes de haute responsabilité.

Outre le président et le vice-président, le Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République sera composé des membres suivants :

  • Guy Carcassonne, professeur de droit public et ancien conseiller de Michel Rocard,
  • Olivier Duhamel, professeur de droit constitutionnel et ex eurodéputé socialiste,
  • Olivier Schrameck, conseiller d’État, qui fut directeur de cabinet de Lionel Jospin,
  • Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF,
  • Jean-Claude Casanova, économiste, ex-conseiller de Raymond Barre,
  • Anne Levade, Bertrand Mathieu, Denys de Béchillon, Jean-Louis Bourlanges, professeurs de droit, et le philosophe Luc Ferry.

Le comité n’est pas encore lancé officiellement qu’un des vice-présidents pressentis, monsieur Jack Lang, annoncent publiquement les orientations qu’il souhaite donner aux travaux de ce comité :

  • accroissement des responsabilités du président,
  • renforcement des pouvoirs du Parlement,
  • statut de l’opposition,
  • suppression du poste de Premier ministre,
  • limitation à deux du nombre des mandats présidentiels.

Pour le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, et cité par Le Monde, Jack Lang « a bien fait d’accepter » de siéger au sein de la commission sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy car « il ne renonce à rien ». Toujours selon Le Monde, Patrick Devedjian a évoqué la possibilité d’« obliger les parlementaires à avoir un minimum de présence pour recevoir leur rémunération mensuelle », afin de mettre fin à l’absentéisme sur les bancs de l’Assemblée. Il a également souligné que M. Sarkozy considérait comme « pas indispensable de rester président du Conseil supérieur de la magistrature ». M. Devedjian a imaginé aussi le fait que le Premier ministre ne soit plus président du Conseil d’État.

Analyses et observations

Permettez-moi de vous proposer quelques observations face à la mise sur pied, par le président, de ce comité de treize Sages.

La création de ce comité de Sages, rendue officielle cet après-midi, à 15h, est déjà précédée de déclarations émanant de plusieurs sources : la présidence, l’UMP et de l’un des vice-présidents. Le président Nicolas Sarkozy indique, comme c’est son droit, des pistes qu’il souhaiterait voir explorées par le dit comité des sages. L’un des vice-présidents, Jack Lang fait état de ses priorités publiquement, confirmant les propos du Secrétaire général de l’UMP, lequel indique, au nom du président de la République, des avenues que devrait prendre en compte le même comité de Sages. Et ces avenues sont claires au point que ce ne sont plus des hypothèses que devront explorer les membres du comité mais des positions à entériner.

Monsieur Jack Lang explique en ces termes sa participation au comité des Sages : « La constitution n’appartient ni à un clan, ni à un parti, et chacun d’entre nous, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d’apporter sa pierre à la refondation de notre constitution ». Par la même occasion, il plaide, avant même que ne débutent les travaux du comité, pour un « vrai Parlement maître de son ordre du jour » et « libéré des entraves sur son droit d’amendement ». Il est aussi favorable à la « suppression de l’article 49/3 », qui permet au gouvernement d’engager sa responsabilité sur un texte, « sauf pour les lois financières ». Il se dit aussi favorable à une « démocratisation » du Sénat. M. Lang estime que les membres des hautes autorités indépendantes, comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), ne doivent plus être désignés par l’exécutif mais « à une majorité des trois cinquièmes par le Parlement ».

Nicolas Sarkozy, à Épinal (Vosges), a montré clairement qu’il favorise un régime où « le président gouverne » et « vient rendre compte devant le Parlement » au moins une fois par an. Le chef de l’État a d’emblée limité la portée des travaux de ce comité.

Pendant que le président, Nicolas Sarkozy, poursuit ses consultations et sa démarche, le chef de file des députés UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé annonce la mise en place de trois groupes de travail, dont un sur l’évaluation et le contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement. Et de son côté, le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, confirme son intention de mettre en place un groupe de travail composé uniquement de députés pour « s’associer à la réflexion » du comité Balladur, qui a suscité quelques sarcasmes avant-même que sa composition ne soit totalement connue.

Conclusions

Pour un observateur étranger, il est bien difficile de comprendre le cheminement des affaires gouvernementales, à l’issue d’autant de déclarations émanant des pouvoirs publics et partis politiques. Cette promiscuité et ces chevauchements de responsabilités pourraient générer des malentendus graves. La population est-elle bien servie ?

Encore une fois, nulle part, nous ne voyons une quelconque prise de position du Premier ministre.

Où sont et que feront les Sages au sein du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République si ce n’est de répondre à une commande précise du président, Nicolas Sarkozy, et de lui donner pleinement satisfaction ? De quelle crédibilité, si ce n’est la notoriété de chacun, jouira ce comité ? Pourquoi les Sages se prêtent-ils à pareil exercice ?

C’est à n’y rien comprendre.

Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université de Reims, qui accordait une entrevue au NouvelObs, répondait en ces à la question de Baptiste Legrand :

Q. Jack Lang n’a-t-il pas accepté de participer à un comité qui sera seulement amené à valider des choix déjà pris par Nicolas Sarkozy ?

R. C’est l’éternelle question. Mais dans la commission, on trouve des personnalités comme Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, et le constitutionnaliste Olivier Duhamel, qui s’est rallié à l’idée d’une VIe République. On peut penser qu’avec Jack Lang, ils pourront faire entendre une voix propre. Cependant, dans un contexte de saturation médiatique, l’annonce que Jack Lang participera au travail de la commission compte bien plus, pour Nicolas Sarkozy, que les conclusions que la commission pourra rendre.

