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Intervention d'Yves Cochet en séance le 9 octobre 2008.
Extrait du compte-rendu officiel.
M. le président. J'ai reçu de M. Jean-Claude Sandrier et des membres du groupe de la Gauche démocrate et républicaine une motion de renvoi en commission déposée en application de l'article 91, alinéa 7, du règlement.
La parole est à M. Yves Cochet, pour une durée qui ne peut excéder 30 minutes.
M. Alain Gest. Après tout ce que vient de dire Mme la secrétaire d'État, ce n'est pas utile !
M. Yves Cochet. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, j'entends parler ici de « révolution ». Mme la secrétaire d'État a même évoqué une « révolution conceptuelle ».
M. André Chassaigne. C'est l'écologie cérébrale ! (Sourires.)
M. Yves Cochet. Cela doit tous nous intéresser, et c'est sous cet angle que je vais défendre notre motion de renvoi en commission.
Tout le monde a salué ce que l'on a appelé, l'an dernier, « la démarche du Grenelle », qui réunissait cinq groupes d'acteurs de la société civile, en disant que c'était formidable parce que non seulement ils s'étaient rencontrés, mais qu'en plus ils avaient réussi à se parler, à négocier et à aboutir à des conclusions appelées maintenant des « engagements », censés être traduits plus ou moins fidèlement dans le projet de loi. Mais je pense qu'il a manqué un acteur. Un acteur qui, bien sûr, n'a pas la parole : c'est la nature elle-même, c'est-à-dire l'environnement, la biosphère.