Dans son édito du 25 juin 2008, Philippe Val utilise une longue métaphore pour expliquer que Denis Robert est un
journaliste qui prend ses fantasmes pour des réalités. Un édito que j'ai lu avec d'autant plus d'intérêt que je connais Denis et Philippe Val pour avoir travaillé dans les mêmes journaux qu'eux à
plus d'une dizaine d'années d'intervalles : Santiag, un magazine d'info animé par une bande de copains de Metz qui amena très vite Denis à travailler pour Libé, et la Grosse Bertha, ancêtre
historique de la version actuelle de Charlie Hebdo, même si Val ne revendique guère ce passé, ce qu'on excusera facilement, la GB ayant été un brouillon très approximatif tiraillé entre les envies
antagonistes de ses membres fondateurs.
Aujourd'hui, donc Val est la voix de Charlie. Et il dénonce Denis qui aurait bâclé son travail et accusé sans preuves. Qui ? La chambre de compensation Clearstream dont deux livres et un documentaire de Denis Robert parlent longuement. Grâce au contact d'anciens employés de cette banque des banques luxembourgeoise,
Denis a en effet eu accès à des listings de comptes troublants et enregistré des témoignages de méthodes utilisées par la banque, qui en opacifiait sa nature, la rendant ainsi vulnérable aux
méchants internationaux de tous poils, des vulgaires escrocs en cols blancs aux terroristes, en passant par les multinationales qui vénèrent le dieu du secret bancaire. SUITE...