La patience est de rigueur. Ce ne sera qu’aujourd’hui mercredi que la population pourra en savoir un peu plus. Il faut souhaiter toutefois qu’il y ait bon ordre dans les déclarations émanant de partout et de nulle part. Le site du président nous informe que :

Le Président de la République installera le comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la V ème République mercredi 18 juillet 2007 à 15 H. Ce comité, composé de personnalités politiques et des constitutionnalistes d’horizons divers, sera présidé par M. Edouard BALLADUR. Cette réunion sera suivie d’une conférence de presse conjointe du Président de la République et M. Edouard BALLADUR.

Mais qu’auront-ils donc à dire de nouveau qui n’ait pas encore été relayé par les médias ?

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 15:46
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 09:12
http://www.altermonde-levillage.com/spip.php?article10888

Vents de « réformes » sur le monde…

lundi 16 juillet 2007 par Jean Dornac  (Altermonde)


À mon sens, ceci n’est pas dû au hasard ! Ce qui n’est pas non plus du hasard, c’est que toutes ces réformes sont toujours régressives ! Les « élites » politiques, médiatiques, tout comme les experts en tout genre, ont beau nous dire que ces réformes vont dans le sens du progrès, nous ne pouvons pas les croire, du moins si nous sommes un peu lucides. Ils oublient toujours de préciser à destination de qui ce « progrès » doit être réalisé…

Or, à regarder de près les « réformes » réalisées depuis bientôt une trentaine d’années, « réformes » dont le rythme ne peut que s’accélérer depuis les dernières présidentielles, le « progrès » prôné par ces soi-disantes élites consiste toujours à rogner sur les droits et libertés si chèrement acquises par les peuples. Et ceci pour l’unique avantage d’une bien petite caste de puissants… Exemple très récent : 13,5 milliards d’euros offerts aux plus riches contribuables avec la « réforme » du « bouclier fiscal » et seulement 25 millions d’euros généreusement « offert » aux plus pauvres…

« Ils » ne sont pas conservateurs ou néoconservateurs par hasard…

« Ils », ce sont George W. Bush, Nicolas Sarkozy et Benoît XVI. Il est remarquable de constater que leurs volontés et programmes politiques, même pour le pape, sont semblables. En filigrane, que constatons-nous dans ces programmes imposés aux peuples ? Nicolas Sarkozy, vers la fin de la campagne électorale l’a très bien résumé :
« 
Il faut en finir avec l’héritage de mai 68 » !

Presque 40 ans après, les conservateurs, qu’on peut aussi nommer les « traditionalistes », qu’ils soient politiques ou religieux, n’ont toujours pas digéré cet élan de liberté qui a secoué de nombreux pays et la France en particulier, de même que l’Eglise catholique qui a connu un concile la projetant un peu moins loin de son époque, autrement dit l’ayant sorti de son isolement moyenâgeux.
Ces néoconservateurs, politiciens comme religieux, ont tout tenté depuis cette époque : Ils ont criminalisé le mouvement ; ils l’ont fait passer pour l’œuvre de l’extrême gauche, des trotskistes et des maoïstes, hé oui, il fallait bien effrayer le bon peuple, celui qui ne bouge jamais ; ils ont, peu à peu, corrompu nombre d’étudiants révoltés par des postes alléchants, des salaires mirobolants et pour certains, la direction de grands médias. Au final, combien reste-t-il de véritables soixante-huitards purs, aujourd’hui ? Pas grand monde, assurément… Mais il en reste…

En revanche, nos traditionalistes en politique, ont bien réalisé que si les révoltés se sont massivement « rangés » et assagis, voire ralliés pour certains d’entre eux, le besoin de justice, de droit, d’acquis sociaux reste présent dans l’esprit des foules. Surtout, chez bien trop de Français, la volonté de liberté domine encore toujours la pensée. Certes, les dernières élections présidentielles semblaient affirmer le contraire, mais le deuxième tour des législatives, aussi peu significatives que peuvent être des élections à l’époque du vote électronique, montre que le « mal », c’est-à-dire l’abandon de la liberté, n’est pas aussi profond que nous aurions pu le craindre après le deuxième tour des présidentielles.

Mais il est bien évident que l’équipe au pouvoir en France pour cinq ans au minimum ne va pas perdre son temps. Elle va voter, dès cet été, au parlement, une importante série de lois et de projets hautement régressifs.

  • De copieux avantages fiscaux pour les riches et aisés ;
  • L’euthanasie progressive de la sécurité sociale avec la mise en place d’une franchise qui n’a pas la moindre justification autre que de privatiser toujours plus la sécu ; une probable participation des malades pris en charge à 100 % auparavant, et un remboursement toujours plus mauvais des médicaments ;
  • La mise en place d’une TVA dite « sociale » afin que le peuple paye les charges salariales à la place des patrons, mais surtout à la place des actionnaires, ces êtres sans foi ni lois ;
  • La surveillance de plus en plus généralisée du peuple au moyen des caméras, sous prétexte d’assurer la sécurité des citoyens…
  • Etc…

En fin de compte, que signifie réellement ce vent de réformes régressives ? On peut le résumer ainsi comme si cela sortait de la bouche d’un traditionaliste néoconservateur s’adressant aux citoyens : « Vous avez eu 40 ans pour rire, pour entretenir l’illusion que vous pouviez être libres et vous passer de nos lois. C’est fini ! À présent, vous obéirez comme tous les peuples ont dû le faire depuis toujours !  »

Bush, Sarkozy et Benoît XVI, même combat !

Cette phrase en italique résume bien, je le crois, les volontés de Bush, Benoît XVI et Sarkozy. Ces trois personnages et leurs alliés qui sont aussi leurs complices, n’ont qu’une volonté :
Reprendre les peuples en main !

Mais pour faire quoi ?

Je crois que cette question n’a presque pas de sens tellement on voit l’intérêt des néoconservateurs de reprendre en main les peuples. Que nous reprochent-ils ?

