Tu les as vus, qui ces jours-ci tortillent sauvagement du cul au rythme du (traditionnel) "débat" sur
faut-y-que-je-boycotte-les-JO-de-monsieur-Jiabao-du-Parti-communiste-chinois-qui-durant-qu'il-me-caresse-le-fondement-hache-du-Tibétain-ou-faut-y-que-j'assume-de-n'avoir-que-foutre-du-sort-de-quelques-bonzes-de-merde?
Tu les entends, sans déconner, touiller leurs états d'âmes?
Dans ce bal des faux-derches, Bernard Kouchner, évidemment, se déhanche grave sous les sunlights, et te fait savoir, du haut de sa gigantesque expérience de riziculteur humaniste, comme le signale
ce matin "Libération", que l'hypothèse d'un boycott "ne rencontre pas le soutien du gouvernement français", mais qu'"il n'est pas exclu que l'Europe "se concerte"".
(Et rien, en effet, n'interdit que "l'Europe" se pignole pendant que les Tibétains crèvent.)
Au-delà de la sphère des intellectuels de renom, le gros des tortilleurs vient naturellement des "athlètes" qui énoncent gravement, comme au terme d'une longue et difficultueuse réflexion, que "ce
n'est pas aux sportifs d'assumer le choix de Pékin", passe-moi le Ponce je te passerai le Pilate, et que nous, hein, ne pas se tromper, on fait pas de politique, tu as d'un côté le sport et ses
nobles valeurs, et tu as de l'autre côté ce hachis de moines bouddhistes - bon, tu le constates: aucun rapport, merci de ne pas tout mélanger, on est là pour tomber du
record. SUITE...