COMME LES MASSEURS-KINESITHERAPEUTES ,LES INFIRMIER(E)S REFUSENT CET ORDRE ,ESSENTIELLEMENT DISCIPLINAIRE (ORDRE DECIDE PAR UN GROUPE, ST ANNE,QUI NE
REPRESENTE QUE LUI-MEME)
http://www.marianne2.fr/Les-infirmieres-contestent-la-creation-d-un-Ordre-professionnel_a87464.html
Les infirmières contestent la création d'un Ordre professionnel
Fruit du lobby des infirmiers libéraux, ce nouvel ordre professionnel inquiète les syndicats : complexité administrative, mise au pas de la
profession... et surtout une cotisation obligatoire que les kinés, au pouvoir d'achat écorné, ont refusé pour leur propre structure.
« On a fait courir la rumeur que la cotisation serait de 40€ par mois ! », raconte Jean-Jacques Scharff, du groupe Sainte-Anne. Cet organisme, regroupant
46 associations d'infirmiers libéraux, voit émerger dans la suspicion l'ordre professionnel pour lequel il a milité plus de trois ans. Adopté en 2006, sur proposition de la député de Haute-Saône Maryvonne Briot, le texte institue pour tous les personnels infirmiers
(qu'ils exercent dans le public, le privé ou en libéral) une instance jouant le rôle de gardien de la profession au niveau déontologique et d'interlocuteur du gouvernement sur les questions de
santé publique.
Une instance contre laquelle s'érigent la plupart des syndicats de l'assistance publique alors qu'elle a connu ses premières élections internes en avril dernier : «Tout ce dont cet ordre devra
s'occuper est déjà pris en charge par d'autres structures ! s'exaspère Marie-Christine, délégué Sud à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP). Le seul intérêt pour l'Etat, c'est
d'évacuer les syndicats des négociations, d'arracher la formation continue du public pour l'offrir au privé et de mettre la profession au pas ! » Une organisation que le socialiste Jean-Marie Le
Guen, farouche opposant de Maryvonne Briot sur cette proposition, avait comparé à l'Assemblée à de « de véritables tuyaux
d'orgues aussi structurés qu'inadaptés. »
Le précédent de l'Ordre des kinés
Le détail du texte spécifie cependant bien que l'Ordre infirmier n'a pas vocation à être l'interlocuteur du gouvernement sur les questions de statuts. «Les syndicats et l'Ordre seront
complémentaires sur la négociation, comme l'Ordre sera complémentaire de la Hauté autorité de santé sur les questions de déontologie, se défend le porte-parole du Groupe Sainte-Anne. Les syndicats
confédéraux se lancent dans un faux débat alors que cette structure va combler un vide : au moment des discussions sur les soins palliatifs, le gouvernement n'avait pas de représentant des
infirmiers alors que ce sont ceux qui sont le plus proches des patients concernés. Est-ce que c'est normal ?»
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