  • Ils ont osé protester contre la guerre en Irak ;
  • Ils osent demander des horaires de travail allégés ;
  • Ils prétendent aux mêmes avantages et intérêts que les plus riches ;
  • En France, ils ont même eu la prétention de dire « non » au dernier référendum alors que toutes les élites confondues leur ordonnaient de dire « oui » ! ;
  • La police n’est plus respectée et aimée, c’est un comble ! ;
  • Le peuple n’a plus la notion d’obéissance et respect automatiques des « notables » ;

Il faut donc nous reprendre en main pour nous signifier que :

  • Seuls les dirigeants ont à décider si une guerre doit ou non avoir lieu. Ce n’est pas l’affaire du peuple ! Lui, n’a d’utilité que comme chair à canon !
  • Le peuple doit comprendre qu’en période de paix, sa seule utilité reconnue est le travail, le plus de travail possible pour le moins de salaire possible ! Que valent ces citoyens qui se vautrent dans la paresse ou qui prétendent se cultiver ? La culture ne sied et ne peut être comprise que par les gens « bien nés » !
  • Les avantages et intérêts des riches ne peuvent être partagés avec les gueux. Ce serait un tragique gaspillage puisque les simples citoyens ne connaissent pas la valeur de l’argent, ni la subtilité de l’économie, ni les joies de jouer en bourse ! Donner trop d’argent au peuple, c’est comme donner un met particulièrement raffiné à des cochons !
  • Il ne sera plus question de soumettre des réformes par référendum aux peuples. Ils sont incapables de comprendre les enjeux voulus par les puissants de la terre. Les peuples ne réfléchissent pas, ils ne vivent que d’instincts et sont bêtes. Que les choses sérieuses et importantes ne soient décidées que par les pouvoirs ou ceux que le pouvoir a choisis.
  • Qu’il s’agisse de la police ou des notables, il faut, par des lois dures et des sanctions sévères, réapprendre à tous ces gueux du peuple, l’obligation de respect et de l’obéissance absolus ! Sinon, où irions-nous ?

On l’aura compris, même si certains peuvent considérer que je caricature la réalité, mais alors qu’ils me le prouvent, ce que je viens d’écrire, c’est l’esprit de l’idéologie néoconservatrice et ses « réformes » régressives. Cette mentalité, c’est déjà ce que vivent les Américains depuis que Bush junior, par le trucage des élections en l’an 2000, a pris le pouvoir. Et, je n’en doute pas une seconde, c’est ce que les Français vont vivre dans les prochaines années sous la poigne des néoconservateurs d’ici.

Pourquoi parler de Benoît XVI en même temps que Bush et Sarkozy ?

Parce que j’ai la pénible impression que le pape actuel a vraiment la nostalgie des temps passés, des époques où l’Eglise jouait à égalité avec les rois et les empereurs, voire leur donnait ses ordres.

Le retour au latin pour certaines messes serait risible s’il ne constituait pas un cadeau à tout ce que l’Eglise comporte d’intégristes, de traditionalistes et de passéistes. Pour ceux-là, l’Eglise doit régner sur le monde, mais sur le monde entier, catholique ou pas. Pour ceux-là, il n’y a pas « proposition de foi », mais « imposition et obligation de croire ». Le pape a fait largement écho à cette mentalité lorsque, en Amérique Latine, il a osé dire que les peuples indiens avaient toujours attendu « le Christ » mais sans le savoir ! Il faut oser le faire, il faut oser aller si loin dans la mauvaise foi…

À présent, le cardinal responsable de la doctrine au Vatican, reprenant l’idée ou le texte de son prédécesseur Ratzinger, devenu Benoît XVI, affirme que seule l’Eglise catholique représente réellement et complètement le Christ. On pourrait penser à des chamailleries de gamins mal élevés, mais c’est plus grave que ça. Pour de telles idées de suprématie dans la représentation de Dieu, il n’y a pas si longtemps, les peuples européens s’étripaient… au nom de l’amour de Dieu…

C’est donc, là encore, le même principe de « réformes régressives » qui est en œuvre. Et toujours pour posséder la plénitude du pouvoir, et toujours pour reprendre les peuples en main. Je pense que cette volonté de reprise en main que tente d’imposer le Vatican, en tout cas dans un pays comme la France, est vouée à l’échec. Sauf si, bien sûr, Sarkozy donne un sérieux coup de main à Benoît… Ce qui n’a rien d’impossible. Leurs intérêts sont communs au-delà de quelques nuances.

En guise de conclusion…

On peut résumer ce que sont les réformes de ces messieurs et de leurs complices :

  • Reprendre la main pour exploiter le plus possible les peuples ;
  • Reprendre la main pour imposer une obéissance absolue des peuples aux diktats des « élites » autoproclamées ;
Leur philosophie se résume à ceci :
  • Seules les « élites » doivent être toujours plus riches, plus puissantes ; elles seules doivent posséder la réalité du pouvoir comme du savoir pour mieux dominer le monde ;
  • Les peuples, eux, doivent trimer, suer sang et eau tout comme les esclaves des temps passés, ce temps dont les néoconservateurs sont si nostalgiques ;

Bush, Sarkozy et Benoît XVI sont les dignes représentants des néoconservateurs mondiaux, et de féroces soutiens d’un capitalisme de fer. Ceux-là n’hésiteront devant nulle guerre, nul acte odieux pour imposer leurs lois.

