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jeudi 16 août 2007 par Jean Dornac
Pour améliorer leur chiffre d’affaires, les grands labos pharmaceutiques ne manquent pas d’imagination et ne reculent devant rien, pas même devant le
ridicule, à savoir l’invention de nouvelles maladies. Juste avant de vous parler de ces nouvelles maladies, voyons d’abord quelques aménagements utiles aux chiffres d’affaires et aux actionnaires
des grands groupes pharmaceutiques. Gilbert Charles, dans son article du 20 mars 2003 à l’Express dit, entre autres : « A partir de quel stade de la maladie un médecin doit-il
prescrire un médicament à un patient atteint de cholestérol ou d’hypertension artérielle, plutôt que de l’inviter à changer de régime ? » Le journaliste de l’Express nous montre,
ensuite, l’une des méthodes utilisées en citant Philippe Pignarre qui a longtemps travaillé dans le secteur pharmaceutique : « Récemment, les experts ont décidé d’abaisser le seuil
de triglycérides au-dessus duquel il est recommandé de prescrire. On multiplie ainsi d’un coup le nombre de patients concernés, et donc de pilules vendues. » Ingénieux, non !
Gilbert Charles ne s’arrête pas là : « De la même façon, des médecins américains, poussés par certains laboratoires finançant leurs recherches, recommandent d’administrer de la
testostérone aux hommes de plus de 50 ans, afin de les dynamiser. Avec la possibilité, à terme, de voir se multiplier les cancers de la prostate, car cette hormone est connue pour favoriser ce
type de tumeurs. » Véronique Lorelle, dans le Monde du 12 avril 2003, en citant, elle aussi, Philippe Pignarre, nous montre l’une des raisons probables des dérives de l’industrie
pharmaceutique. Ainsi écrit-elle : « Pour Philippe Pignarre, auteur d’un livre intitulé Le grand secret de l’industrie pharmaceutique, la soif de profits n’expliquerait pas tout. Le
secret est ailleurs. Les dirigeants tenteraient de camoufler la plus grande des faiblesses pour une industrie de l’invention, son impuissance à trouver de nouveaux médicaments. » D’où
les dérives suivantes : « Abusée par les sociétés de biotechnologies, auprès de qui elle pensait trouver les médicaments du futur, l’industrie userait de tous les moyens pour
camoufler son inefficacité : du laboratoire qui menace de stopper ses investissements dans un Etat parce que les prix des médicaments ne lui conviennent pas, à la modification de résultats
d’études en vue de favoriser le laboratoire, jusqu’à l’invention de maladies, troubles obsessionnels compulsifs, dépression récurrente brève, ou ménopause masculine...
»
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