Extraits :
"Il confirme que c'est au cœur de l'enseignement que se recrutent les militants les plus aguerris de la gauche extrême. Au cœur de cet enseignement secondaire où se trouvent quelque cinq cent
mille professeurs, trois millions d'élèves et ce million de lycéens si faciles à jeter dans la rue.
Il ne s'agit que de mouvements ultraminoritaires, la plupart des enseignants se défendent d'entrer dans leur jeu et font même de la résistance active contre cette dérive. Mais que peut faire un
chef d'établissement, aidé par quatre surveillants, lorsqu'un groupe cagoulé surgit dans les classes pour y briser les ordinateurs à coups de battes de base-ball ? Il appelle au secours. Mais
autour de lui, la société elle-même est gangrenée. Les ligues minoritaires ont pris le contrôle de certains syndicats, ainsi que de ces associations de parents d'élèves auxquelles on tend les
micros - de sorte que du haut en bas de la hiérarchie, le langage obéit aux mêmes slogans, répandant, par le truchement de la classe et d'Internet, les rumeurs les plus mensongères sur l'avenir de
l'école, celui du lycée et même de la maternelle... "
"affoler les vrais parents"
"Il y a eu une première révolution, les jours de grève ne sont plus payés ; une seconde, l'instauration d'un service minimum à l'école qui, malgré tant d'obstacles, fait apparaître que le
déclenchement d'une grève entraîne une contrepartie, un début de sanction. Il en faudra d'autres pour que certains professeurs comprennent que leur métier ne consiste pas à faire défiler leurs
élèves dans la rue."