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Par Agnès Maillard le samedi 15 mars 2008, 21:36 -
Mona Chollet a retroussé ses petites manches et s'est attaquée, brillamment, comme d'hab', au décorticage de l'imaginaire sarkozyste, celui-là même qui a convaincu des millions de prolos qu'il fallait voter pour ceux qui leur maintiennent la gueule dans la fosse à purin.
Mona a eu l'extrême gentillesse de bien vouloir pointer un flingue sur la tempe de son éditeur préféré afin que celui-ci consente à m'envoyer un exemplaire de son
dernier opus. Qu'elle en soit remerciée. D'abord parce que mes finances ne me permettent plus depuis longtemps de m'adonner à mon vice préféré, à savoir sniffer langoureusement l'odeur enivrante
du bouquin fraîchement sorti de presse. Et ensuite parce que des bouquins du calibre du sien ne sont pas de tristes pensums qui se contentent d'assener une vérité prête à penser, mais ouvrent des
univers insoupçonnés de réflexions et cogitations nouvelles.
Qu'elle en soit encore remerciée.
Le bouquin de Mona n'apporte pas de révélations fracassantes sur un système propagandaire dont nous sommes nombreux à dénoncer les rouages. Elle y apporte un point de vue, une base de réflexion, tisse des associations d'idées pertinentes qui ne nous avaient pas forcément crevé les yeux jusqu'à présent. Elle y pratique la psychologie sociale à l'usage du plus grand nombre et y analyse de son angle journalistique la fabrique des représentations sociales qui corsètent la pensée capitaliste libérale depuis plus de 25 ans en se focalisant sur le dernier chef-d'œuvre de la machine à rétrécir les rêves : le modèle sarkozyste.