Ça va être difficile, dans quelque jours pour le fumeur que je suis...Cette interdiction de fumer dans les lieux publics risque d'être très pénible, surtout au
début. Bon, on s'adaptera, bien obligé ; mais ce n'est pas tant l'angle de la santé publique qui me pose question. C'est plutôt une tendance de nos sociétés occidentales vers une aseptisation à
marche forcée des comportements, qui au fond est bien plus gênante qu'une restriction de la "liberté" de fumer.
Pour ce qui est de la "liberté", d'ailleurs, soyons sérieux : je fume, je sais ce qu'il en est. Quand on est fumeur, on est peu ou prou toxicomane, et être prêt à ratisser la moitié de la ville à 1
heure du matin pour s'acheter des clopes est un comportement de junkie, faut être objectif. Cette loi est certes une restriction de, disons, un "droit" à se faire plaisir, mais hurler à quelque
chose de "liberticide" ne me semble pas pertinent. D'ailleurs, la liberté, c'est comme le bonheur : ça n'existe pas. Et toc.
Non, ce n'est pas tellement ça qui me dérange le plus, même si ça ne me fait en rien plaisir de devoir me priver de fumer quand je sortirai désormais dans les bars et les restos ; ce qui me
chiffonne vraiment, en revanche, c'est une sorte d'hygiénisme politique qui se répand de plus en plus, et qui s'attaque aux conséquences plutôt qu'aux causes directes. SUITE...