Nicolas Sarkozy vient d'entamer une nouvelle bataille dans sa lutte pour la refondation du capitalisme. On se souvient du combat
acharné qu'il avait mené contre les banques françaises responsables du désastre financier. L'État leur fournissait les milliards nécessaires pour sauver leurs profits, mais les contreparties
étaient redoutables : les dirigeants fautifs devaient renoncer à leurs bonus. Après bien des péripéties, le zorro de l'Élysée avait fini par leur faire rendre gorge. On croyait que le président se
satisferait de cette victoire symbolique. C'était mal connaître le vengeur de Neuilly.