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Ceci se passe en France, et non en un quelconque pays où l'on pratique, nous dit-on, la censure et la désinformation. C'est bien en effet d'un petit cas de censure qu'il s'agit. Un cas parmi d'autres bien sur, car ils sont finalement plus nombreux qu'on ne le croit.
L'histoire est navrante, mais elle vaut d'être contée...
Acte I.
Sollicité par courriel, puis par téléphone, de donner une interview au bulletin du PS, j'ai la faiblesse d'accepter. Il est vrai qu'agir autrement me ferait à raison une réputation de sectaire, et que l'on ne risque rien à entamer un débat. Après tout, c'est bien une règle de la démocratie que de parler à tous sans rien renier de ses propres convictions. Du moins c'était ce que je croyais...
Rendez-vous téléphonique est donc pris pour le vendredi 15 mai à 11H. À l'heure dite ma correspondante appelle, me remercie d'avoir accepté de lui répondre, et commence par me poser une question sur le problème des délocalisations induites par les écarts salariaux qui existent entre les nouveaux entrants de l'Europe et les pays du noyau originel.
Je m'exécute de bonne grâce et, comme mes lecteurs le savent déjà, explique la différence qui existe entre les délocalisations pures, la conception et la production de produits destinés à être « localisés » dans ces pays à bas coûts, l'entrée d'entreprises de services localisées dans ces dits pays sur nos marchés, et enfin les conséquences directes et indirectes sur les travailleurs dans nos économies. L'interview se déroule de manière très courtoise, et j'ai même l'occasion de rappeler à ma correspondante les cas bien connus d'entreprises qui ont remis en cause la législation française du travail sous la menace de délocalisations. J'ai donc l'impression de trouver une oreille attentive, et pour tout dire fort intéressée par mon propos.
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