Jean Jaurès est toujours d’actualité lorsqu’il écrivait :
« Au fond du capitalisme, il y a la négation de l’homme » C’est une citation qui s’applique parfaitement aux trois personnages cités ; elle n’a pas pris une ride…

Citation extraite de « La morale et le socialisme », de Jaurès. (N- de l’Éd., Albin Michel)

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 14:31
Quelques définitions trouvées sur
LE GRAND SOIR
et
OULALA

« Le but du novlangue était non seulement de fournir un mode d’expression aux idées générales et aux habitudes mentales des dévots de l’angsoc, mais de rendre impossible tout autre mode de pensée.
Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté, et que l’ancilangue serait oubliée, une idée hérétique - c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc - serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots. »

« Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l’inscription artistique des trois slogans du Parti :

- La guerre, c’est la paix.
-  La liberté c’est l’esclavage.
-  L’ignorance c’est la force.
 »

Eric Blair, alias George ORWELL (1903-1950)
" 1984 " (Traduction française : Gallimard 1950 ; réédition Folio N° 822)

Ne dites plus............- : -.............. dites

-  Accroissement des inégalités - :- nécessaires sacrifices dans l’intérêt des générations futures
-  Acquis sociaux - :- archaïsmes
-  Adversaires de classe - :- partenaires sociaux
-  Armée d’occupation - :- armée de libération
-  Armée israélienne - :- Tsahal

-  Armes de dissuasion massive - : - Ne pas appliquer cette appellation aux pays qui possèdent de telles armes.
-  Anarchiste de droite - :- libertaire libéral
-  Asservissement - :- flexibilité, précarité, etc.
-  Atteinte au droit de grève - :- Service minimum
-  Aveugle - :- non-voyant, etc.

-  Baisse des dépenses sociales - :- Équilibre budgétaire
-  Baisse des salaires - :- accroissement de la compétitivité au nom de l’intérêt général
-  Balayeur - :- technicien de surface
-  Bombardements - :- frappes chirurgicales
-  Bouc émissaire - :- variable selon les circonstances
-  Bourrage de crâne - :- Sondages, statistiques, informations
-  Brader le service public - :- s’ouvrir à la concurrence

-  Caissière - : Hôtesse de caisse [1]
-  Capitalisme - :- libéralisme (ou mieux encore démocratie de marché)
-  Chômeur - :- travailleur privé d’emploi inscrit à l’ANPE
-  Chômeurs  : + 684.800 en janvier 2004 = Chômage : - 1%
-  Colonies israéliennes - :- implantations
-  Consommer pour vivre - : - vivre pour consommer
-  Communiqué - :- information
-  Cotisations patronales - :- charges sociales
-  Criminel de guerre - :- qualification réservée aux seuls pays vaincus

-  Déclin de la solidarité et de la sécurité sociales - :- retraites par capitalisation
-  Démagogie - :- promesses électorales
-  Démantèlement des entreprises - :- modernisation
-  Déréglementation - :- modernisation du code de travail, assouplissement du marché du travail, etc.

-  École privée ou confessionnelle - :- école libre
-  Entorses à la laïcité - :- laïcité ouverte
-  Exclu - :- Parasite social
-  Exhibition - :- télé réalité
-  Exploiteurs et exploités - :- acteurs économiques
-  Escroquerie politique - :- recel et abus de biens sociaux, prise illégale d’intérêt

-  Fête des Travailleurs - :- Fête du Travail
-  Flicage patronal - :- Direction des Ressources Humaines
-  Fonctionnaire - :- Budgétivore (qualificatif ancien mais toujours d’actualité)

-  Gardes-chiourme - :- superviseurs (Employés-serveurs d’Internet)
-  Ghettos d’exclus - :- quartiers sensibles, zones d’action prioritaire
-  Grève - :- Prise d’otages

-  Homosexuel - : - gay (Voir dérivés et autres américanismes...)
-  Humanisme - :- archaïsme

-  Inégalité sociale - :- égalité des chances
-  Licenciement collectif - :- plan social
-  Licenciement partiel - :- restructuration, dégraissage
-  Loi du plus fort - :- devoir d’ingérence
-  Lois de la jungle - :- Liberté de marché

-  Mensonge d’État - :- Secret défense, raison d’État
-  Marchand roi - :- parts de marché
-  Massacres de civils - :- dégâts collatéraux, bavures
-  Militaires des USA - :- boys
-  Mille francs (lourds) - :- 152,45 €
-  Mur de la honte - :- archaïsme : s’applique uniquement au ci-devant bloc soviétique

-  Nouveaux pauvres - :- sans domicile fixe, ou mieux encore : SDF

-  Pacifisme - : - défaitisme
-  Paupérisation et régression sociale - : - guerre économique
-  Ploutocratie - :- démocratie
-  Précarisation accrue et droits réduits - :- TEE (Titre Emploi Entreprise)
-  Priorité au profit - : - Management

-  Privatisation - :- Ouverture du capital

-  Radio commerciale - :- radio libre
-  Réclame gratuite - :- promotion
-  Refus de crever au nucléaire - : - refus de s’éclairer à la bougie
-  Régression sociale - :- réforme, modernisation
-  Répression - :- sécurité
-  Résistants - :- terroristes

-  Salarié - :- Privilégié

-  Territoires occupés - :- territoires
-  Terrorisme d’état - :- guerre préventive [2]
-  Trahison - :- pragmatisme
-  Travailleurs - : - Ressources humaines
-  Triomphe du capitalisme sauvage - :- nouvelle économie

-  Ukases patronaux/gouvernementaux - :- dialogue social

-  Vaincre sans péril... - :- Guerre zéro mort (du côté des assaillants...)

[1] Entendu l’autre jour : “ Bernard, il est caissière à Carrefour ”.

[2] Doctrine d’abord appliquée par A. Hitler.

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1725


30 juin 2002

Langue de bois ou langue de pute, les mots qu’ils emploient pour essayer de nous faire avaler la pilule. Le Grand Soir vous propose son petit dictionnaire qu’il vous invite à enrichir de vos propositions en uilisant son forum.

