Septembre 2004. Un matin comme les autres vous vous réveillez, et votre poste a disparu. Sans préavis. Votre employeur ne vous laisse même plus pénétrer
dans ses locaux. «Envoyez-nous un CV et une lettre de motivation. On vous rappellera», vous entendez-vous répondre au téléphone...
Trois ans après, on ne vous a toujours pas rappelé. Vous êtes aux minimas sociaux, les agents de l'ANPE ne peuvent vous reconvertir nulle part, se demandent ce que vous faites là, ouvrent des yeux
ronds quand vous leur racontez votre histoire.
Dans les médias, rien : le vide, le néant ! Il ne s'est rien passé. Et les gens à qui vous en parlez ont du mal à vous croire. SUITE...
Je viens de recevoir de votre part un mail me proposant de faire acte de candidature auprès du Rectorat pour un poste de quelques semaines en collège, tout en me priant de vous faire parvenir mon
CV. Je suis toujours dans les ordinateurs du Rectorat me semble-t-il et il fut un temps où vous m’auriez appelé pour me proposer le poste. Je suis donc très surpris de la nouvelle méthode de
recrutement par mail du Rectorat qui s'apparente quasiment à ce qui se pratique dans le privé : saperlipopette, les temps ont bien changé !
Mis à part diverses expériences professionnelles hors enseignement, sachez que j'ai été de 1998 à 2005 enseignant non titulaire vacataire puis contractuel à cheval sur l'académie de Montpellier et
de Toulouse. Vous me connaissez donc parfaitement.
La dernière fois que vous avez fait appel à moi remonte à mai 2005. Depuis plus rien, le vide intersidéral.
Aujourd'hui à 39 ans inscrit au CNED pour reconversion, je n'ai plus aucuns droits Assedic, je suis au Rmi et mon petit garçon de 3 ans 1/2 se demande parfois pourquoi papa est si souvent à la
maison.
J'ai fait à Montpellier des études universitaires longues et honorables en lettres, philo, histoire et cinéma et j'avais confiance en l'avenir. J'ai été admissible deux fois au Capes et une fois au
PLP, malheureusement je n'ai pas eu aux oraux la réussite que j'espérais. SUITE...