Blog de liens divers . Quelques commentaires de temps en temps .
Par Agnès Maillard le vendredi 6 juin 2008, 11:15 -
La cupidité de quelques uns se nourrit forcément des renoncements de tous les autres.
On ne devrait jamais accepter de bosser pour des clous. Jamais.
Parce que, déjà, ça ne permet pas de vivre.
Et aussi parce que cela te coince pour longtemps dans la case des larves sans amour propre que l'on peut molester à loisir pour trois baffes, une poignée de cacahouètes et un grand coup de pied
dans les couilles.
J'ai quitté la fac à l'automne 1996, avec un DEA en Sciences Sociales que j'avais arraché de haute lutte à une trajectoire de gosse d'employés. J'aurais dû me précipiter pour valoriser mon bout de papier, toute gonflée d'orgueil, mais voilà, en fac, on n'apprend pas la vie et quand on vient d'un milieu modeste, on a un regard extrêmement naïf sur la réalité du marigot qui nous tient lieu de société.