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Sifflets, boules puantes et cornes de brume au Salon Infirmier |
| le 15-10-09 |
| SALON INFIRMIER |
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Ambiance au Salon Infirmier 2009, entre un discours de Roselyne Bachelot inaudible et un stand de l'Ordre Infirmier
assiégé. Retour sur deux journées agitées. Dès l'ouverture du salon mercredi 13 octobre, le ton était donné. Le discours de Roselyne Bachelot sur l'avancée des projets LMD et la mise en place du nouveau référentiel de formation des étudiants infirmiers a été rendu inaudible par un concert de sifflets et de cornes de brume, tandis qu'une autre délégation déployait une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Jamais entendues! Quel effet ça fait Madame Bachelot?". Après un bref regard vers sa conseillère, la ministre a choisi de continuer imperturbablement le lecture de son texte avant de s'éclipser.
VOIR AUSSI
14/10/2009
Ordre, loi «Bachelot»…
la contestation s’invite au Salon
A l’appel de l’intersyndicale anti-ordre, plus d’une centaine de militants a manifesté dans les allées du Salon infirmier, à Paris, et pris d’assaut le
stand de l’instance ordinale. A lire également, le discours de Roselyne Bachelot, tenu la veille sous une bronca. Et regardez ce que le gouvernement propose aux soignants pour les inciter à vacciner , alors qu 'aucune étude sérieuse prouve l'intérêt de ce geste .
Fanny Peralta, infirmière et volontaire
pour vacciner au centre d'Arras
mercredi 14.10.2009, 05:01 - La Voix du Nord Fanny Peralta, infirmière libérale, s'est portée volontaire pour vacciner au centre d'Arras.
| GRIPPE A |
Pierre Bousquet de Florian, préfet du Pas-de-Calais a présenté, hier, son plan départemental de vaccination. Dès le 3 novembre, trente-sept centres seront ouverts, prêts à vacciner, en deux injections, plus d'un million de personnes. À Arras, la salle de sport de l'école Pierre et Marie-Curie, rue Édouard-Branly, accueillera les candidats au vaccin d'un bassin de population de plus de 50 000 habitants. Vous y croiserez peut-être Fanny Peralta, en blouse blanche, prête à vous piquer. À 27 ans, cette infirmière libérale est une des rares à avoir répondu présente à l'appel du préfet.
PAR SARAH BARDIS arras@lavoixdunord.fr Ils ne sont pas légions, les infirmiers et médecins, à s'être portés volontaires pour donner un coup de main dans les centres de vaccination... À peine cent cinquante pour tout le département. Toujours souriante, Fanny Peralta, infirmière libérale, a répondu présente. « Ma motivation ? C'est de faire de la prévention. Je n'ai pas envie de me retrouver à devoir soigner les patients atteints de la grippe A. Je préfère leur donner une chance de se faire vacciner pour ne pas l'attraper. Et pour cela, il faut des bras et du temps », explique cette jeune Arrageoise de 27 ans. Alors, quand elle a vu un reportage télévisé expliquant que l'État avait besoin de professionnels de santé pour faire tourner les centres, elle a appelé la DDASS. Avant même de recevoir le courrier l'invitant à se faire connaître, Fanny s'est portée volontaire deux jours par semaine. « On a choisi nos jours. Mais, là, comme il semble y avoir peu de volontaires dans le département, je crois que je vais devoir en prendre plus. » Si Fanny a pu dégager du temps, c'est parce qu'elle a un rythme de travail un peu particulier. « Je travaille une semaine sur deux : les semaines où je travaille, je carbure, je ne rentre quasiment pas chez moi. Les autres semaines, je me repose. » C'est donc sur ces jours de repos qu'elle prend pour vacciner. Motivée... Fanny est de ces passionnées qui aiment ne jamais s'arrêter. « Et pourtant, sourit-elle, ce n'est sûrement pas pour gagner de l'argent que je suis volontaire. » Le gouvernement prévoit de rémunérer les interventions dans les centres : les médecins libéraux en activité seront payés 66 E bruts de l'heure, les médecins retraités, 33 E. Les infirmières libérales en activité, comme Fanny, toucheront 28,35 E de l'heure. Les retraités, 14,17 E. « C'est juste une incitation. Je gagne mieux en travaillant pour moi-même, reconnaît-elle. Et pourquoi de telles différences de traitements ? » Fanny parle franc : même volontaire, elle n'est très convaincue par ce plan de vaccination. « À vrai dire, il y a quand même des choses qui ne sont pas très logiques. » Et elle de citer, en vrac, le fait de réunir des centaines de personnes dans une même salle en pleine pandémie, alors qu'elle « pourrait les vacciner à domicile ou au cabinet ». Ou de compter sur le déplacement d'une population fragile. « Mes patients m'ont déjà prévenue : ils disent qu'ils n'iront pas dans les centres. Les personnes âgées, de toute façon, ne peuvent pas se déplacer. » Sa plus grande crainte ? Se « retrouver à n'avoir rien à faire. » La préfecture a sorti les grands moyens. et cherche à déployer les effectifs et moyens nécessaires à la vaccination de 350 personnes par tranche de quatre heures ! « Je n'ai pas l'impression que les gens souhaitent se faire vacciner, et on ne peut pas les y obliger. J'ai bien peur de passer quatre heures à attendre que les gens viennent ! » Son espoir ? Que la préfecture écoute les soignants. « Je pense que le dispositif pourra évoluer. Que l'on puisse faire les vaccins à nos patients habituels, comme pour la grippe saisonnière. » Éternelle optimiste, elle n'est pas du genre à baisser les bras : « Même si je ne suis pas d'accord avec tout, il faut bien que certains se chargent de protéger la population. Tous les professionnels devraient donner au moins une date. Il y a bien un jour, où ils peuvent dégager quatre heures... Dans le Nord, ça a mieux marché. » •
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