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par Le Yéti, samedi 1 décembre 2007
Retour sur les émeutes qui ont ensanglanté la cité de Villiers-le-Bel fin novembre. Une nouvelle fois, de quelque bord qu'on se trouve, qu'on explique la colère des jeunes de banlieues (en se pinçant le nez), ou qu'on cherche à se réfugier sans réfléchir derrière les véhicules meurtris de la police et de l'ordre, un seul mot pour qualifier l'explosion de violence : "inacceptable !"
Les violences des banlieues sont juste aveugles, suicidaires, vaines. Une énergie non canalisée qui éclate en pure perte, faute de buts et de perspectives pour la dépenser. Les buts et les perspectives ont été depuis longtemps cadenassés.
À défaut de pouvoir les justifier (pour les raisons données dans le paragraphe précédent et uniquement pour celles-ci), on peut parfaitement comprendre ces violences du désespoir qui éclatent sporadiquement. Les tenir à l'écart en les qualifiant prudemment d'inexcusables, revient à repousser le problème en l'envenimant.
Gardons-nous de condamner la violence du désespoir, pas plus que la violence de résistance. Dites-moi un peu ce qui a été obtenu dans ce monde sans manifestations de violence ? Et que fait la Nature avec ses ouragans et ses catastrophes à répétition, sinon se défendre violemment contre les agressions que lui font subir des sociétés humaines prises de folie.