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Jusqu’à la semaine dernière, le Président de la République que le monde entier nous envie n’avait pas en public prononcé l’acronyme H1N1.
Contraint de prendre les rênes par la gestion calamiteuse de sa ministre fuschia des sports et de la santé, il a comme à son habitude fait preuve de ce mélange d’autoritarisme et d’incompétence qui signe la patte sarkozyste :
Ouverture des vaccinodromes le dimanche par réquisitions en chaîne de personnels administratif et hospitalier , déclarations martiales dans les média aux ordres, et limogeage à peine déguisé du directeur de la DDASS de Paris, histoire que les homologues de ce dernier fassent bien dans leur froc… ( Rappelez-vous qu’au début 2009, le directeur de la police de la Manche avait été « muté », ce qui, selon des sources proches de la préfecture, pouvait être considéré comme la conséquence du mécontentement du président de la République ayant entendu des manifestants le siffler à Saint-Lô le 12 janvier.)
C’est que l’heure est grave. Nonobstant le martèlement pujadassique comme quoi « LA FIN EST PROCHE », le profil de l’épidémie en France ressemble terriblement à celui que l’on peut
observer dans les autres pays, bien loin de la courbe des décès observés lors d’une épidémie de grippe saisonnière ( même si, répétons-le, le fait que le virus frappe des sujets plus jeunes
marque douloureusement les consciences et les cœurs).