"Il m'a été soumis un dossier, je suis en train de l'étudier, d'y réfléchir, de peser le pour et le contre et je ferai connaître
la décision".
C'est en ces termes que notre président a commenté la demande de grâce qui lui a été soumise pour Jean-Charles Marchiani, condamné à trois ans et un an de prison ferme pour avoir perçu des
commissions occultes dans des affaires d'attribution de marchés publics et qui doit comparaître prochainement dans le cadre de l'Angolagate dans lequel il est poursuivi, au côté de Charles Pasqua,
pour trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux.
Au-delà même de que décidera Nicolas Sarkozy, l'absence de réactions outragées aux propos du président ("le pour et le contre") est une victoire idéologique essentielle sur le chemin pentu de la
nécessaire réforme de la Justice. SUITE...