Quand ils disent (1) : Sécurité Comprendre : Répression

Quand ils disent (2) : Modernisation Comprendre : Démantèlement

Quand ils disent (3) : Restructuration Comprendre : licenciement

Quand ils disent (4) : Police de proximité Comprendre : La BAC

Quand ils disent (5) : Séparation unilatérale Comprendre : Emprisonnement

Quand ils disent (6) : Reduction des coûts Comprendre : Répartitions des pertes

Quand ils disent (7) : Confiance des ménages Comprendre : Pouvoir d’achat

Quand ils disent (8) : Frappes chirurgicales Comprendre : Bombardements massifs

Quand ils disent (9) : Plan social Comprendre : Licenciement en masse

Quand ils disent (10) : Dommages collatéraux Comprendre : Bombardement de civils

Quand ils disent (11) : Ouverture du capital Comprendre : Privatisation

Quand ils disent (12) : communication Comprendre : Propagande

Quand ils disent (13) : Flexibilité Comprendre : Précarité

Quand ils disent (14)

Quand ils disent (14) Filières positives, Comprendre : Expulsions massives

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=29#forum26757


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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 09:30
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article1249

Nicolas Sarkozy médias liberté de la presse | 7 juillet 2007 | Nicolas Cadène ( 0 commentaires )


Nous avons eu, à de multiples reprises, le sentiment, pendant la campagne présidentielle, que les médias favorisaient plus ou moins nettement, Nicolas Sarkozy. Avant que la mémoire ne s’efface et que la polémique ne se dissipe, il est utile de dresser une liste précise des faits constatés et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine campagne...

Pour exemples :
- La diffusion de reportages partiaux tels que celui diffusé par TF1 sur « La France des assistés » trois jours avant la fin de la campagne officielle et la veille du débat d’entre-deux tours
- La reprise des images de l’équipe de Nicolas Sarkozy pour l’ensemble de ses déplacements et meetings
- La diffusion d’images non révélatrices des déplacements et meetings de Ségolène Royal (toujours au pupitre, rarement dans la foule, seule, etc.)
- La reprise systématique de la moindre voix discordante au sein du PS
- La couverture exceptionnelle accordée à Eric Besson en comparaison de celle accordée à Azouz Begag
- La non-diffusion de communiqués de presse d’élus socialistes, etc.
- La diffusion de dépêches AFP, AP et Reuters partiales
- L’absence de contradiction des journalistes face aux élus UMP et à Nicolas Sarkozy
- La volonté évidente de « coincer » Ségolène Royal ou d’autres élus socialistes sur des éléments secondaires
- La concentration des journalistes sur les divisions internes au Parti Socialiste et sur les thématiques souhaitées par Nicolas Sarkozy
- La dérision sur toute nouvelle mesure de Ségolène Royal
- Le 100 minutes pour convaincre offert par Arlette Chabot la veille du début du décompte officiel du CSA, qui a permis au candidat ministre de l’intérieur de passer deux fois sur cette émission pendant que son adversaire n’y passait qu’une fois.

Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :

- France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l’audience française
- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy
- Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy
- Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : plus de 40% de l’audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C’est une nomination demandée directement par l’Elysée.
- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne
- Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française
- Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP
- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy)
- Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l’Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs remet en cause la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n’étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’ « un ami industriel »)
- Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique Analyse succincte du résultat de l’élection présidentielle de 2007 – Juin 2007 Nicolas Cadène – Collaborateur parlementaire de Jean-Louis Bianco 13
- Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre) –conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libérationnotamment)
- Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin
- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault
- Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy)

Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.

Le Parti Socialiste n’a pas modifié la législation sur la concentration de certains groupes, lorsqu’il était aux responsabilités. Désormais, il est essentiel de s’attaquer de façon constructive à cet état. Surtout, cela doit être diffusé massivement en parallèle d’une proposition de loi contre la concentration des médias, pour l’indépendance journalistique et pour le respect de sa déontologie.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 08:20
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Sarkozy et les médias, les médias face à Sarkozy




Sarkozy et les médias, les médias face à Sarkozy

Mise en ligne : 4 juin 2007
par Grégory Rzepski



Ainsi, ce qu’avec d’autres nous ne cessons de contester depuis plus de 10 ans, et qui nous a valu les remontrances outragées des princes « indépendants » du journalisme, des experts en feinte complexité et de quelques porte-voix du mouvement altermondialiste, serait devenu subitement vrai avec l’ascension de Nicolas Sarkozy et son accession à la Présidence de la République : la déférence de journalistes à l’égard du pouvoir, les liens personnels des ces journalistes et des propriétaires des médias, les rapports complaisants qui se nouent au sein du microcosme des prétendues « élites » menaceraient l’indépendance de la presse. Pourtant ce n’est pas exactement ce que nous n’avons cessé de dire...

Comment en effet ne pas trouver simplistes toutes ces soudaines prises de conscience qui attribuent les effets d’ interdépendances structurelles aux seuls liens personnels qui ne sont que les révélateurs et les porteurs de cette interdépendance ?



Dès septembre 2006, Le Monde diplomatique publiait « M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias » [1] de Marie Bénilde. Les articles qui ont suivi se sont en général bornés à le reprendre ou à l’actualiser, mais en optant pour des explications qui font diversion.

Un sujet recyclé

Ainsi, on a pu lire, entre autres : « Nicolas Sarkozy, vingt-cinq ans d’investissement dans les médias » dans Le Monde (le 19 février 2007) ou, annoncé en « une » des Inrockuptibles le 27 mars 2007, un article - « Comment Sarkozy manipule les médias » - très inspiré par celui du Monde diplomatique [2]. Vous avez dit « manipulation » ?

