http://www.legrandsoir.info/spip.php?article5967
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Plus longtemps, plus flexible, moins cher ... effet boomerang ?
par Michel Husson.
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Savoir/Agir n°3, 2008.
Travailler plus pour gagner plus : on connaît la chanson. Mais cet hymne à la valeur travail ne peut durablement escamoter la réalité d’un
projet cohérent de régression sociale qui vise à dévaluer le travail, et non à le revaloriser. C’est pourquoi la tactique de Sarkozy a de bonnes chances de conduire à un effet boomerang
Plus longtemps ...
L’une des premières mesures gouvernementales a porté sur les heures supplémentaires qui sont dorénavant en grande partie exonérées de
cotisations sociales et défiscalisées. Ce choix repose sur un postulat selon lequel il faut augmenter le gâteau avant d’en augmenter les parts, donc travailler plus, etc. Mais rien ne garantit que
l’augmentation du gâteau conduise à une augmentation de toutes les parts : aux Etats-Unis, les bénéfices de la croissance sont captés par 10 % de la population. Ensuite, il ne suffit pas
de vouloir travailler plus pour pouvoir le faire, et les contre-exemples sont faciles à trouver : femmes contraintes au temps partiel ou seniors dont l’âge de départ à la retraite est
constamment reculé sans que cela améliore leur accès à l’emploi. Le discours sur la revalorisation du travail conduit en pratique à faire le procès des salariés, insuffisamment corvéables, et pour
cela accusés d’être les seuls responsables de notre supposé « déclin »
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