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Pendant que le président Sarkozy visitait commercialement et fructueusement l'Empire du milieu, ça tournait brusquement mal, hier et avant-hier, comme on le sait, dans l'Empire du bord qui est le sien : Les ventes d'airbus avaient monté, soudainement c'étaient les abribus qui se crashaient. Nous ne reviendrons naturellement pas dans l'immédiat sur le drame de Villiers-le-Bel, dans ce qu'il a de poignant et de tragique : son analyse circonstanciée complète reste à boucler correctement.
Néanmoins une question générale peut, elle, légitimement, politiquement, moralement, décemment se poser vu le contexte incongru et très Braudelique dans lequel le pays se trouve plongé depuis quelques longues semaines : Quid de la méthode Sarkozy que l'on nous avait tellement vantée ? Il serait ridicule de la sous-estimer dans ce qu'elle a d'habile en termes médiatiques notamment. Sa carence, c'est notre thèse, vient de son arrière-fond arrière-folie cellules-souche UMP. Ces gens pourraient être très malins, et quelquefois ils le sont, mais la grande chance que l'on a toujours, du moins pour la vue en politique, c'est que les passions, l'idéologie, finit toujours par se lacher.
On vous donne bien entendu, mille raisons techniques, rationnelles, glorieuses, honnêtes pour les choses qui se font ou qui prétendent se faire : le masque finit communément par tomber pour nous laisser à nu l'idéologie et la haine.
Nos ancêtres grecs inventèrent la démocratie politique afin de mettre du calme entre citoyens de standing différent
Nos ancêtres français inventèrent par la suite la démocratie sociale pour que tout le monde ait son frichti et la gazinière qui va avec pour le faire cuire, laquelle peut d'ailleurs être un microondes. Ils ajoutèrent la sécu, les congés payés, la retraite de fin de vie, les études supérieures pour les petits, etc. Au stade finalement atteint, il n'y avait plus qu'à attendre compléments et perfectionnements, le progrès n'allait plus s'arrêter.
Tout était donc pour le mieux, lorsque splatch ! adieu veaux, vaches, cochons, adieu mur de Merlin, les universitaires et la droite inventèrent à leur tour la bonne gouvernance
La preuve que cette chose était très sérieuse c'est que les universitaires restants et la gauche l'inventèrent aussi en même temps. La bonne gouvernance en son essence théorique s'attaque aux bouts de gras de trop, elle les enlève là et les remet où il se doit. Tu ne peux pas imaginer quelque chose de plus équitable a priori et de plus rationnel que la bonne gouvernance.