Même des sommités, qui d’ordinaire clament haut et fort leur indépendance et se portent garants de celle des autres, se sont émues. Dans son éditorial du 4 mai 2007 appelant à voter pour Ségolène Royal, Jean-Marie Colombani soulignait ainsi : « la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d’une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants. » Le 2 mai 2007, son homologue de Libération, Laurent Joffrin, avait critiqué (lui aussi dans son éditorial) un candidat UMP « allergique à trop de liberté dans les médias ». Tout s’expliquerait donc par le rôle d’un individu et par ses relations personnelles.

Dernière en date de ces enquêtes qui recyclent ce qui est désormais largement connu : « Sarkozy tient-il les médias ? ». Sous ce titre, le 31 mai 2007, L’Express s’interroge en « une » et consacre un long article de 7 pages à cette interrogation. À une telle question qui attribue un pouvoir disproportionné au seul Nicolas Sarkozy, la réponse ne peut être que négative tant qu’elle sert à masquer les véritables explications de l’influence indéniable dont dispose le nouveau Président de la République.

Express-31-07-2007.jpg

Comment expliquer ce soudain engouement pour des questions que l’on s’était employé à éluder pendant des années ? Par un effet de mode ou de circulation circulaire de l’information ? Pas uniquement. Dans le cas de L’Express, un dossier mettant en évidence les relations de courtoisie entretenus par Nicolas Sarkozy avec certains propriétaires de médias français est sans doute d’autant plus simple à publier que l’hebdomadaire n’appartient plus à Serge Dassault (proche du nouveau Président et parlementaire UMP) mais au groupe belge Roularta [3].

Quels qu’en soient les raisons et les motifs [4], la « une » de L’Express intervient après une série de faits qui ont mis en évidence les liens du nouveau Président de la République avec les oligarques des médias, ses relations particulières aux journalistes ou les pressions qui s’exerceraient à son avantage sur telle ou telle rédaction.

Une série édifiante

Le soir de son élection, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet’s avec la fine fleur du patronat médiatique (Bernard Arnault, Martin Bouygues, Serge Dassault, Alain Minc, François Pinault ou Albert Frère, actionnaire de M6 [5]...) ; dans la semaine qui suit, il part se reposer sur le yacht de Vincent Bolloré propriétaire d’une télévision et d’un journal gratuit [6] ; il revient ensuite en France pour composer un gouvernement dont deux ministres sont mariés à des journalistes vedettes de la télévision publique ; le 13 mai, comme le résume la Société des journalistes du JDD dans une tribune parue la semaine suivante, « un très court article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle n’est pas paru dans Le Journal du Dimanche. Suite à une intervention du propriétaire du JDD [Arnaud Lagardère], qu’il nie, le directeur de la rédaction a finalement décidé de ne pas publier cette information »  ; le 16 mai, Georges-Marc Benamou, éditorialiste à Nice-Matin, est nommé conseiller pour la culture et l’audiovisuel du nouveau chef de l’Etat ; au même moment, Catherine Pégard du Point est également nommée à l’Elysée et Myriam Lévy, qui a suivi la campagne de Ségolène Royal au Figaro, l’est à Matignon ; en sens contraire, Laurent Solly, très proche conseiller, quitte l’équipe de Nicolas Sarkozy pour rejoindre le groupe Bouygues afin de prendre, à terme, un poste à la direction de TF1. Ce « transfert » est, de surcroît, annoncé par un porte-parole de la présidence.

La mise en série est éloquente. Mais qui pourrait s’étonner - à moins de vivre dans une improbable société sans rapports de pouvoir - que les médias et les journalistes soient l’enjeu de luttes d’influence, de tentatives de pressions et de relations de connivence [7] ? La question est moins de savoir si elles existent que de comprendre ce qui les rend possible et ce qui les rend efficaces.

Des explications en trompe l’œil.

La toute puissance de Sarkozy lui-même comme le suggère tant de descriptions qui, sans être infondées, s’en tiennent son comportement et à ses liaisons amicales ? Ainsi de l’article de L’Express, entièrement focalisé sur le personnage du Président, sur ses rapports aux journalistes (« il y a aussi, chez ‘‘ Sarko ’’, la volonté permanente d’instaurer une relation complice avec les journalistes »  ; « s’il sature l’espace médiatique, c’est aussi, et d’abord,un formidable ‘‘ client ’’ » [8]) ou sur à ses relations personnelles avec certains oligarques (« Pour Serge Dassault, il régla la succession de son père, Marcel. Pour Arnaud Lagardère, il alla négocier à l’Elysée, en février 2004, avec Jacques Chirac : le règlement de la succession de son père, Jean-Luc, était conditionné par la nomination de Noël Forgeard à la présidence d’EADS. Enfin, il fut l’un des conseils de Martin Bouygues lors du raid sur TF 1, en 1998, de... Vincent Bolloré ! ») ? Mais qu’est-ce qui nourrit de telles relations et les transforment en rapports d’influence ? Sans doute - il faudra y revenir - la conception que Sarkozy se fait de l’action politique en lui appliquant les formes de mise en scène importées de la télévision avant de lui être appliquée n’est-elle pas sans effet [9]. Mais encore ?

Des convergences structurelles

Les médias et les journalistes qui travaillent dans ces médias ne sont pas en apesanteur. Comme toutes les entreprises, comme tous les salariés, ils sont la proie et les acteurs de rapports de force politiques, économiques, sociaux, voire culturels... Des connivences, des interventions ? Certes. Mais les connivences personnelles reposent sur des connivences structurelles et les interventions ne sont déterminantes que parce qu’elles dépendent de convergences d’intérêt, consubstantielles à l’ordre médiatique existant. Reste donc à comprendre l’efficacité des interventions et des pressions, autrement dit les effets de la convergence d’intérêts bien compris - cette connivence, voire cette alliance, politico-économique - entre le courant de la droite qui vient de s’emparer du pouvoir et le capital qui détient les entreprises médiatiques.

