Blog de liens divers . Quelques commentaires de temps en temps .
J'espère qu'ils ne m'en voudront pas
Lire bien sûr le billet concerné
http://www.superno.com/blog/2011/08/austerite-sans-frontieres/
touchatout
Et le foutage de gueule continue :
Au moment de la réforme démolition des retraites, le gouvernement a fait passer la tranche supérieure de l’IRPP de 40% à… 41% !
Aujourd’hui, on nous annonce que les plus hauts revenus payeront 3% de plus. Autrement dit, le taux marginal passerait à peu près à 44%.
Jusqu’à Giscard d’Estaing et Barre, le taux marginal était de 65%, et ça n’a pas empêché les maîtres de forges de s’engraisser. Idem aux États-Unis avec le taux marginal à 75% à l’arrivée de Reagan (il était monté à 90% avec le New Deal).
Le but de ce cirque médiatique serait de rassurer les « marchés ». Autrement dit, il s’agit de permettre au pays de continuer à s’endetter et non de résorber la dette.
C’est la dette qui est la meilleure affaire pour les banksters et les spéculateurs.
Voir :
La dette nourrit la dette
Retenir que, en euros constants valeur 2010 :
- Les soldes primaires (sans intérêts) des budgets des Administrations publiques sont sensiblement en équilibre moyen sur la période 1980 – 2008.
- Les déficits presque systématiques des budgets des Administrations publiques sont dus aux intérêts qu’il a fallu payer et qui représentent maintenant le second poste budgétaire après
l’enseignement.
- Fin 1979, la dette, déjà injustifiable, était de 243 Md€ (21% du PIB); Fin 2010, la dette s’établit à 1591 Md€, 82% du PIB !
- Entre fin 1979 et fin 2010 la dette a augmenté de 1348 Md€
- Nous avons, sur cette période, payé 1 408 Md€ pour les seuls intérêts: 125 millions par jour en moyenne, 5 millions par heure!
- Ces intérêts (que nous avons dû emprunter) ont, par effet boule de neige, grossi la dette.
Si nous n’avions pas eu à payer ces intérêts la dette publique serait plus faible aujourd’hui qu’en 1979!