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Michèle Alliot-Marie avait donné le "la" la semaine dernière lors de la présentation de son plan anti-cybercriminalité en déclarant vouloir "adapter [la] législation aux pratiques contemporaines de la cybercriminalité". Ce sera chose faite avec ce projet. Du coup – comme c'est déjà le cas pour les cybercafés –, les gestionnaires de bornes d'accès Wifi ou les hébergeurs de contenus comme les plates-formes de blogs, les sites de partage de vidéos, les réseaux sociaux ou les messageries électroniques auront l'obligation – si le projet est entériné – de garder, et éventuellement de transmettre aux autorités, toutes les informations saisies par chaque utilisateur se connectant et utilisant leurs services, et ce, pendant un an.
Plusieurs autorités indépendantes comme la CNIL, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) ou la CSSPPCE ont été consultées pour avis sur le projet, et se sont prononcées contre, comme lors de la présentation du texte de loi anti-terrorisme en 2006. Mais cet avis n'étant que consultatif, le projet, qualifié de "mise en pièce de la démocratie française et de ses valeurs" par le Parti pirate, a de fortes chances, une fois signé par les différents ministres concernés et présenté devant le Conseil d'Etat, d'être adopté et publié au Journal officiel.