Nicolas Sarkozy a promis que si la croissance n’est pas au rendez-vous, il ira «la chercher». Mais où et à quel prix ? Au prix de l’engagement de la
France dans un conflit militaire d’envergure. Absurde ? Pas si sûr… Démonstration.
Le 17 janvier 1961, dans son célèbre discours de fin de mandat, le président Eisenhower mettait en garde les États-Unis contre les dangers du «complexe militaro-industriel» : «Cette conjonction
entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. (...) Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la
gravité des conséquences d’un tel développement. (...) nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière
cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons
jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. (…)» SUITE...