Celles-ci sont, en effet, des propagandistes de la financiarisation et de la mondialisation capitalistes dont elles bénéficient ou dont elles cherchent à tirer les bénéfices [10]. Pour elles, le programme libéral de Nicolas Sarkozy en fait l’homme de la situation. Il est le porte-parole de leurs intérêts. Elles sont le relais de ses projets. Rappelons qu’à la fin de l’année 2000, la capitalisation cumulée en bourse de TF1, Canal + et M6 était supérieure à celle des groupes automobiles français [11].

Les visés de Sarkozy pour le secteur des médias

Cette convergence résulte, en partie, de la financiarisation de l’économie en général et de celle du secteur des médias en particulier. Une tendance qui favorise à son tour la concentration. Mais, pour Nicolas Sarkozy, il n’y a pas de problème de concentration en France. Sur France Inter, le 18 avril 2007, il déclare : « Si vous regardez aujourd’hui la presse française, dire qu’il y a une concentration entre quelques grands groupes c’est tout simplement le contraire de la vérité. Il y a un service public, (...). Qui peut dire que ce service public n’est pas indépendant. Vous avez Bouygues qui est propriétaire de TF1, Lagardère qui est propriétaire de [inaudible], le groupe Pierson pour Les Echos, Bernard Arnault pour La Tribune, la totalité de la presse quotidienne régionale qui appartient à d’autres familles que ceux-ci,... » Le secteur des médias ne serait donc pas excessivement concentré. En revanche, les entreprises de presse écrite seraient peut-être insuffisamment financiarisées : « le problème (...) de la presse aujourd’hui, c’est absolument pas un problème de concentration, c’est un problème de sous capitalisation. (...) y’ a pas assez de capitaux pour développer les grands journaux, ils font des tirages trop petits [12]. » Plus généralement, pour celui qui n’était alors que le candidat de l’UMP : « Notre industrie des médias a besoin d’avoir des groupes solides qui la structurent et la renforcent. C’est pourquoi l’équilibre doit viser en permanence à conforter le développement des groupes français, tout en préservant le pluralisme et l’indépendance du secteur [13]. »

Préserver le pluralisme en laissant le secteur des médias sous l’emprise des concentrations financiarisées ? On ne peut le croire possible qu’à condition de confondre pluralité mercantile et pluralisme et, d’autre part, en faisant abstraction des intérêts politiques et économiques que servent les concentrations. Possible enfin, et surtout, si l’on considère, comme Alain Lancelot - auteur en 2005 d’un rapport sur « Les problèmes de concentration dans le domaine des médias », rapport libéral [14] auquel Nicolas Sarkozy se réfère - que la presse n’est « pas un fournisseur d’informations, ces sont des supports de publicité ! Et elle ne vit que comme support de publicité [15]  ! »

Organiser le laisser-faire et le laisser-aller

Conséquent et cohérent, le nouveau Président souhaite que la politique organise le laisser faire et le laisser aller qui n’existeraient pas sans elle. Il explique ainsi au Point le 18 avril : « il existe des lois et des instances de contrôle qui limitent la concentration dans les médias et s’assurent de leur indépendance. Je tiens à préciser par ailleurs que jamais la législation sur les marchés publics n’a été aussi stricte et aussi vérifiée qu’aujourd’hui. » Cette approche libérale prévaut aussi pour l’audiovisuel public. Dans le même entretien, il explique : « J’ai une conception exigeante du service public audiovisuel, et je veux renforcer les obligations culturelles et éducatives qui pèsent sur les chaînes. Pour disposer des ressources nécessaires, je ne propose effectivement pas une augmentation de la redevance, car il y a déjà trop de prélèvements obligatoires dans notre pays. Je pense qu’une augmentation des ressources publicitaires et des ressources tirées des produits dérivés est possible, et qu’elle ne dénature pas le service public audiovisuel. »

« Trop de prélèvements obligatoires dans notre pays » ? Peut-être. Mais, en l’espèce, le credo libéral va à l’encontre d’une « conception exigeante du service public audiovisuel »dans la mesure où celui-ci est, à l’évidence, sous-financé. Comme l’explique le syndicaliste Fernando Malverde : « La comparaison avec les moyens des télévisions publiques d’autres grands pays européens est éclairante. En France, le montant de la redevance s’élève à 116 euros par an alors qu’elle atteint 205 euros en Allemagne, 175 euros en Angleterre et 184 euros en moyenne en Europe. En 1998, les recettes globales (redevance et publicité) de la télévision publique française ont été de 25 milliards de Francs alors que les ressources totales des télévisons publiques allemandes approchaient les 50 milliards de Francs ! En 2003, malgré une audience comparable, les ressources de France Télévisions se sont élevées à 2,37 Milliards d’euros contre 3,2 Milliards pour la BBC [16] »

Sous-financement mais aussi mal-financement que les projets de Nicolas Sarkozy (« une augmentation des ressources publicitaires et des ressources tirées des produits dérivés »)aggraveraient. Dans une lettre ouverte de 1999 impulsée notamment par Acrimed et adressée aux parlementaires, il était déjà expliqué : « I1 faut choisir : une télévision publique financée pour moitié par des recettes commerciales et pour le reste par l’argent de la redevance (ou du budget) est condamnée à maintenir l’ambiguïté des contenus et à perdre sur tous les tableaux : sans parvenir à enrayer la montée en puissance financière des chaînes privées, elle continuera à renoncer à ses vocations spécifiques (informer, éduquer, distraire) pour s’aligner sur les recettes des télévisions commerciales (tunnels de publicité, variétés interchangeables, séries stéréotypées etc.) [17]. »

Libéralisme économique favorable aux oligarques en général et aux oligarques des médias en particulier, accompagnement des concentrations financiarisées et de la détérioration du pluralisme qui en résulte, dégradation de l’audiovisuel public, déni du tiers secteur médiatique [18] : « la France d’après » ne sera pas celle de la remise en cause de l’ordre médiatique existant.

