En déplacement dans le Jura pour présenter sa réforme du système de soins, le chef de l'Etat a réitéré son objectif d'un retour à l'équilibre de
l'assurance-maladie en 2011. Et nous a régurgité les mêmes poncifs mensongers et culpabilisateurs.
Après les chômeurs fraudeurs, les malades qui abusent : Nicolas Sarkozy ressort les bons vieux spectres qui ont contribué à le faire élire. Alors que sa politique, comme celles qui l'ont précédée,
contribue au démantèlement de la protection sociale et de notre système de santé - cette immense manne financière de 200 milliards d'€ par an qu'il aimerait voir un jour tomber aux mains du marché
-, il continue à faire semblant de vouloir y remédier tout en stigmatisant ses acteurs.
Des «pénalités plancher» contre les fraudeurs. «J'invite l'assurance maladie à intensifier la lutte contre les gaspillages, les abus et les fraudes», a-t-il déclaré. Selon lui, l'assurance
maladie «doit s'appuyer sur de nouveaux instruments pour s'attaquer aux fraudes. Un mécanisme de pénalités plancher sera institué à compter de l'an prochain, sur le modèle de celui en vigueur pour
lutter contre le travail illégal».
Des indicateurs de mortalité pour les hôpitaux. Alors qu'il assèche leurs budgets et réduit leurs effectifs au nom de la dette publique.