Blog de liens divers . Quelques commentaires de temps en temps .
Par Le Yéti
Semaine quarante-cinq de l'année 2008 après JC. Nouveau "séminaire", pour mes collègues et moi, "nomades" de province, dans la grande tour de verre qui abrite le siège parisien de notre grand employeur CAC 40. Même atmosphère feutrée à l'extrême, même bruissement climatisé (cf. Hors du cadre). Les réunions alanguies se suivent et se ressemblent. Même alignement soporifique de chiffres, d'objectifs conquérants, de promesses de parts de marché à enlever de haute main. Comme si de rien n'était. Comme si rien ne devait transpirer de l'effondrement hors-mur de tout le système économique. À peine quelques vagues frémissements apeurés, vite comprimés, pendant les pauses ou les repas.
Ce qu'il y a de pesant dans la dramatique situation actuelle, c'est la difficulté pour ceux qui surnagent encore d'en reconnaître, d'en admettre la réalité. Et de fait, à employer les mots, les qualificatifs, qui désignent précisément cette réalité. Je mesure aujourd'hui combien profondément ancrée dans les esprits est l'idée que rien ne saurait porter atteinte à la pérennité de notre semblant de confort, du train-train que l'on veut croire éternellement quotidien.
http://www.yetiblog.org/index.php?post/LES-MOTS-POUR-LE-DIRE&pub=1