Présenter le rapport du nouveau pouvoir aux médias dans les termes de la « mainmise » ou du « contrôle », d’interventions intempestives ou de pressions est réducteur et risque de masquer l’essentiel. La réalité du rapport relève sans doute de l’échange de bons procédés. Mais celui-ci repose d’abord sur la convergence d’intérêts politico-économiques, voire sur leur intrication. Dans la mesure où il ne se résume pas à Nicolas Sarkozy (qui « tiendrait » ou non les médias), le problème est ainsi plus profond et ne sera pas résolu par de simples cris d’indignation. La réponse qu’il appelle ? La contestation, la mobilisation et l’élaboration de propositions alternatives dans le cadre d’un nouveau rapport de force autorisé par une autre convergence ; la convergence de tous ceux qui luttent contre l’ordre médiatique existant : syndicats de salariés des médias et des métiers de la culture, tiers secteur médiatique, association de critique des médias, mais aussi l’ensemble des mouvements de contestation de l’ordre libéral. Chiche ?

Grégory Rzepski


[1] Nous en avons publié des extraits ici même.

[2] Lire ici même : « Les Inrockuptibles imitateurs « branchés » sur Le Monde diplomatique ».

[3] Lire ici même L’actualité des médias n°51 (12 mai - 28 juin 2006).

[4] On peut aussi y voir la marque d’un positionnement éditorial sur le marché concurrentiel des « news magazines ». Quand Le Point serait l’hebdomadaire du sarkozisme, Le Nouvel Observateur celui de la « gauche moderne » et Marianne systématiquement « critique », le magazine de Christophe Barbier ferait le choix d’un journalisme d’enquête « indépendant »....

[5] D’après L’Express du 31 mai 2007.

[6] Lire ici même « Vincent Bolloré à l’assaut des médias ». Bolloré a également fêté la victoire de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s le soir du 6 mai.

[7] Ainsi, quand, dans l’émission « Questions d’info » sur « La Chaîne parlementaire (LCP), le 23 mai 2007, François Hollande dénonce, au sujet de cette dernière nomination, « une relation consanguine entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique », on peut s’étonner du vocabulaire utilisé, mais surtout de la soudaine lucidité et de l’apparente candeur du premier secrétaire socialiste. Par ailleurs, le programme socialiste pour l’élection présidentielle ne remettait pas vraiment en cause ce « pouvoir médiatique ». A ce sujet, lire ici même « ‘‘ Demandez le programme ’’ : le projet du Parti socialiste pour les médias. ».

[8] Suffit-il, dans ces conditions, pour se convaincre l’indépendance des journalistes, de constater qu’ils ne font pas tous individuellement l’objet de ces pressions et qu’ils savent souvent y résister ? Suffit-il pour protéger leur dépendance collective de s’en remettre à leur vertu et à quelques règles déontologiques ? La réponse, à l’évidence est négative.

[9] Pierre Musso, dans Berlusconi, le nouveau Prince (Ed. de l’Aube) propose une analyse qui peut être une source de réflexion quand il montre que ce n’est pas de son seul « contrôle » que Berlusconi a escompté les succès qu’il a remporté, avant d’échouer récemment. Lire ici même « La dernière leçon du berlusconisme ».

[10] Sur ce problème et sur les propositions qu’il peut inspirer à Acrimed, lire ici même « Pour garantir le pluralisme, contre la concentration et la financiarisation des médias ».

[11] D’après Pierre Rimbert, intervention au FRAP, le 17 mai 2007. Par erreur, nous avions d’abord écrit que la capitalisation des groupes de télévision était aujourd’hui supérieure à celle des groupes automobiles (correction apportée le 5 juin).

[12] Transcription d’Anita.

[13] Dans L’Express,le 15 février 2007. Cité par Serge Halimi dans « Bon anniversaire, TF1 ! ».

[14] Lire ici même « Pour garantir le pluralisme, contre la concentration et la financiarisation des médias ».

[15] Lire ici même « Les extases libérales d’Alain Lancelot sur France Culture ».. Nicolas Sarkozy se réfère, par exemple, au rapport Lancelot dans Le Point (le 18 avril 2007) : « Dans ses grandes lignes, le dispositif actuel me paraît satisfaisant. Le rapport Lancelot a formulé certaines propositions d’amélioration et de renforcement. Je suis favorable à ce qu’elles soient examinées. »

[16] Lire ici même « Pour une refondation de l’audiovisuel public - La question du financement. ».

[17] Lire ici même « Dis-moi qui te paie, je te dirai qui tu es ».

[18] Lire, par exemple, ici même « Lettre ouverte de Zalea TV : ‘‘ Chères ?mes Fortes du CSA ’’ ».




Source : acrimed | action critique médias
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=2640
 
 
 
 

http://www.acrimed.org/article28.html

acrimed | action critique médias
Charte des devoirs professionnels des journalistes français (1918)



Charte des devoirs professionnels des journalistes français (1918)

Mise en ligne : 16 août 2002


Un journaliste, digne de ce nom :

-  prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;

-  tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;

-  ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ;

-  n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;

-  s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;

-  ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;

-  ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;

-  ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;

-  ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

-  garde le secret professionnel ;

-  n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

-  revendique la liberté de publier honnêtement ses information ;

-  tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;

-  ne confond pas son rôle avec celui du policier.

Paris, Juillet 1918 - révisée en 1939.




Source : acrimed | action critique médias
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=28
 
 
 
 


 

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 22:35
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