Quand Xavier Bertrand déclare la fin du gaspillage aux infos ce soir , suiteau discours de son maître au Congrès de Versailles ( et la séparation des
pouvoirs ? ) , je n'avais pas immédiatement compris que ces économies ne les concernaient pas ,eux ,la France d'en haut .Reprenez vos vieux " Canard Enchaîné " pour faire une liste de tout
l'argent dilapidé par cette équipe .Et c'est la "France d'en bas " ,qui doit se serrer la ceinture et continuer à subir cette politique faite par et pour les 2% les plus riches .Et des
bulletins UMP continuent à être déposés dans les urnes .Pourtant 2% de 44 282 823 inscrits , çà fait 885 656 (et non 4 799 908 = résultats du Parlement européen : y a t'il eu ample fraude?
21.06.2009
UMP, où est ta victoire ? (II)
Le 21 juin, en pleine période de crise, une dépêche AFP rapporte que le Congrès de Versailles de lundi coûtera plus de 230.000 euros d'après la
Présidence de la République, et entre 500.000 euros et un million d'euros d'après d'autres sources. Soit, quelques centaines de fois le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) qui
ne devrait progresser que de 1.25%. Tout semble indiquer que Nicolas Sarkozy s'apprête à y annoncer la suite de ses prétendues « réformes », se parant d'une «
victoire » supposée aux dernières élections au Parlement Européen où en réalité les listes de la « majorité » n'ont obtenu qu'un nombre de voix
équivalent à moins de 11% des électeurs inscrits. Une rude défaite, pour peu qu'on examine de près le résultat. C'est pourtant au nom de cette « légitimité », que l'actuelle
équipe dirigeante entend poursuivre sa politique de démantèlement des acquis de la Libération dans un contexte de crise sans précédent causée, précisément, par cette même politique. Les services
publics (CNRS, organismes publics de recherche, Santé, universités, éducation nationale, fonction publique en général...) et les acquis sociaux (salaires, retraites, stabilité d'emploi...) restent
la cible de cette stratégie, dont il s'agit à présent d'accélérer l'application.
Aux critiques sur la crise économique qu'elles ont elles-mêmes déclénchée par deux décennies de destruction de l'économie des pays
jadis appelés « riches », les « élites » de ces pays répondent que la manière de sortir de la crise est de poursuivre la même politique. De manière accélérée d'ailleurs, afin de déboucher sur une
soi-disant « sortie de crise » rapide avec un maximum de casse sociale, comme souhaité par les milieux d'affaires et les coupoles financières.
Il ne semble pas qu'il faille attendre autre chose du discours de Nicolas Sarkozy devant le fort coûteux Congrès de
Versailles.
Des dispositions nouvelles permettant de démanteler plus vite les services publics et de licencier des fonctionnaires seront mises
en place ; la démolition du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l'ensemble de la recherche publique se poursuivra ; les
universités françaises seront privatisées, de même que l'éducation nationale et la Santé...
Précisément, les missions essentielles et l'existence même du CNRS se trouvent menacées simultanément par un projet de contrat
d'objectifs quadriennal et par un projet de décret récent sur son organisation et son fonctionnement. Au point que, pour en délibérer, le Conseil d'Administration du CNRS a été convoqué en
territoire suisse loin des agents du Centre.
De même, début juillet
un projet de loi ouvrant la voie à des licenciements massifs de fonctionnaires sera examiné par l'Assemblée Nationale. Le Sénat l'avait approuvé en avril 2008.
SUITE...
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/21/ump-ou-est-ta-victoire-ii.html