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Il y a longtemps que tourne dans ma tête l’idée d’écrire une lettre ouverte au Président de la République !
Privé d’emploi et de vie sociale, je n’ai (presque) que cela à faire entre deux hospitalisations ou trois examens.
Aussi, je vous en envoie le texte ci-dessous.
J’espère que vous aurez la gentillesse de me faire connaître vos réactions à la lecture de ce document, et pardonnez-moi si je vous ennuie avec ma prose !
Après le recueil de vos remarques, je pense adresser le texte d’une part à la Présidence de la République, d’autre part à la presse au moins locale !
On ne se refait pas.....
Cordialement,
Daniel ALLEMAND
Monsieur le Président de la République,
Mon habituelle humilité ne m’enclin ni à vous interpeller comme je le fais aujourd’hui, ni a
utiliser la première personne du singulier pour le faire !
Serait-ce par effet de mimétisme à force de vous entendre dans tous les journaux télévisés ?
C’est d’autant plus vraisemblable qu’à l’instar de Monsieur Jourdan qui faisait de la prose sans le savoir, j’ai fait du Nicolas Sarkozy sans le savoir pendant de très nombreuses
années !
En effet dans ma carrière professionnelle désormais malheureusement interrompue, j’ai « travaillé plus », slogan que vous utilisiez à l’encan lors de votre
campagne électorale, mais ce n’était pas même « pour gagner plus » : j’ai souvent pratiqué des semaines de 50 heures, délaissé mes week-end et mes congés
payés sans compensation d’aucune sorte, de mon plein gré, simplement parce que j’aimais mon métier, car je croyais en ce que je faisais.
Stupide non ?
Ainsi, grâce à mes 40 années de travail, j’ai sans doute permis à l’U.R.S.S.A.F. de percevoir près de 400 000 € de cotisations en euros constants !
Mais je suis aussi de la génération pour laquelle il était « politiquement correct » de fumer : personne alors ne laissait supposer que le tabac pouvait être
nocif ; bien au contraire puisque l’État distribuait gratuitement des paquets de cigarettes durant le service militaire et que toutes dispositions avaient été prises pour que l’on puisse
fumer en tous lieux !
Bien sûr, à l’époque, le tabac était produit et commercialisé par un service d’Etat et qu’en outre l’Etat en percevait des taxes exorbitantes.