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Suite de l’article expliquant que derrière le mur, il y avait la fascination des Etats Unis et de la société de consommation
Je n’ai, ni de prés ni de loin, jamais été membre ou même proche d’un quelconque parti communiste ni de l’un de ses avatars trotskistes ou maoïstes ; pas plus que je ne supportais les restrictions de libertés régnant en Union soviétique, où j’ai été envoyé spécial permanent ou intermittent pendant une bonne quinzaine d’années : de Gorbatchev à Poutine. Ce qui me met très à l’aise pour expliquer ma gêne, à certains moments ma honte ou ma colère devant la célébration bruyante, indécente et surtout univoque de la chute du mur de Berlin qui saisit la France et une partie de l’Europe. Ce qui me permet donc de rappeler que les médailles n’ont pas deux envers...et que la situation qui régnait en Allemagne de l’Est et dans les pays communistes n’était pas aussi noire que le dépeignent aujourd’hui les socialistes en perditions et les dirigeants de la droite en progressionsjeudi 12 novembre 2009
par S. Portejoie
Le français Pierre Bourdieu (Sur la télévision, Raison d’agir, 1996) et l’américain Noam Chomsky (La fabrication du consentement, Agone, 2008 pour la France) nous ont appris que les médias véhiculent des informations qui ne sont pas choisies au hasard et qu’ils participent d’une démarche qui vise à inculquer aux individus des croyances et des codes comportementaux qui les intégreront dans un système de pensée et que cette intégration nécessite une propagande systématique. Ce que Karl Marx résumait par la formule : « Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante. »
Comme disait un vieux sage africain : « Aussi longtemps que les lions n’auront pas leurs historiens, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur ». Et nous pourrions ajouter, l’histoire des conflits, à la gloire des vainqueurs.
Depuis quelques semaines, allant crescendo ces derniers jours, préparant le vingtième anniversaire de la chute du mur [2] de Berlin (nuit du 9 au 10 novembre 1989), les grands moyens d’information et notamment ARTE (dont la vocation culturelle est trop souvent proche de la propagande, ayant, en la circonstance, battu un record), nous bassinent, avec des articles, des films, des reportages, des débats, sur ce qui aurait constitué une grande victoire de la liberté et exponentiellement la fin du communisme.
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