Je ne sais pas si tu as noté comme le régime, ces jours-ci, en remet grave, dans ses mises en garde aux "délinquants" et autres "assassins" (1) des
banlieues.
"Que des individus puissent tirer sur les forces de l'ordre, (...) je ne peux pas l'accepter (...): nous les retrouverons un par un", a promis le chef de l'Etat.
Or, n'est-ce pas: "Nous les retouverons" aurait suffi.
Nul besoin, a priori, pour faire passer le message, de rajouter ce: "Un par un".
Et quand Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, déclare (2): "Ceux qui ont tiré (3) seront impitoyablement poursuivis et arrêtés: il faut qu'ils sachent que même lorsque le
calme sera revenu, on continuera à les chercher"?
Même remarque: "Ceux qui ont tiré seront impitoyablement poursuivis et arrêtés" suffisait à nous édifier.
Nul besoin, a priori, d'en rajouter - nous ne sommes tout de même pas si débiles, n'est-ce pas, que nous ne comprenions pas ce que signifie le mot: "Impitoyablement".
Or.
Cette espèce de surenchère dans le verbe gouvernemental a de récents précédents: elle rappelle, inévitablement, celles de Bush et Poutine, dans leurs "guerres aux terroristes".