L'ouragan financier navre les barons de l'information : ils avaient placé leurs euros en Bourse. Et ceux qui, dix ans plus tôt, célébraient « la dure et
juste loi des marchés financiers » (Le Monde, 17.9.98) pestent à présent contre le capitalisme « immoral ».
«Depuis plus d'une décennie, les talibans du divin marché financier ont rejeté tous les avertissements, méprisé tous les
contradicteurs et récusé toute tentative de régulation. Résultat : le divin marché a accouché d'un monstre comparable à la créature de Frankenstein, que personne ne parvient plus à maîtriser.
» À la lecture de ces lignes signées Laurent Joffrin (Libération, 24.9.08), on se demande si leur auteur ne souffre pas du syndrome de Gilles de La Tourette, ce mal étrange qui pousse
ses victimes à couvrir d'insanités leur entourage. En assimilant la finance à un procréateur de monstres, Joffrin injurie son papa spirituel, le banquier Édouard de Rothschild, qui l'a embauché
avec amour en 2006, mais aussi Libération, dont il se vantait naguère d'avoir fait l'un des « instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche (1) ». Hier encore, il réservait ses « avertissements » non pas
au marché, mais à la « raideur anti-marché » des syndicats d'enseignants, accusés de vivre « dans la phobie du capitalisme et dans la détestation des valeurs de l'entreprise privée
(2) ». suite..
.http://www.leplanb.org/medias/krach-du-liberalisme-les-vestes-se-retournent-2.html