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Retrait du plan Sarkozy contre les hôpitaux ! Le gouvernement des capitalistes mène la guerre contre l'hôpital public, les malades et les personnels
Le gouvernement Sarkozy-Fillon-Bachelot, comme ses prédécesseurs, a découvert que la Sécu et les hôpitaux publics avaient des « trous », des « déficits »... que l'Etat crée lui-même et dont il tire argument pour diminuer les soins des plus pauvres et s'en prendre aux travailleurs des hôpitaux. La Sécurité sociale résulte d'une mise en commun d'une partie du salaire de l'ensemble des travailleurs, pour assurer l'accès de tous aux soins, salaire différé que les patrons appellent « charges sociales » pour cacher qu'il s'agit d'argent dû aux travailleurs. Si la Sécu manque de fonds, c'est parce que les salaires sont trop bas, le chômage trop élevé, les exonérations de cotisations patronales trop nombreuses et les médicaments trop coûteux. L'étranglement progressif des remboursements de soins et des retraites est autant de gagné pour les compagnies d'assurances et les banques privées. Les hôpitaux publics n'ont pas à être rentables. Ils traitent les réanimations les plus longues, les pathologies les plus lourdes, ils assurent les radios, les analyses et les autres examens sur place ; ils assurent la formation des médecins, les urgences. Si l'hôpital public n'a pas assez d'argent, c'est que les gouvernements au service des riches et des patrons garantissent les profits des cliniques privées et n'assurent pas au service de santé publique les moyens de ses missions, au détriment des travailleurs des hôpitaux et des patients. Déjà, le forfait hospitalier a été relevé, les patients paient un euro par consultation de son médecin, de nombreux médicaments ne sont plus remboursés, Sarkozy et l'UMP ont instauré des nouvelles franchises annuelles non remboursables sur les soins. En plus, le gouvernement a décidé une « réforme », c'est-à-dire un plan réactionnaire, directement contre les hôpitaux publics.
Un projet de fermetures de services et d'hôpitaux, d'atteintes aux statuts, de privatisation