Les députés et les sénateurs conservent en grande partie le régime de retraites créé en 1904. Il est justifié par la précarité de leur mandat. Le dernier exemple en date est celui du député communiste du Nord Georges Hage. Il est depuis juin dernier un retraité heureux. Âgé de 88 ans, il
a quitté en juin le siège qu'il avait conquis en… 1973. Aujourd'hui, il révèle facilement le contenu de son relevé de comptes : «L'Assemblée me vire chaque mois 37.643 francs», dit-il, soit 5.738 €
par mois. «Je n'ai pas de souci d'argent», claironne-t-il. «J'ai tout fait pour avoir le maximum de retraite. J'ai payé absolument toutes les cotisations.» Et si, après 34 ans à l'Assemblée
nationale, il confie «une nostalgie insurmontable», sa longévité parlementaire lui permet d'être l'un des rares à toucher sa retraite à taux plein. Ils ne sont que 5% des retraités de l'Assemblée
dans ce cas-là. SUITE...