Blog de liens divers . Quelques commentaires de temps en temps .
Nicolas Sarkozy réussit son pari... avec une petite voix de majorité. Les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles ont approuvé lundi la réforme de la Constitution par 539 voix contre 357, la majorité requise étant de 538 voix.
Le chef de l'Etat s'est aussitôt félicité, depuis Dublin, de ce vote, saluant une "victoire" de "la démocratie française". "Une fois de plus le camp du mouvement, du changement, de la modernité l'a emporté sur le camp de l'immobilisme, de la rigidité et du sectarisme". Il a "remercié la majorité parlementaire qui a fait preuve d'une cohésion remarquable".
Sur les 896 suffrages exprimés, 539 ont voté pour, quand 357 votaient contre, dépassant d'une petite voix la majorité de trois cinquièmes requise. Le scrutin s'annonçait tellement serré que le bureau du Congrès avait décidé un décompte manuel des bulletins, en plus du vote électronique, afin d'éviter toute contestation.
Après un week-end passé au téléphone pour convaincre les récalcitrants, les responsables de la majorité ont fait quasiment le plein dans leur camp : sur les 317 députés UMP, seuls six ont voté contre : Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et Jacques Myard. Un sénateur UMP, André Lardeux, a également voté contre.
Nombre de détracteurs du texte avaient finalement décidé dans les dernières heures de voter "oui". Le député UMP Gilles Bourdouleix justifiait lundi son changement de position par la nécessité de ne pas affaiblir le président Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, quand le député UMP Hervé Mariton préférait ne pas "provoquer une crise dans la majorité là-dessus".
Une majorité des Radicaux de gauche a également soutenu le texte, tout comme les députés Nouveau centre.
Parmi les non inscrits, le fondateur du MoDem François Bayrou et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont en revanche voté contre.