En cette rentrée où s’amoncèlent les nuages sur l'état de grâce de Nicolas Sarkozy : Croissance au ralenti, déficit record de la balance
commerciale, accroissement de la dette publique, hausse des prix… le Président a trouvé la parade : Engager un «gigantesque plan contre la fraude au chômage».
Jeudi 6 septembre à Colmar, le Président de la République a annoncé qu’il allait engager un «gigantesque plan contre la fraude au chômage», en le justifiant par ces mots : «C'est normal que quand
quelqu'un est au chômage, la société lui tende la main, lui donne des indemnisations. Ce n'est pas normal quand on est au chômage, qu'on refuse un emploi qui correspond à votre qualification parce
que ce sont les autres qui paient». Ben voyons !
Par ces mots, Nicolas Sarkozy verse – une fois de plus – dans les plus abjectes démagogie, malhonnêteté intellectuelle, désinformation et manipulation. Alors que le travail au noir,
«institutionnalisé» dans certains corps de métiers comme le bâtiment, la confection, l’hôtellerie/restauration, l’agriculture… plombent les comptes sociaux (assurance-maladie, financement des
retraites et, évidemment, assurance-chômage) et que le chef de l’État prône devant les patrons du Medef une dépénalisation du droit des affaires, c’est aux chômeurs qu’il va
s’attaquer en priorité. Quel courage ! SUITE...