Et une fois de plus les adeptes du marché libre et non faussé, de la main invisible et de l’autorégulation ont provoqué une crise financière, les médias s’inquiètent, la BCE intervient, les banques ramassent et les ouvriers trinquent : le capitalisme c’est la crise
Depuis plusieurs jours les places financières (pour la spéculation pur et dur et non l’investissement productif garant de l’emploi) sont en crise, crise grave selon certain quotidien de la presse économique : perte de confiance, chute des indices boursiers, tensions sensible sur les marchés. Charabia de spécialiste pour dire que le capitalisme, modèle tant vanté par la droite et les sociaux-démocrates, est en crise. Crise qui commence aux Etats-Unis avec des problèmes liés aux indices du crédit immobilier et qui se propage à l’europe et au monde, crise dite « subprime ».
Le capitalisme porte la crise comme la nuée porte l’orage, le principe même du capitalisme c’est de s’autodétruire, ainsi depuis son apparition au XVIII° siècle il a été marqué par de nombreuses crises (cf cycle de Kondratieff). Hors ici il ne s’agit pas d’une crise de production mais d’une crise financière, pas de crise de surproduction (c’est-à-dire une perturbation profonde de l’équilibre dans la production. Ce qui impliquait la disparition des capitalistes les plus vulnérables, ce qui permettrait la restauration momentanée d’un équilibre, pont de départ d’un nouveau cycle marqué par une crise et ainsi de suite en une suite : cf baisse tendancielle du taux de profit).
La Crise financière est définie par la déréglementation du marché qui laisse libre court aux spéculateurs les plus vicieux,