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PARIS (Reuters) - Un dirigeant de chacune des deux sociétés pharmaceutiques GlaxoSmithKline et Sanofi Pasteur MSD a été mis en examen pour "tromperie aggravée" dans une enquête visant les dégâts sanitaires supposés de la campagne de vaccination contre l'hépatite B en France entre 1994 et 1998, apprend-on de source judiciaire.
La juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, du pôle de santé publique de Paris, a par ailleurs mis en examen pour "homicide involontaire" la société Sanofi Pasteur MSD, une coentreprise à 50/50 entre Sanofi-Aventis et Merck.
La juge reproche aux trois mis en examen de ne pas avoir déclaré l'ensemble des effets indésirables ou secondaires supposés du vaccin lors de la commercialisation de ce produit entre 1994 et 1998.
Les avocats des sociétés et de leurs dirigeants n'ont pas fait de commentaires dans l'immédiat. Lors d'étapes précédentes de l'affaire, ils avaient indiqué que leurs clients niaient avoir agi de manière illégale.
De 1994 à 1998, plus de deux tiers de la population française et presque tous les nouveau-nés ont été vaccinés, soit environ 14 millions d'adultes et sept millions d'enfants de moins de 15 ans.