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Réveil brutal ce matin lorsqu’un journaliste de France Inter fit parvenir à mes oreilles ensommeillées l’information selon laquelle derrière la faillite de la Grèce il y aurait encore l’ombre de la banque américaine Goldman Sachs !
Fichtre, diantre, le cauchemar continue ! C’est même gravissime, mais tout le monde s’en tape, ce soir c’est foot et Jeux Olympiques à la télé !
Voulant en savoir plus, j’ai farfouillé sur internet, et j’ai retrouvé la source de l’info. C’est un article du New York Times, publié le 13 février dernier, et dont l’original se trouve ici . Vu le caractère hautement pédagogique de cet article, je l’ai traduit dans un sabir plus compréhensible par chez nous. Voilà :
“La tactique de Wall Street, similaire à celle qui a engendré les subprimes aux Etats-Unis, a aggravé la crise financière qui secoue la Grèce, et affaibli l’Euro en permettant aux gouvernements européens de dissimuler l’accroissement de leurs dettes.
Alors que l’inquiétude au sujet de la Grèce ébranle les marchés, des faits et des témoignages montrent qu’avec l’aide de Wall-Street, le pays se bat depuis une décennie pour contourner les limites d’endettement fixées par l’Europe. Un montage créé par Goldman Sachs a permis de dissimuler des milliards de dettes aux yeux des controleurs financiers de Bruxelles.
Alors même que la crise était prête à éclater, les banques cherchaient encore des moyens d’aider la Grèce à désamorcer le moment fatidique. Début novembre, 3 mois avant que la Grèce ne devienne l’épicentre de l’anxiété financière globale, une équipe de Goldman Sachs a débarqué dans la cité antique avec une proposition très moderne pour un gouvernement qui se bat pour payer ses factures, selon deux personnes qui connaissaient cette réunion.
http://www.superno.com/blog/2010/02/nom-de-zeus-goldman-sachs-strikes-back/