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L’info du jour, je l’ai encore prise dans le Canard de mercredi. Discrètement placée en dernière page, elle ne fait pas grand chose pour attirer l’attention. C’est un article qui parle de la crise dite des “subprimes” et du tombé de masques à l’heure des bilans annuels où les banques vont bien être obligées de révéler l’ampleur exact des dégâts les concernant, dégâts qu’elles auraient pu dissimuler jusqu’ici.
Dans cet article, un chiffre, ou plutôt 2, repris de “La Tribune” : l’évaluation des pertes totales subies par les banques dans cette affaire : entre 170 et 400 milliards d’euros (admirez au passage la précision : à ce niveau, ce n’est même plus une fourchette, c’est une pelle à neige !)
La plupart des gens sont fâchés avec les chiffres, surtout quand il s’agit de milliards… Ca devient alors une espèce de notion abstraite… Pourtant là, mon radar à
ordre de grandeurs (modèle breveté en Moselle et à l’Extérieur) a méchamment tilté.
Que ce soient 170 ou 400 milliards, c’est énorme, ça file le tournis.
Tous les américains n’ont pas perdu leur maison, et parmi ceux qui l’ont perdue, la banque n’a évidemment pas perdu l’intégralité de la somme prêtée, loin s’en faut !
Une petite recherche et on apprend qu’actuellement près de 1.3 million de maison sont à vendre à cause de cette affaire, et que le total pourrait arriver à 3 millions. C’est beaucoup.