Si j'étais patron, j'adorerai l'époque et j'adorerai ce pays. Je serai véritablement fou de joie d'avoir Nicolas Sarkozy comme
président et je demanderai Laurence Parisot en mariage. J'y inviterais d'ailleurs quelques syndicalistes à l'échine d'une souplesse de gymnaste russe, pour faire les témoins. Non, vraiment, si
j'étais un gros fils de pute, je sangloterai de bonheur en signant le chèque de mes cotisations au MEDEF et je me caresserai en lisant le Figaro...
Si j'étais un gros bâtard de sale larve rampante qui bosse aux Ressources Humaines d'une grande entreprise, je ne serai pas moins heureux, je crois. Voir que les salariés acceptent aussi docilement
de se soumettre à un chantage à l'emploi encore impensable il y'a quelques années me remplirait de joie. Et en plus,
comme l'usine délocalisera de toutes façons dans un an ou deux, il ne devrait pas y avoir trop de difficultés à foutre dehors des gens à qui on a mis le couteau sous la gorge. SUITE...