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Le président Bush a signé en mai dernier une ordonnance attribuant à l’exécutif des pouvoirs exceptionnels en cas de troubles majeurs, à côté de laquelle notre sulfureux article 16 de la Constitution semble bien anodin. Ron Rosenbaum a analysé pour Salon la Directive 51 et estime qu’elle justifie les pires craintes pour la démocratie américaine en cas de nouvel attentat terroriste sur le sol des USA.
21/7 - Correction [1]
La Directive Présidentielle sur la Sécurité Nationale 51 ou NSPD 51, signée par le Président Bush le 9 mai 2007, organise la continuité du gouvernement aux USA dans le cas d’une situation d’urgence nationale telle qu’un attentat terroriste.
De nombreux citoyens américains y voient une disposition qui pourrait permettre au président Bush de suspendre le fonctionnement normal des institutions. Rosenbaum cite un commentaire, lu sur le Huffington Post, qui évoque un scénario où Bush se saisirait du prétexte d’un attentat survenant en 2008 pour interrompre le processus électoral au nom de la sécurité nationale et de la nécessité d’une action urgente.