Une photo de Reuters montre un Chavez solitaire émergeant, narquois, de son château-fort. Le titre : "Chavez se verrait bien en président à vie". Les
intertitres : "caudillo" et "insécurité". Les témoins parlent de "caudillisme". La révolution bolivarienne est un "castrisme new-look". Voilà ce que Libération offre à ses lecteurs, le 14 février
2009, en guise d´information préalable sur le nouveau scrutin que vient de remporter avec une confortable majorité populaire au bout de dix ans de révolution (1). En 2006 ce journal inventait
déjà de toutes pièces l´antisémitisme de Chavez au moyen d´un truquage de texte décrypté en détail par l´association Acrimed (2). Cette fois un certain Gérard Thomas met en doute la victoire
populaire au référendum de ce dimanche 15 février au motif qu´une "puissante" "union bolivarienne des étudiants" aurait décidé d´appuyer le "non" de droite. Le problème pour G. Thomas c´est que nul
n´a jamais vu l´organisation dont il parle. Les médias d´opposition vénézuéliens où il puise ses informations (l´opposition détient la majorité des titres de presse, web et 80 % du spectre radio et
Tv) sont passé maîtres dans la manipulation mondiale et dans la récupération du label "bolivarien" pour fabriquer des clones virtuels destinés à semer la confusion parmi les électeurs. SUITE...